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Réforme des ports : La CGT demande à être reçue par Dominique Bussereau

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Réforme des ports : La CGT demande à être reçue par Dominique Bussereau

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La Fédération Nationale Ports et Docks CGT a écrit à Dominique Bussereau. Critiquant le bilan de la réforme des anciens ports autonomes, lancée en 2008, elle réclame une réunion avec le secrétaire d'Etat aux Transports. Une date butoir est fixée au 30 octobre pour obtenir une rencontre, faute de quoi les responsables syndicaux menacent de lancer une action de grande ampleur dans les ports. La CGT souhaite obtenir du gouvernement des réponses à différentes questions et inquiétudes. « Aujourd'hui, les salariés portuaires ont besoin d'entendre ce gouvernement qui ne s'exprime plus sur le plan de relance des ports. Ils veulent des réponses et demandent que les engagements de développement portuaire et de créations d'emplois soient tenus », explique le syndicat.

Un an après la signature d'un accord cadre national et la publication des décrets instituant les Grands Ports Maritimes, la CGT fait part, dans le courrier adressé à Dominique Bussereau, de plusieurs critiques. D'abord sur la nouvelle gouvernance des GPM, destinée à donner plus d'autonomie aux organes décisionnaires. Le syndicat estime que cette gouvernance a été « bafouée », prenant pour exemples des décisions prises par les structures dirigeantes de Nantes Saint-Nazaire (accords sur la manutention) et Bordeaux (terminal méthanier du Verdon) et remises en cause par le gouvernement.

Ayant refusé dès l'annonce de la réforme le transfert des outillages et des personnels des établissements publics vers les opérateurs privés, la Fédération met en avant une certaine fragilité du système face au contexte économique. « Ceux-ci (les opérateurs, ndlr) sont en difficulté, tout comme les grands armateurs, voire en faillite pour certains et sont incapables d'assumer les charges imposées par ces transferts et détachements. Ils vont même jusqu'à demander le paiement de l'inemploi par les GMP », affirme-t-elle.
Dans son courrier, la CGT s'interroge aussi sur le développement de l'activité portuaire et les « 30.000 emplois » que la réforme devait créer, objectif forcément compromis par la crise. Demandant des garanties pour que les « intérêts des salariés ne soient pas remis en cause », elle souhaite que le gouvernement fasse preuve de « souplesse dans l'application de la réforme », afin de « pouvoir tenir compte de la situation de chaque place portuaire et de toutes les spécificités de chacune ».

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