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Réforme des ports : Dominique Bussereau reçoit professionnels et syndicats

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Réforme des ports : Dominique Bussereau reçoit professionnels et syndicats

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Au lendemain de l'annonce, par François Fillon, du lancement de la réforme des ports autonomes maritimes français, le secrétaire d'Etat chargé des Transports a tenu hier les premières réunions consacrées au sujet. Après avoir reçu les syndicats dans la matinée, Dominique Bussereau s'est entretenu avec les représentants de l'Union Nationale des Industries de la Manutention puis, dans l'après-midi, avec différents professionnels (Association des Utilisateurs de Transport de Fret, Transport Logistique de France, Agents Maritimes et Consignataires de France).
Les syndicats restent, dans leur ensemble, vigilants, la CGT ayant clairement affirmé son opposition au projet, qualifié de « passage en force ». Interrogé sur le contenu de la réforme à l'Assemblée nationale, le secrétaire d'Etat a expliqué que l'objectif est de « refaire de la France une grande nation maritime et permettre de créer des dizaines de milliers d'emplois ». Selon lui, « Notre pays, qui a deux grandes façades maritimes, a perdu au fil des ans des parts de marché à cause d'un mauvais fonctionnement (des ports) ».

Un mois et demi maximum pour se concerter

Réaffirmant qu'il fallait « faire en sorte que toute la manutention soit dans les mains des opérateurs économiques », Dominique Bussereau a expliqué qu'une place plus importante devait être faite aux collectivités locales dans la gouvernance des ports. Evitant de revenir sur le montant des investissements promis par le premier ministre, il a également expliqué que des efforts seraient consentis pour améliorer la desserte des hinterlands, notamment en matière de liaisons fluviales.
Dominique Busserau a estimé qu'après la phase de concertation, qui devrait durer entre un mois et six semaines, un projet de loi devrait être présenté en avril ou mai au parlement. « Il y a des choses intangibles sur le fond, mais la concertation sera complète sur toutes les modalités, elle pourra durer jusqu'à mi-février ou début mars ». Dans chaque port, les directeurs vont coordonner la concertation, en lien avec les préfets et les collectivités locales. Après le vote de la loi, « ils auront six mois pour établir un calendrier de mise en oeuvre ».
Les ports de Marseille, Le Havre, Dunkerque, Nantes Saint-Nazaire, Rouen, Bordeaux et La Rochelle sont concernés.

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