Marine Marchande
Réparé, l'Onyx attend la visite du Centre de Sécurité des Navires

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Réparé, l'Onyx attend la visite du Centre de Sécurité des Navires

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C'est aujourd'hui que les inspecteurs du Centre de Sécurité des Navires se rendront sur le ferry Onyx, immobilisé à Brest depuis le 24 novembre. A l'issue de cette visite, le CSN autorisera, ou non, le navire à reprendre la mer. Après son avarie de propulsion au large d'Ouessant, qui a nécessité son remorquage à Brest, l'Onyx est entré aux chantiers Sobrena pour y subir les réparations nécessaires, notamment sur un réducteur. Parti de Finlande, le vieux ferry ne naviguait, au large de la Bretagne, qu'avec une seule ligne d'arbres, seuls deux de ses quatre moteurs étant en état de fonctionnement (la réglementation autorise un ferry à naviguer avec seulement deux moteurs, s'il ne transporte pas de passagers). Après la panne survenue le 23 novembre, la moitié de l'équipage (composé de 26 marins), dont le commandant bangladeshi, a refusé de reprendre la mer avec seulement deux moteurs en état de marche. Le propriétaire du navire a, par conséquent, dépêché à Brest un nouvel équipage. Il s'est par ailleurs acquitté des arriérés de salaires que les marins de l'Onyx réclamaient et pour lesquels une saisie conservatoire avait été prononcée par le tribunal de commerce de Brest. Cette procédure est maintenant levée.

Sauf si les inspecteurs du CSN en décident autrement, le navire semble donc bien parti pour reprendre la mer. Construit en 1966, le bateau de 129 mètres doit officiellement se rendre en Turquie. Après l'avoir considéré comme un « déchet », les autorités finlandaises ont accepté qu'il quitte Vaasa après que son propriétaire ait affirmé qu'il allait l'exploiter pour le transport de fret. Toutefois, pour les experts, la destination finale de l'ex-Casino Express serait plutôt les chantiers de démolition. En effet, son propriétaire, loin d'être un armateur, est un négociant indien en ferrailles navales. Il conviendra donc, si la vielle coque quitte la Bretagne, de suivre sa progression dans les prochaines semaines ou les prochains mois. S'il terminait, par exemple, sur les plages d'Alang ou dans tout autre chantier d'un pays hors OCDE, cela constituerait une violation de la convention de Bâle et de la réglementation européenne sur l'exportation des déchets dangereux.

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