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Réforme des ports : La CGT refuse une négociation locale

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Réforme des ports : La CGT refuse une négociation locale

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La CGT a fait savoir, hier, qu'elle refusait de négocier localement le projet de réforme des ports autonomes maritimes. Dans plusieurs ports, comme à Nantes Saint-Nazaire, le syndicat a annoncé avoir décliné l'invitation de la direction, chargée de mener la concertation. Pour la confédération, la négociation doit être nationale. La CGT est opposée au gouvernement sur plusieurs points, à commencer par la privatisation totale de la manutention portuaire. Elle estime, par ailleurs, que la position de l'Etat n'est pas claire en ce qui concerne la modernisation de la gouvernance des établissements publics. Si le syndicat s'est félicité de la volonté d'investir financièrement dans le développement des ports, il réclame des précisions sur ces investissements, notamment leur nature et leur montant. Après une première entrevue hier, Dominique Bussereau, secrétaire d'Etat aux Transports, recevra de nouveau la CGT lundi prochain. « Ou la négociation est possible et souhaitée par le gouvernement, auquel cas des évolutions sont possibles, ou, au contraire, le gouvernement considère que chaque ligne de son scénario est immuable et, dans ce cas, nous allons vers un conflit majeur dans les ports maritimes publics ».
Matignon a fixé le délai de concertation à six semaines maximum afin de présenter au parlement, dès le mois d'avril, ou mai, un projet de loi sur la réforme des ports.

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