Marine Marchande

Interview

Rencontre avec les auteurs de l'ouvrage "L'Astrolabe, le passeur de l'Antarctique"

Marine Marchande

Le 11 octobre prochain paraitra en librairie aux éditions Le Chêne – EPA un livre illustré dédié à un navire polaire légendaire : L’Astrolabe, le passeur de l’Antarctique. Le fruit d’une minutieuse enquête menée en tandem par Daphné Buiron et Stéphane Dugast, deux spécialistes des pôles. Entretien à bâtons rompus avec les intéressés.

 

(DROITS RESERVES)

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- L’Astrolabe peut en cacher un autre ! Le brise-glace L’Astrolabe a quitté le port de Brest le 12 août dernier pour rejoindre La Réunion puis la Terre Adélie. Alors pourquoi consacrer un livre à son prédécesseur : L’Astrolabe, troisième du nom ?

- Stéphane Dugast : Parce que le passé éclaire le présent et l’avenir ! Avec Daphné, nous avons eu la chance, grâce notamment à la Marine nationale, d’embarquer le 12 août dernier à Brest sur L’Astrolabe, quatrième du nom et successeur du navire éponyme auquel nous avons consacré un beau-livre. Ce brise-glace dernière génération a fière allure. « La France peut s’enorgueillir de posséder un tel brise-glace », comme nous l’a écrit l’explorateur et spécialiste polaire Jean-Louis Etienne, qui signe la préface de notre livre.

Quant à son prédécesseur, c’est un navire polaire dédié à la logistique mais pas que… L’Astrolabe, troisième du nom, raconte ainsi l’histoire française en Antarctique de 1988 à nos jours mais également les sciences polaires qui se sont fortement développées avec notamment l’avènement de l’Année Polaire Internationale 2007-2009. Les scientifiques ont d’ailleurs pu confirmer le réchauffement climatique grâce notamment aux recherches menées dans les pôles sans discontinu depuis l’après-guerre.

Notre livre raconte donc non seulement un bateau pas comme les autres mais il met en lumière une région du globe méconnue et si attirante : l’Antarctique !

 

(©  DAPHNE BUIRON)

 

- Daphné, vous êtes à l’origine de cet hommage à L’Astrolabe. Racontez-nous justement la genèse de ce projet ?

- Daphné Buiron : Ce livre est un hommage à un bateau sur lequel j’ai embarqué. Cela faisait déjà trois ans, depuis que j’étais monté à bord, que je savais que je communiquerai un jour sur ce bateau. L’Astrolabe, c’est un embarquement qui m’a profondément marquée. Alors quand j’appris par hasard durant l’été dernier que l’année 2017 marquerait la fin de son histoire, il m’est apparu évident que c’était le moment ou jamais de monter un projet pour lui rendre hommage. Le commandant d’alors Stanislas Zamora m’a encouragé, ainsi que les premiers acteurs de ces voyages polaires que j’ai prospectés. Leur enthousiasme pour écrire un livre sur L’Astrolabe était unanime. Leur joie à l’idée de rendre hommage au bateau et à leur expérience à bord m’a convaincue de tenter l’aventure. Un projet alors loin d’être gagné d’avance pour l’inconnue du monde littéraire que j’étais !

- Comment vous êtes-vous organisés pour écrire ce livre ?

- SD : Bien ! Fort de l’écriture à quatre mains de la biographie de « Paul-Emile Victor - J’ai toujours vécu demain », [1]j’ai appliqué les mêmes recettes ! J’ai juste changé de partenaire d’écriture en passant de Daphné Victor à Daphné Buiron ! (Rires) Plus sérieusement, Daphné avait dès le départ mené un travail d’enquête important en contactant la communauté polaire – scientifiques ou logisticiens – ainsi que toute la communauté des marins ayant embarqué sur L’Astrolabe de 1988 à 2017. Elle avait créé un site dédié et mobilisé toute la communauté de L’Astrolabe. Il y avait donc une base de travail conséquente mais à organiser. L’histoire de L’Astrolabe était alors parcellaire. Chacun de nos interlocuteurs avait sa vision de L’Astro et son histoire. Il a fallu dès lors prendre de la hauteur.

DB : Oui, nous avons trouvé tout de suite un équilibre de l’écriture à la relecture, aux corrections, à la réécriture ou à la gestion de l’iconographie… Cela s’est fait un rythme soutenu très enrichissant, pour moi surtout qui est pu profiter de toute l’expérience d’écrivain de Stéphane 

- Mais comment passer d’une envie à un projet éditorial grand public en librairie à l’automne prochain ?

- DB : Je savais que le plus difficile serait de trouver un éditeur, sans éditeur pas de livre ! Les deux conditions nécessaires étaient : être aidée par quelqu’un du métier, et avoir du contenu inédit à fournir pour convaincre de l’intérêt d’un projet éditorial.

J’ai donc commencé par créer un blog[2] autour de la dernière année de L’Astrolabe, que j’ai nourri de témoignages des passagers à bord. Sur ce blog, j’ai passé une annonce incitant quiconque d’intéressé pour témoigner de son passage à bord du bateau ou de son histoire à me joindre.

Très rapidement, et à mon plus grand étonnement, j’ai reçu plus de 50 réponses. Parmi ces témoins, des jeunes et des moins jeunes. Soit toutes les générations ayant embarqué sur L’Astro durant ses 30 années de navigation et d’existence ! Très vite le matériel d’archive s’est accumulé et j’ai commencé les interviews des protagonistes. En parallèle j’ai contacté Stéphane grâce à notre amie commune Daphné Victor. Et il a très vite accepté avec enthousiasme de co-écrire le projet avec moi. Ainsi organisé nous avons convaincu les éditions Chêne de nous rejoindre au bout de quelques mois.

 

(©  DAPHNE BUIRON)

 

Revenons à votre travail éditorial, que racontez-vous dans ce livre ?

- SD : Toute la saga de L’Astrolabe ! Soit le destin de cet ancien supply ship construit pour être utilisé dans l’industrie pétrolière et qui va naviguer durant trois décennies dans les glaces entre Hobart en Tasmanie et la base française scientifique polaire Dumont d’Urville en Terre Adélie.

C’est une histoire riche et dense qui n’avait jamais été racontée, d’autant que ce navire va également effectuer en 1991 le passage du nord-est, la « route maritime du nord » alors que la Russie est en plein bouleversement.

Raconter l’histoire de L’Astrolabe, c’est rassembler les pièces d’un véritable puzzle pour tisser enfin le récit de son histoire. Ne dit-on pas d’ailleurs que les bateaux ont une âme ? Celle de L’Astro est bien née et a été façonnée par tous les marins et les passagers qui se sont succédés à son bord. Vous savez, L’Astrolabe n’a pas été qu’un simple taxi-poids-lourd flottant pour la Terre Adélie avec à son bord du matériel et des hivernants ! Ce bateau a vécu mille et une péripéties.  

- DB :  Effectivement, nous avons découvert que L’Astrolabe a aussi été une plateforme forte utile pour d’autres aventures. Il n’a pas fréquenté que la Terre Adélie et sa base DDU mais d’autres sites en Antarctique. Ce navire a eu plusieurs vies !

Et puis, les sciences climatiques se développant, les chercheurs l’ont petit à petit métamorphosé en véritable plate-forme scientifique pour pouvoir mener des campagnes océanographiques qui à compter des années 2000 vont exister presque tous les ans dans les eaux côtières de l’Antarctique.

Autant de « missions d’opportunité » qui se sont déroulées entres les rotations dévolues à la logistique des bases scientifiques françaises en Antarctique. L’Astrolabe a été un véritable tremplin pour les découvertes de cet océan austral alors encore mystérieux et méconnu scientifiquement parlant. On a d’ailleurs ainsi compris son rôle prépondérant dans le système du climat global.

Pour autant, notre livre raconte avant tout une grande histoire humaine. Notre écriture s’est basée sur les récits de ces personnes fascinées par les pôles, des personnes issues de tous horizons et qui se sont retrouvées là, sur le pont de ce navire à destination d’un continent fascinant : l’Antarctique. Toutes ces personnes ont été marquées par leur embarquement sur L’Astrolabe qui a tout d’un voyage initiatique. Tous ont vécu une expérience incroyable, tous en gardent des souvenirs forts et indélébiles. Il y a beaucoup d’émotion et c’est ce qui est touchant. C’est à ces gens que nous rendons hommage en racontant un navire pas comme les autres : L’Astrolabe.

 

(©  DAPHNE BUIRON)

 

Si vous deviez raconter une anecdote, quelle serait-elle ?

- SD : Naviguer entre les quarantièmes rugissants et les cinquantièmes hurlants n’est pas anodin, tout comme l’approche du continent antarctique encombré par les glaces et la banquise.

Si notre livre raconte l’histoire du bateau chronologiquement parlant par chapitres, nous avons intercalé des récits entre ces chapitres dont « Fortunes de mer », des pages spéciales qui racontent des épisodes en mer survenus à l’Astrolabe qui a toujours échappé au pire. Clin d’œil à un ouvrage dédié au porte-hélicoptères R97 La Jeanne d’Arc [3]paru en 2010 chez le même éditeur, L’Astrolabe a lui aussi connu une vague scélérate. Vous savez ces murs d’eau qui s’abattent sur un bateau sans qu’on explique encore l’origine.

- DV : Une des aventures vécues à bord du bateau qui m’a particulièrement touchée, c’est peut-être la découverte en 2012 d’une nouvelle colonie de manchots empereurs au bord du glacier Mertz. Les scientifiques la suspectaient depuis longtemps mais jusqu’ici les glaces empêchaient d’atteindre le site. Cette année-là, les conditions vont changer et permettre à L’Astrolabe d’atteindre les abords du glacier Mertz. La zone sera survolée en hélicoptère et les scientifiques vont alors découvrir deux importantes colonies de ces manchots, ces animaux si fragiles mais si impressionnants. L’émotion de cette aventure est encore palpable aujourd’hui dans les récits des protagonistes. D’ailleurs j’étais sur la base DDU cette année-là et je me rappelle à quel point nous avions été touchés par cette découverte, rendue possible grâce à L’Astrolabe et à ses capitaines d’alors.

Pourquoi avoir choisi de mêler photographies, documents et récits ?

- SD : Parce que l’histoire de L’Astrolabe doit être racontée en textes et en images ! Le Beau-Livre, ou le livre illustré, est cependant un genre ingrat dans la littérature française. Le texte est souvent le parent pauvre des images. Les « grands mandarins » des Lettres ne considèrent d’ailleurs pas les auteurs comme des écrivains à part entière. Les lecteurs lisent finalement peu les textes, ils regardent les images avant de vite ranger ces livres dans les étagères de sa bibliothèque sans pourtant les lire. Et pourtant…. Pour raconter l’histoire de L’Astrolabe, il n’y a pas mieux que mélanger photographies, documents de bord et texte. Notre récit est d’ailleurs très étoffé et se lit comme un roman. Enfin, les lecteurs jugeront sur pièces à la parution du livre.

- DB : L’organisation du livre a été instinctive : l’histoire était riche et méritait d’être racontée à travers un texte précis et inédit. D’un autre côté, l’esthétisme fait partie intégrante de la vie du navire puisqu’il se rendait en Antarctique. Un continent mystérieux et envoutant dont les paysages fascinent n’importe qui ! Ces paysages sont le fondement même du mystère et de l’attirance pour ce continent agissant comme un puissant générateur d’émotions.

Qui plus est, nous avons récolté des documents rares et inédits grâce aux collaborations riches auprès des commandants Gérard Daudon et Stanislas Zamora, du navigateur Pierre Sauvadet ou encore du chef des opérations de l’Institut polaire français Paul-Emile Victor (IPEV) Patrice Godon, pour n’en citer que quelques-uns.

Enfin, j’ai remonté dans nos filets nombres de photographies inédites. J’ai aussi contacté des photographes professionnels, dont notamment Bruno Marie, Laurent Ballesta ou encore Thibaut Vergoz. Nous avons ainsi pu panacher les regards photographiques et ainsi parvenir à une véritable esthétique dans ce livre illustrant puissamment le message que nous souhaitions faire passer. D’autres artistes ont aussi répondu présents pour offrir leurs œuvres, comme le dessinateur Emmanuel Lepage, auteur d’un roman graphique de toute beauté sur son voyage en Terre Adélie, le dessinateur Christophe Blain, ou encore le peintre Christophe Verdier.

- SD : Cette recherche iconographique a été menée de mains de maître par Daphné, avec la complicité de notre éditrice Aude Schmuck. Elles ont toutes les deux fait une véritable moisson de belles images ! De mon côté, j’ai contacté Henri Dreyfus, un spécialiste de la philatélie polaire, qui nous a gracieusement prêté des documents et des plis inédits. Pareil avec Pierre David, grande figure des expéditions polaires françaises en Antarctique, qui m’a ouvert ses archives dans sa maison près de Fontainebleau. Bref, nous avons eu à notre disposition une matière première incroyable. Enfin grâce à notre éditrice Aude, nous avons fait confectionner des cartes, à la fois très pédagogiques et esthétiques, pour représenter l’océan austral, DDU et toutes ces régions polaires méconnues. Un clin d’œil en quelque sorte très appuyé au regretté Jean-Christophe Victor, géopoliticien et concepteur de l’émission Le dessous des cartes sur Arte. 

DV : Ce livre, c’est au final comme un carnet de bord, intime et illustré de L’Astrolabe, troisième du nom et digne successeur des Astrolabe du comte de Lapérouse ou de celui de Jules Dumont d’Urville, découvreur de la Terre Adélie en 1840. Notre livre raconte donc les milles et une vies de ce bateau qui aura vécu une existence 100 % polaire

 

(©  DAPHNE BUIRON)

 

Comment la communauté polaire et celle scientifique a-t-elle accueilli ce travail littéraire sur l’un des fers de lance de la logistique polaire : L’Astrolabe ?

-SD : Les mondes polaires aimantent, passionnent et cristallisent souvent bien des querelles de clocher ! Pour ce livre, mon cinquième livre illustré, pour la première fois, j’étais moins dans la passion et l’émotion que précédemment avec le porte-hélicoptères R97 Jeanne d’Arc par exemple. Je n’ai pas embarqué sur L’Astrolabe, troisième du nom. Je ne me suis encore pas rendu en Terre Adélie. En revanche, j’ai voyagé en Arctique et en péninsule antarctique. Je connais parfaitement la vie de Paul-Emile Victor, grand instigateur des Expéditions Polaires Françaises (EPF) devenues depuis 2002 l’Institut Polaire Paul-Emile Victor (IPEV). Bref, on peut donc dire que je suis devenu un bon connaisseur de l’histoire polaire française.

- DV : A l’inverse, moi je suis scientifique de formation et j’ai voyagé sur L’Astrolabe. J’ai été hivernante à DDU comme on dit, j’étais donc déjà « de la maison » et légitime à mener l’enquête. Bref, avec Stéphane, nous étions parfaitement complémentaires.

D’ailleurs, dès le début du projet, j’ai été rassurée de voir que la communauté des « polaires » était unanimement emballée. Le bateau les avait fascinés. Nombreux étaient ceux qui avaient envie de partager au grand jour ce vécu. Ils ont été nombreux à nous exprimer leur reconnaissance. Marins, hivernants, employés de l’IPEV, scientifiques, et même artistes, tous ont répondu présent. C’est ce qui fait la richesse de ce livre, où chaque sujet est traité d’après les récits des spécialistes concernés. J’espère que le rendu sera le plus fidèle possible à leurs souvenirs ! Ce Beau-Livre rend l’hommage mérité au bateau, à la hauteur de ses épopées. D’ailleurs, je publie en même temps un album sur L’Astrolabe pour la jeunesse aux éditions Le Pommier : Le Grand voyage de l’Astrolabe. Une autre façon de raconter L’Astro, auprès des plus jeunes.  

-SD : Précisions également que notre livre n’est pas une commande d’un organisme étatique comme l’IPEV, d’un industriel ou d’un mécène. Il nous a fallu convaincre les éditions du Chêne de la pertinence du sujet. C’est d’ailleurs insolite car c’est à distance – depuis chacun l’Antarctique, mais sur des navires différents – que nous avons échangé avec les décideurs de notre maison d’édition. Je les avais rencontrés de visu à Paris mais Daphné a su être convaincante à distance en envoyant son argumentaire et des photos malgré une connexion internet pas en haut débit. Bref, nous avons réussi à convaincre un éditeur de renom à prendre des risques pour éditer un livre, dont au départ on nous disait qu’il n’intéresserait que les polaires et les amoureux de bateau. C’est pourquoi, nous avons veillé à le rendre très grand public tout en étant précis pour les spécialistes. Une équation difficile à trouver : les uns vous reprochant d’être trop technique, les autres de ne pas être précis… Mais c’est à ce prix que l’on parvient à publier un livre de qualité et qui fait référence. C’est en tout cas, ce que nous espérons !

Pour conclure, après ce travail sur un bateau polaire de légende, quels sont vos projets ?

- SD : Il y en plein !  D’abord, vous pouvez me lire en lisant ou en relisant la biographie de l’explorateur Paul-Emile Victor paru aux éditions Robert Laffont ou chez Points en poche ainsi que le livre « Ils ont fait Erasmus » paru aux éditions La Martinière Je travaille également à un film documentaire dédié à Maurice Thiney, membre actif de la Société des Explorateurs Français et qualifié pour les prochains championnats du monde de triathlon à… 75 ans ! Enfin, je me suis lancé dans l’écriture de différents projets mais deux projets me tiennent à cœur : celui d’écrire le scénario d’une BD et d’enfin m’attaquer à la fiction ! Bref, il y a du pain sur la planche ! Ecrire pour vivre, vivre pour écrire : c’est devenu une nécessité quotidienne depuis l’an 2000 et mes premiers reportages embarqués jusqu’à l’an dernier diffusés exclusivement dans Cols Bleus, le journal de la Marine nationale. Là, j’ai envie de repousser les limites, multiplier les projets éditoriaux en format long ou court pour continuer de raconter les océans et ses habitants ! Comme les marins, je cours après la ligne d’horizon !

- DB : Pour l’instant, je ne me projette qu’à court terme ! D’abord, j’entends bien profiter de cette fin d’année afin de suivre la diffusion et la promotion de notre livre aux éditions du Chêne – E/P/A et de celui pour la jeunesse chez Pommier édition.

Je suis cependant toujours à l’affut de futurs projets touchant aux sciences du climat ou de l’océan, à l’exploration et à la protection des régions polaires et des populations qui y vivent. Et bien sûr, je souhaite continuer l’écriture à travers d’autres projets, documentaires ou littéraires qu’il s’agisse de fiction, de littérature jeunesse ou adulte, le virus de l’écriture est vite attrapé ! Maintenant que le l’hommage à L’Astrolabe est enfin bouclé, je suis totalement disponible pour de nouvelles aventures !

LES AUTEURS

Daphné Buiron Titulaire d’un doctorat en glaciologie et paléoclimats, Daphné Buiron a notamment hiverné 12 mois sur la base de Dumont D’Urville (DDU) en Antarctique, comme volontaire chimiste. Elle s’implique ensuite dans des activités d'ingénieur, d’éducatrice aux mondes polaires, de chargée de projets, et a rejoint récemment une activité de guide naturaliste et conférencière dans les régions polaires et en Europe. Tout comme la recherche et les sciences, les projets journalistiques, pédagogiques, et de médiation culturelle autour de la nature et dans les régions polaires font partie de ses activités privilégiées. 

 

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Stéphane Dugast Depuis l’an 2000, Stéphane Dugast multiplie les multiplie les enquêtes sous toutes les latitudes avec un fort “tropisme” pour la mer, les aventures et le monde polaire. Il a collaboré aux magazines Géo et Marine & Océans, aux revues Long Cours et Reliefs Ancien rédacteur en chef de Cols Bleus, le magazine de la Marine, Stéphane Dugast est aussi réalisateur de documentaires. Il est le créateur et l’animateur du blog EMBARQUEMENTS dédié au monde de l’aventure et de l’exploration. Il est aussi l’auteur de nombreux livres, dont La Jeanne d’Arc, porte-hélicoptères R97 (Le Chêne - E/P/A), prix du Beau Livre Académie de Marine 2010, Sur la Route 66 – carnets de voyages (Éditions de La Marinière) ou de la biographie Paul-Emile Victor - j'ai toujours vécu demain (Éditions Robert Laffont et Points), prix Eric Tabarly 2016. Stéphane Dugast est également secrétaire général de la Société des Explorateurs Français.

 

(© STEPHANE DUGAST)

 

 

 

[1] : Paru aux éditions Robert Laffont (en grand format) et aux éditions Points (en poche). Prix Eric Tabarly 2016.

[2] : Le site L’Astrolabe (1988-2018) : son Histoire, vos témoignages à http://astrolabe1988.neowordpress.fr/

[3] : Parution aux éditions du Chêne – E/P/A. Ouvrage lauréat du prix du Beau-Livre de l’académie de Marine 2010. 

Arctique et Antarctique