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Rénovation de l’Atlantique 2: les marins satisfaits des débuts du standard 6
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Rénovation de l’Atlantique 2: les marins satisfaits des débuts du standard 6

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La Marine nationale a réceptionné mi-février son quatrième avion de patrouille maritime Atlantique 2 modernisé. Il rejoint les trois premiers, livrés en 2019 et 2020 à la 21F, l’une des deux flottilles de « PATMAR » de la Marine nationale (la seconde étant la 23F) basées à Lann-Bihoué, près de Lorient (Morbihan). Après une période d’évaluation, une première capacité opérationnelle du standard 6 de l’ATL2 a été prononcée le 18 décembre 2020 alors que la mise en service opérationnelle (MSO) est prévue fin 2021. En attendant, les retours des marins concernant la modernisation de l’appareil sont déjà très bons : « L’évaluation opérationnelle conduite sur l’année écoulée a été très fructueuse. Le saut en lutte anti-sous-marine est très significatif, en particulier pour la détection passive. Le gap est très important et presqu’au-delà de ce que nous avions imaginé, les premiers vols opérationnels confirmant ces performances », explique à Mer et Marine le capitaine de vaisseau Olivier Roussille, ancien pilote d’Atlantique 2 et commandant de flottille de PATMAR, aujourd'hui en charge des programmes de patrouille maritime à l’état-major de la Marine nationale. Pourtant, l’appareil n’a pas encore reçu de nouvelles bouées acoustiques. En fait, la différence se joue déjà sur le nouveau système de traitement acoustique numérique (STAN) développé par Thales. « Il se révèle très performant en analyse pure ». Dans certains cas, les chiffres obtenus sont mêmes supérieurs à ceux observés sur les nouveaux P-8 Poseidon américains.

 

Le M28, l'un des Atlantique 2 déjà rénovés (© DASSAULT AVIATION - CYRILLE COSMAO

Le M28, l'un des Atlantique 2 déjà rénovés (© DASSAULT AVIATION - CYRILLE COSMAO)

 

Des gains encore attendus, notamment grâce à la Sonoflash

Et ce n’est pas fini, confie le commandant Roussille : « Ce n’est qu’un début car nous n’exploitons pas encore le système à 100% et des améliorations sont prévues, dont la future bouée acoustique que développe Thales avec la Marine et la DGA ». Pour l’heure, la Marine nationale, comme la plupart de ses homologues occidentales, emploie en effet la DICASS, une vieille bouée active, ainsi que plusieurs bouées passives, toutes de conception américaine. A partir de 2025, l’aéronautique navale française disposera d’un équipement de nouvelle génération grâce à la bouée numérique active/passive Sonoflash dont le développement a été récemment notifié à Thales par la Direction Générale de l’Armement (DGA). La France doit ainsi disposer d’un système nettement plus performant et recouvrer sa souverainet

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