Marine Marchande
Relèves : la France veut que le temps d’embarquement soit plus encadré

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Relèves : la France veut que le temps d’embarquement soit plus encadré

Marine Marchande

La France veut que les durées d’embarquement soient mieux encadrées, alors qu’entre 300.000 et 400.000 marins ne peuvent être relevés, bien qu’ayant dépassé la durée de leurs contrats. Intervenante d’un séminaire en ligne pour la Journée mondiale de la mer initié par plusieurs organisations des Nations Unies, la ministre de la Mer, Annick Girardin, a annoncé qu’elle entendait déposer auprès de l’OIT (Organisation internationale du travail) un amendement à la Convention du travail maritime.

« Cet amendement vise à imposer aux Etats du pavillon de déclarer au Bureau international du travail (BIT), les situations de dépassement de la durée maximale d’embarquement », a expliqué la ministre, indiquant avoir le soutien de l’Espagne et du Portugal, tout en espérant rallier d’autres Etats à sa cause. « La mesure prévoit que le respect de la durée maximale d’embarquement est impératif, sauf cas de force majeure. Ces cas de force majeure doivent être, bien sûr, circonscrits : nous proposons qu’on puisse les limiter à l’absence de transport aérien et à la fermeture des frontières ». Cette mesure serait ensuite discutée dans le cadre de la conférence tripartite de l’OIT en avril prochain ».

Par ailleurs, la ministre a proposé que les hubs sécurisés, où peuvent s’organiser les relèves d’équipages, soient identifiés et répertoriés « pour chaque zone géographique » dans le monde. Elle a invité « les Etats membres à déclarer auprès de l’OMI, la liste des infrastructures susceptibles d’accueillir

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