Croisières et Voyages
Reportage : Sur le cinq-mâts Royal Clipper (2ème partie)

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Reportage : Sur le cinq-mâts Royal Clipper (2ème partie)

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SUITE DE LA PREMIERE PARTIE

Journée en mer et activités à bord

La journée en mer passera finalement très vite, comme c'est habituellement le cas en croisière. Les néophytes des voyages en bateau redoutent, souvent, de passer plus de 24 heures sans mettre le pied à terre. Craignant de s'ennuyer, ils vont vite constater que les activités ne manquent pas. Certains optent pour une sieste, la location d'un DVD à la boutique, la lecture d'un livre, un jeu de société ou une séance de bronzage sur le pont. On notera, à ce propos, que le nombre de transats est un peu juste lorsque le bateau est en mer. En effet, le gros des passagers profite du Pont Soleil et, si vous n'arrivez pas de bonne heure, il est parfois difficile de trouver une chaise longue disponible.

Sur le Royal Clipper (© : MER ET MARINE)
Sur le Royal Clipper (© : MER ET MARINE)

Dans le détroit de Messines (© : MER ET MARINE)
Dans le détroit de Messines (© : MER ET MARINE)

Dans le détroit de Messines (© : MER ET MARINE)
Dans le détroit de Messines (© : MER ET MARINE)

Dans le détroit de Messines (© : MER ET MARINE)
Dans le détroit de Messines (© : MER ET MARINE)

Dans le détroit de Messines (© : MER ET MARINE)
Dans le détroit de Messines (© : MER ET MARINE)

Outre les amateurs de bronzage, d'autres en profitent pour faire du sport ou s'abandonner aux joies du massage. C'est aussi l'occasion de découvrir les nombreuses activités proposées aux différentes heures de la journée. Comme nous l'avons vu plus haut, la matinée commence à 6H30 avec l'observation des mammifères marins. Mais ce n'est pas le seul rendez-vous. Ainsi, des cours de gymnastique et d'aquagym sont organisés dans la matinée, ainsi que le traditionnel « Walk a mile », consistant à marcher 1.6 kilomètre sur le pont. Il y a, dans la piscine centrale, une initiation à la plongée, avec masque et bouteilles. Des séances de lecture ou de mini-conférences sont également données par Clara, la biologiste, ou bien par le capitaine Vlad. Son chef mécanicien propose, quant à lui, une visite des machines. On découvre le système de désalinisation, qui permet de produire 100 tonnes d'eau potable par jour ; les générateurs produisant l'électricité et les moteurs. Développant 4000 cv, ces derniers permettent au bateau, en parallèle des voiles, d'avoir une vitesse de croisière de 13 noeuds et une allure maximale de 20 noeuds.

Un passager sur un mât (© : MER ET MARINE)
Un passager sur un mât (© : MER ET MARINE)

Buffet extérieur lors de la journée en mer (© : MER ET MARINE)
Buffet extérieur lors de la journée en mer (© : MER ET MARINE)

Un passager dévorant un livre au calme (© : MER ET MARINE)
Un passager dévorant un livre au calme (© : MER ET MARINE)

Bosun, un matelot, apprend aux passagers à faire des noeuds marins, alors que les cuisiniers font une démonstration sur l'art de couper les fruits. Au pont Soleil, plusieurs passagers se préparent, quant à eux, à grimper aux mâts. Ajoutez à cela le petit déjeuner, le déjeuner, le goûter, l'apéritif, le dîner et les animations du soir, sans oublier le spectacle offert par le passage du célèbre détroit de Messine... Voilà, la journée en mer est passée à la vitesse de la lumière !

Le Royal Clipper à Corfou (© : MER ET MARINE)
Le Royal Clipper à Corfou (© : MER ET MARINE)

Bienvenue en Grèce

Le lendemain, à 9H30, nous accostons à Corfou, en Grèce. Nous y retrouvons un voilier français rendu célèbre pour avoir été détourné en 2008 par des pirates : Le Ponant. Corfou, on ne nous en avait pas dit que du bien. C'est pourquoi nous n'avions pas choisi de faire une excursion, un tour de l'île par la mer ou une randonnée à vélo étant notamment proposés. Cette dernière aurait pu être sympathique mais, vu la chaleur, nous étions sceptiques concernant l'option « cyclisme ». Le soir, d'autres passagers ayant fait la randonnée à vélo nous diront, cependant, que cela s'est très bien passé, avec un circuit ne présentant pas trop de difficultés, des pauses régulières et un solide encadrement, avec l'indispensable ravitaillement en eau !

Corfou (© : MER ET MARINE)
Corfou (© : MER ET MARINE)

De notre côté, nous nous mettons d'accord avec un couple rencontré l'avant-veille pour louer ensemble une voiture. Cartes et dépliants touristique en main, nous partons à la découverte de cette île qui nous est inconnue. Monastère, criques, petits villages, routes de montagne, déjeuner sur la plage... La « virée » improvisée se révèle excellente, l'île offrant quelques superbes panoramas, qui ne sont pas sans rappeler, à certains endroits, ceux de la Corse. Sur certains versants, les maisons sont littéralement suspendues au dessus du vide, des routes abruptes donnant accès aux plages. On y trouve de nombreux restaurants et bars, offrant une magnifique vue. Au bord d'une route, dans un coin abandonné, nous découvrons une petite plage cachée par une épaisse végétation. Nous décidons de nous arrêter pour une petite baignade face à la côte albanaise et ses falaises aux tons rouges, distante de quelques kilomètres. Nous terminons notre périple par un tour dans la vieille ville de Corfou qui, à vrai dire, ne nous laissera pas un souvenir impérissable. Mais, au final, nous revenons au bateau enchantés de cette escale.

Corfou (© : MER ET MARINE)
Corfou (© : MER ET MARINE)

Corfou (© : MER ET MARINE)
Corfou (© : MER ET MARINE)

Corfou (© : MER ET MARINE)
Corfou (© : MER ET MARINE)

Corfou (© : MER ET MARINE)
Corfou (© : MER ET MARINE)

Corfou (© : MER ET MARINE)
Corfou (© : MER ET MARINE)

Corfou (© : MER ET MARINE)
Corfou (© : MER ET MARINE)

Corfou (© : MER ET MARINE)
Corfou (© : MER ET MARINE)

Corfou (© : MER ET MARINE)
Corfou (© : MER ET MARINE)

Corfou (© : MER ET MARINE)
Corfou (© : MER ET MARINE)

Corfou (© : MER ET MARINE)
Corfou (© : MER ET MARINE)

Corfou (© : MER ET MARINE)
Corfou (© : MER ET MARINE)

Corfou (© : MER ET MARINE)
Corfou (© : MER ET MARINE)

Corfou (© : MER ET MARINE)
Corfou (© : MER ET MARINE)

Corfou (© : MER ET MARINE)
Corfou (© : MER ET MARINE)

Le Costa Victoria et le Royal Clipper à Corfou (© : MER ET MARINE)
Le Costa Victoria et le Royal Clipper à Corfou (© : MER ET MARINE)

A notre retour, nous constatons que nous ne sommes plus seuls à quai. Pendant notre absence, un paquebot arrivé. A côté du Costa Victoria, le Royal Clipper parait minuscule, écrasé par la masse de son voisin. Sur ce côté du quai, des centaines de passagers, groupés, reviennent vers le grand navire, qui peut accueillir 2000 croisiéristes, soit 10 fois plus que notre voilier. Les échelles ne sont pas les mêmes, à tous points de vue.
Appareillant un peu avant, nous retrouverons le paquebot de Costa dans la nuit, au large de l'Albanie et du Monténégro. Plus rapide de quelques noeuds, le Victoria, tout illuminé, nous doublera lentement, offrant au passage un joli spectacle.

Le Royal Clipper arrive aux Bouches de Kotor (© : MER ET MARINE)
Le Royal Clipper arrive aux Bouches de Kotor (© : MER ET MARINE)

La rencontre avec les Bouches de Kotor

En ce vendredi 14 août, nous nous apprêtons à vivre l'une des escales les plus excitantes de la croisière. L'avantage, avec un navire de la taille du Royal Clipper, est qu'il accède à des zones où ne peuvent pénétrer les grands paquebots. En fin de matinée, nous arrivons à l'entrée des Bouches de Kotor. Situé à la frontière entre la Croatie et le Monténégro, il s'agit du plus grand fjord de Méditerranée. Après avoir contourné le cap Koliba, le navire s'engage dans la baie de Topla, passe devant les rivages d'Hercegnovi puis emprunte le canal de Kumbor et traverse la baie de Tivat. Surplombé par les montagnes, le bateau passe devant les îlots Otok et Prevlaka, qui abritent de magnifiques petits monastères orthodoxes. Le Royal Clipper salue avec sa corne de brume, un monastère lui répondant avec ses cloches. Puis, lentement, le bateau emprunte le canal de la Vierge avant d'arrivée dans la baie de Kotor, enserrée par les montagnes monténégrines. Ce trajet, qui dure plusieurs heures, est magnifique. Il permet de découvrir les massifs montagneux, les petits villages au bord de l'eau et même les vestiges de l'ancienne flotte yougoslave, corvettes ou sous-marins, amarrés ici et là. On notera que, pour ne rien rater du spectacle, ce midi, le buffet n'a pas été installé, comme d'habitude, au restaurant, mais au milieu du Tropical bar.

Le Royal Clipper dans les bouches de Kotor (© : MER ET MARINE)
Le Royal Clipper dans les bouches de Kotor (© : MER ET MARINE)

Le Royal Clipper dans les bouches de Kotor (© : MER ET MARINE)
Le Royal Clipper dans les bouches de Kotor (© : MER ET MARINE)

Le Royal Clipper dans les bouches de Kotor (© : MER ET MARINE)
Le Royal Clipper dans les bouches de Kotor (© : MER ET MARINE)

Le Royal Clipper dans les bouches de Kotor (© : MER ET MARINE)
Le Royal Clipper dans les bouches de Kotor (© : MER ET MARINE)

Le Royal Clipper dans les bouches de Kotor (© : MER ET MARINE)
Le Royal Clipper dans les bouches de Kotor (© : MER ET MARINE)

Le Royal Clipper dans les bouches de Kotor (© : MER ET MARINE)
Le Royal Clipper dans les bouches de Kotor (© : MER ET MARINE)

Le Royal Clipper dans les bouches de Kotor (© : MER ET MARINE)
Le Royal Clipper dans les bouches de Kotor (© : MER ET MARINE)

Le Royal Clipper dans les bouches de Kotor (© : MER ET MARINE)
Le Royal Clipper dans les bouches de Kotor (© : MER ET MARINE)

Le Royal Clipper dans les bouches de Kotor (© : MER ET MARINE)
Le Royal Clipper dans les bouches de Kotor (© : MER ET MARINE)

Le Royal Clipper dans les bouches de Kotor (© : MER ET MARINE)
Le Royal Clipper dans les bouches de Kotor (© : MER ET MARINE)

Le Royal Clipper dans les bouches de Kotor (© : MER ET MARINE)
Le Royal Clipper dans les bouches de Kotor (© : MER ET MARINE)

Le Royal Clipper dans les bouches de Kotor (© : MER ET MARINE)
Le Royal Clipper dans les bouches de Kotor (© : MER ET MARINE)

Le Royal Clipper dans les bouches de Kotor (© : MER ET MARINE)
Le Royal Clipper dans les bouches de Kotor (© : MER ET MARINE)

Le Royal Clipper dans les bouches de Kotor (© : MER ET MARINE)
Le Royal Clipper dans les bouches de Kotor (© : MER ET MARINE)

Le Royal Clipper dans les bouches de Kotor (© : MER ET MARINE)
Le Royal Clipper dans les bouches de Kotor (© : MER ET MARINE)

Le voilier s'immobilise finalement devant Kotor, vielle cité commerciale progressivement rénovée. D'où nous sommes, on distingue à peine cette étrange muraille, s'élevant à flanc de montagne pour protéger la ville. Après le déjeuner, nous sautons dans le tender pour voir tout cela de plus près. En arrivant au port, on découvre une multitude de superbes yachts, amarrés les uns à côté des autres. Manifestement, il s'agit d'une destination à la mode. Une grosse averse nous oblige, néanmoins, à attendre un peu au poste de douane, étrange bâtiment gardé par quelques policiers monténégrins tuant le temps à une table. Le « Duty Free » consiste en un micro-local où l'on croit halluciner en regardant les prix. Ici, la cartouche de cigarettes vaut le même prix qu'un paquet en France ! Il y a là certaines marques bien connues mais on peut, toutefois, douter qu'il s'agisse des mêmes produits. Une éclaircie apparaissant, nous décidons de lever le camp. Après avoir longé les quais, nous pénétrons dans l'enceinte de la ville par la porte principale des remparts. Nous découvrons alors une place parfaitement rénovée, subtil mélange d'histoire et de modernité. Les rues sont très belles et animées. La réfection des bâtisses va bon train, aidée par les flux financiers liés au développement du tourisme.

Le Royal Clipper au mouillage devant Kotor (© : MER ET MARINE)
Le Royal Clipper au mouillage devant Kotor (© : MER ET MARINE)

Kotor (© : MER ET MARINE)
Kotor (© : MER ET MARINE)

Kotor (© : MER ET MARINE)
Kotor (© : MER ET MARINE)

Kotor (© : MER ET MARINE)
Kotor (© : MER ET MARINE)

Kotor (© : MER ET MARINE)
Kotor (© : MER ET MARINE)

Kotor (© : MER ET MARINE)
Kotor (© : MER ET MARINE)

Kotor (© : MER ET MARINE)
Kotor (© : MER ET MARINE)

Kotor (© : MER ET MARINE)
Kotor (© : MER ET MARINE)

Nous décidons de nous engager plus loin et parcourrons de multiples petites ruelles, typiques d'une cité médiévale fortifiée. Au détour d'un escalier, nous tombons sur l'entrée du chemin qui fait le tour des remparts érigés sur la montagne. Moyennant quelques euros, le gardien nous souhaite une bonne ascension. Il nous faudra environ 40 minutes pour gravir le chemin jusqu'au bastion surplombant la ville. La montée n'est pas des plus aisées. La pluie a rafraîchi l'atmosphère mais a rendu les vieilles pierres, polies par le temps et le passage, assez glissantes. L'effort est cependant récompensé par la vue, extraordinaire. D'en haut, on domine toute la cité et la baie de Kotor. Vraiment splendide ! Il est temps de s'arrêter et de profiter du paysage, tout en se rafraichissant, grâce à un jeune vendeur monténégrin qui attend là haut avec des bouteilles d'eau et autres sodas.

Kotor (© : MER ET MARINE)
Kotor (© : MER ET MARINE)

Kotor (© : MER ET MARINE)
Kotor (© : MER ET MARINE)

Kotor (© : MER ET MARINE)
Kotor (© : MER ET MARINE)

Kotor (© : MER ET MARINE)
Kotor (© : MER ET MARINE)

Kotor (© : MER ET MARINE)
Kotor (© : MER ET MARINE)

Kotor (© : MER ET MARINE)
Kotor (© : MER ET MARINE)

Kotor (© : MER ET MARINE)
Kotor (© : MER ET MARINE)

Kotor (© : MER ET MARINE)
Kotor (© : MER ET MARINE)

Le port de Kotor (© : MER ET MARINE)
Le port de Kotor (© : MER ET MARINE)

Le Royal Clipper à Kotor (© : MER ET MARINE)
Le Royal Clipper à Kotor (© : MER ET MARINE)

Le Royal Clipper à Kotor (© : MER ET MARINE)
Le Royal Clipper à Kotor (© : MER ET MARINE)

Le Royal Clipper à Kotor (© : MER ET MARINE)
Le Royal Clipper à Kotor (© : MER ET MARINE)

Après avoir profité du panorama, nous redescendons en ville pour flâner un peu. Le Royal Clipper n'appareillant qu'en fin de soirée, nous avons tout notre temps. Certains en profitent, d'ailleurs, pour dîner à terre et déguster les spécialités locales.
C'est au coucher du soleil que nous regagnons le bateau. Le crépuscule, sur la baie, est superbe. Notre navire, dont les mâts sont éclairés par des guirlandes, trône au milieu de la baie, avec en arrière les montagnes et un très beau ciel de fin de journée. Face à lui, Kotor s'est illuminée, non seulement la ville, mais aussi les remparts au dessus d'elle. Un cadre idyllique et encore une image qui restera gravée longtemps dans nos mémoires.

Le Royal Clipper à Dubrovnik (© : MER ET MARINE)
Le Royal Clipper à Dubrovnik (© : MER ET MARINE)

Dubrovnik et son armée de touristes

Pour l'escale suivante, l'atmosphère est totalement différente. A midi, le Royal Clipper mouille ses ancres devant Dubrovnik. Cité fortifiée, la ville croate a été lourdement touchée par le conflit en ex-Yougoslavie. Aujourd'hui, il ne reste quasiment rien d'apparent de cette période, tant les travaux de restauration et d'embellissement ont été rondement menés. Vue du navire, mouillé à quelques encablures de la côte, la ville ne semble pas exceptionnelle. Pourtant, on dit le plus grand bien de son architecture. Pour le vérifier par nous même, nous décidons, sur les conseils de notre directrice de croisière, d'attendre le milieu de l'après-midi. En effet, peu de temps après nous, un immense paquebot fait son arrivée. Il s'agit du Costa Serena, un géant capable d'accueillir quelques 3700 passagers. Comme son escale est de courte durée, un important flot de croisiéristes va envahir sur une courte période la ville, déjà très visitée à cette période de l'année. Nous allons donc attendre que la foule rembarque pour prendre le tender. L'heure est au déjeuner puis au bain de soleil et à la marina, qui nous permet de nous baigner, au calme, devant le rivage. Sur nos matelas flottants, nous observons le balai incessant des tenders du Costa Serena, qui chargent et déchargent plusieurs milliers de personnes.

Le Costa Serena à Dubrovnik (© : MER ET MARINE)
Le Costa Serena à Dubrovnik (© : MER ET MARINE)

Allers-retours des tenders du Costa Serena (© : MER ET MARINE)
Allers-retours des tenders du Costa Serena (© : MER ET MARINE)

Pendant ce temps, derrière le Royal Clipper... (© : MER ET MARINE)
Pendant ce temps, derrière le Royal Clipper... (© : MER ET MARINE)

A ce moment là, on fait clairement la différence entre un mode de voyage plus intimiste et le tourisme de masse. C'est aussi l'une des richesses du monde de la croisière, dont la diversité permet à chacun de trouver la compagnie, le bateau et les itinéraires qui lui conviennent le mieux. Ainsi, nous sommes très contents, à ce moment là, de ne pas être au milieu de la foule qui débarque du Costa Serena. Mais, pour avoir déjà embarqué et passé de bons moments sur ce paquebot, on imagine aussi que des familles, avec de jeunes enfants, préfèrent les nombreuses attractions qui s'y trouvent. De même, sur un tel navire, véritable hôtel flottant, on trouvera beaucoup plus d'équipements et d'animations (Théâtre, casino, bars et salons multiples, simulateur de formule 1, terrain de sport, grande salle de fitness, véritables piscines, bains à remous...) Grâce aux différents styles des compagnies et de leurs bateaux, chacun peut, et c'est tant mieux, faire en fonction de ses goûts, de ses attentes, et de ses moyens.

Dubrovnik (© : MER ET MARINE)
Dubrovnik (© : MER ET MARINE)

Dubrovnik (© : MER ET MARINE)
Dubrovnik (© : MER ET MARINE)

Dubrovnik (© : MER ET MARINE)
Dubrovnik (© : MER ET MARINE)

Dubrovnik (© : MER ET MARINE)
Dubrovnik (© : MER ET MARINE)

Dubrovnik (© : MER ET MARINE)
Dubrovnik (© : MER ET MARINE)

Dubrovnik (© : MER ET MARINE)
Dubrovnik (© : MER ET MARINE)

Dubrovnik (© : MER ET MARINE)
Dubrovnik (© : MER ET MARINE)

Dubrovnik (© : MER ET MARINE)
Dubrovnik (© : MER ET MARINE)

Dubrovnik (© : MER ET MARINE)
Dubrovnik (© : MER ET MARINE)

Dubrovnik (© : MER ET MARINE)
Dubrovnik (© : MER ET MARINE)

Dubrovnik (© : MER ET MARINE)
Dubrovnik (© : MER ET MARINE)

Dubrovnik : Joailler installé dans un jardin (© : MER ET MARINE)
Dubrovnik : Joailler installé dans un jardin (© : MER ET MARINE)

Mais revenons à Dubrovnik. A 16H30, lorsque les passagers du Serena ont quitté la ville, nous mettons le cap sur le port. Sitôt descendus du tender, nous nous engouffrons dans la ville fortifiée, dont les remparts, accessibles au public, offrent une très belle vue. Flânant dans les rues, nous découvrons de très belles places, de nombreuses échoppes, un marché et même une incroyable joaillerie installée dans un jardin. Il y a aussi les églises, particulièrement animées en ce jour. Nous sommes en effet le 15 août et Dubrovnik se prépare aux traditionnelles processions. Faisant le tour de la ville, nous décidons de découvrir l'un des fameux bars installés dans les rochers. Dans les éperons rocheux sur lesquels sont posées les murailles, de petites terrasses reliées par des escaliers sont installées, sur plusieurs niveaux, à flanc de falaise.

Bar dans les rochers à Dubrovnik (© : MER ET MARINE)
Bar dans les rochers à Dubrovnik (© : MER ET MARINE)

Bar dans les rochers à Dubrovnik (© : MER ET MARINE)
Bar dans les rochers à Dubrovnik (© : MER ET MARINE)

Bar dans les rochers à Dubrovnik (© : MER ET MARINE)
Bar dans les rochers à Dubrovnik (© : MER ET MARINE)

Bar dans les rochers à Dubrovnik (© : MER ET MARINE)
Bar dans les rochers à Dubrovnik (© : MER ET MARINE)

Fin de journée à Dubrovnik (© : MER ET MARINE)
Fin de journée à Dubrovnik (© : MER ET MARINE)

Le port en début de soirée à Dubrovnik (© : MER ET MARINE)
Le port en début de soirée à Dubrovnik (© : MER ET MARINE)

Aux niveaux les plus bas, les clients du bar se jettent à l'eau du haut des rochers, soit par endroit des « chutes » de 10 ou 15 mètres ! Ils remontent ensuite à leur table pour se sécher et discuter entre amis. Très dépaysants, ces bars permettent, aussi, de profiter au mieux du coucher de soleil. Nous n'en perdons pas une miette. La nuit tombée, nous partons retrouver notre tender au port. Nous parvenons à sortir juste à temps des remparts, avant que l'accès soit bloqué pour laisser passer la procession. Cierges en main, les religieux et les pénitents défilent sous les yeux des touristes. Nous suivons tout cela du quai puis embarquons pour rejoindre notre voilier. Toujours aussi superbe la nuit, le navire se distingue nettement par ses mâts, illuminés, qui le détachent de l'obscurité. A 23H15, tout le monde est à bord. Une demi-heure plus tard, le navire appareille alors qu'une soirée dansante anime le Tropical bar.

Korcula (© : MER ET MARINE)
Korcula (© : MER ET MARINE)

Raid en buggy à Korcula

Dimanche 16 août, nous arrivons à Korcula, archipel croate comprenant 48 îlots et 195 baies. Nous sommes ici dans une terre de marins et au confluent de plusieurs civilisations. Grecs, Romains, Croates, Vénitiens... Différents monuments attestent des différentes influences que l'archipel a intégrées au cours de l'histoire. Le Royal Clipper mouille peu après 9 heures du matin devant une petite ville fortifiée. Une ballade dans cette cité vaut le détour, tant elle est bien restaurée et entretenue. On notera, comme ailleurs en Croatie, l'effort fait sur la propreté. Les rues sont impeccables, ajoutant au charme des maisons, des petits immeubles, des remparts et des tours.

Korcula (© : MER ET MARINE)
Korcula (© : MER ET MARINE)

Korcula (© : MER ET MARINE)
Korcula (© : MER ET MARINE)

Korcula (© : MER ET MARINE)
Korcula (© : MER ET MARINE)

Korcula (© : MER ET MARINE)
Korcula (© : MER ET MARINE)

Korcula (© : MER ET MARINE)
Korcula (© : MER ET MARINE)

Korcula (© : MER ET MARINE)
Korcula (© : MER ET MARINE)

Korcula (© : MER ET MARINE)
Korcula (© : MER ET MARINE)

Pour nous, cette journée est aussi synonyme d'excursion. Nous avons, en effet, réservé une randonnée en buggy. Sur le port, une vedette nous attend pour nous conduire sur une autre île, où nous sommes accueillis, avec un large sourire, par les organisateurs du « raid ». Après une brève explication en « franco-anglo-espagnol » ( !) sur la conduite en buggy, chacun met son casque et s'installe, par deux, dans son engin. La ceinture de sécurité n'est pas, ici, obligatoire, mais on la met quand même, par prudence.

Korcula (© : MER ET MARINE)
Korcula (© : MER ET MARINE)

Korcula (© : MER ET MARINE)
Korcula (© : MER ET MARINE)

Korcula (© : MER ET MARINE)
Korcula (© : MER ET MARINE)

Korcula (© : MER ET MARINE)
Korcula (© : MER ET MARINE)

Korcula (© : MER ET MARINE)
Korcula (© : MER ET MARINE)

Korcula (© : MER ET MARINE)
Korcula (© : MER ET MARINE)

Korcula (© : MER ET MARINE)
Korcula (© : MER ET MARINE)

Suivant le guide, qui circule pour sa part en quad, nous partons à la découverte de l'île sous forme de convoi, avec le quad en tête et huit buggies derrière lui. Les véhicules tous terrains permettent d'emprunter les chemins non carrossables et inaccessibles aux vélos. Nous traversons ainsi la campagne, le trait de côte et les vignes. Car ici, on fait du vin, certains cépages étant même uniques. La randonnée prévoit d'ailleurs une dégustation. Nous nous arrêtons, ainsi, dans une cave où l'on déguste vin blanc, vin rouge et différentes liqueur. Apparemment, le Croate n'a pas peur de l'alcool et les alcootests, dans le secteur, ne semblent pas exister. Après cette « collation », tout le monde reprend donc le volant. Drapages, accélérations...

Korcula (© : MER ET MARINE)
Korcula (© : MER ET MARINE)

Korcula (© : MER ET MARINE)
Korcula (© : MER ET MARINE)

On s'amuse dans les chemins déserts, la petite troupe étant aux anges. Une nouvelle « escale » est organisée, cette fois, sur une plage. Nous avons une heure pour nous baigner et, au passage, nous débarrasser de la couche de poussière qui s'est accumulée sur notre peau. Puis c'est l'heure du retour, en passant maintenant par les petits villages. Les Buggies rentrés au garage, nous reprenons la vedette et, profitant de la navigation, nos hôtes nous servent un plat de charcuterie, de fromages, de melons et de fruit, le tout agrémenté d'un petit vin de pays. Comme pour l'Etna, les gens ayant participé à cette excursion en sortiront ravis, d'autant que la journée s'achèvera, sur le bateau, par une mémorable « soirée pirates », où tous les passagers ou presque se déguisent dans une ambiance très bon-enfant. Des passagers, ayant attendu le dernier moment pour trouver leur déguisement, se livreront d'ailleurs à une véritable course au trésor, dans les échoppes de Korcula, pour trouver un bandana, un chapeau ou un sabre en plastique. Certains parviendront in-extremis à trouver leur costume, arrivant au dernier tender en courant, sous l'oeil amusé des matelots.

Le Royal Clipper à Korcula (© : MER ET MARINE)
Le Royal Clipper à Korcula (© : MER ET MARINE)

Le Royal Clipper à Korcula (© : MER ET MARINE)
Le Royal Clipper à Korcula (© : MER ET MARINE)

Le Royal Clipper à Korcula (© : MER ET MARINE)
Le Royal Clipper à Korcula (© : MER ET MARINE)

Le Royal Clipper à Korcula (© : MER ET MARINE)
Le Royal Clipper à Korcula (© : MER ET MARINE)

Chaude journée à Hvar

Le lendemain, nous poursuivons la partie croate de notre croisière en faisant escale à Hvar. Avec son climat généralement doux (là il faisait très chaud), ses belles plages et ses champs de lavande, cette île est considérée comme l'une des « perles » de l'Adriatique. Le centre de la ville abrite, notamment, l'un des plus vieux théâtres d'Europe, une cathédrale du style Renaissance et un palais datant du 15ème siècle. Cette petite ville, très jolie, est articulée autour d'une place principale, dont l'un des côtés s'ouvre sur la mer. Lors de l'escale, certains passagers ont découvert la ville et les environs par leurs propres moyens, d'autres préférant passer quelques heures sur une plage, vers laquelle une navette était organisée avec les Zodiac du Royal Clipper. Beaucoup sont néanmoins restés à bord, en raison d'une chaleur étouffante en dissuadant plus d'un de mettre le pied à terre.

Hvar (© : MER ET MARINE)
Hvar (© : MER ET MARINE)

Hvar (© : MER ET MARINE)
Hvar (© : MER ET MARINE)

Le soir, on se prépare pour la soirée du commandant. Contrairement à la plupart des grands paquebots, il n'y a pas, pour cette occasion, de grand cérémonial. Le code vestimentaire reste décontracté mais, en revanche, le menu est amélioré. Ce soir, il y a notamment une excellente langouste dans la carte !
Après s'être régalés au restaurant, les passagers rejoignent le Tropical bar. A la tombée de la nuit, la soirée des Talents débute. Passagers et équipage ont pu présenter à tous leurs dons, qu'il s'agisse de magie, de chant, de danse ou encore de jonglage. L'animation a, notamment, permis de voir matelots, serveurs et barmen dans un tout autre contexte, renforçant un peu plus les liens, déjà excellents, entre les passagers et l'équipage. Ainsi, le maître d'hôtel, d'habitude en costume, était avec trois autres marins en style hip-hop, teeshirt et casquette, pour un étonnant et entrainant moment de danse.

Rovinj (© : MER ET MARINE)
Rovinj (© : MER ET MARINE)

Rovinj Dernier jour avant l'arrivée

Mardi 18 août, la traversée touche sa fin. C'est la dernière escale avant l'arrivée, prévue le lendemain, à Venise. Le bateau est mouillé face à Rovinj. Romaine puis byzantine et vénitienne, cette île, reliée au continent depuis 1763, garde de nombreux vestiges de son passé. On peut, ainsi, déambuler dans les ruelles pavées de la vielle ville, qui abritent de nombreux ateliers d'artisans, puis remonter la rue Grisia, où l'on trouve des restaurants et des ateliers de peintres, jusqu'à l'église St Euphemija. Rovinj, c'est aussi l'un des symboles de l'expansion balnéaire dans la région. Aux côtés de son centre historique, l'île a vu s'implanter un grand complexe hôtelier. Peu à peu, les activités historiques, liées à la pêche, font place au tourisme et les yachts disputent désormais les quais aux chalutiers. L'île devient aussi une sorte d'Ibiza de l'Adriatique, avec son « zabavni centar », ou centre de la fête. Des jeunes venus de toute l'Europe s'y rendent pour profiter, notamment, de boites de nuit en plein air où se produisent de grands DJ.

Rovinj (© : MER ET MARINE)
Rovinj (© : MER ET MARINE)

Rovinj (© : MER ET MARINE)
Rovinj (© : MER ET MARINE)

Rovinj (© : MER ET MARINE)
Rovinj (© : MER ET MARINE)

Rovinj (© : MER ET MARINE)
Rovinj (© : MER ET MARINE)

Rovinj (© : MER ET MARINE)
Rovinj (© : MER ET MARINE)

Rovinj (© : MER ET MARINE)
Rovinj (© : MER ET MARINE)

Rovinj (© : MER ET MARINE)
Rovinj (© : MER ET MARINE)

Retrouvant le bord après une journée encore très chaude, tout le monde se prépare pour la dernière soirée de la croisière. Les voiles sont sorties et le navire s'éloigne lentement de Rovinj. C'est le moment, avec les passagers avec lesquels nous avons sympathisé, de se réunir autour d'une bonne bouteille de champagne. Parisiens, Bretons, Auvergnats. Nous voilà une dizaine à la poupe du navire, sur cette superbe plage arrière, à déguster une coupe face au coucher de soleil, encore une fois magnifique. On se remémore les excursions réalisées ensemble, les activités à bord du bateau, la gentillesse de l'équipage, la chance de vivre ces moments... Le premier bilan est excellent. Tous en conviennent.

Rovinj : Dernier coucher de soleil de la croisière (© : MER ET MARINE)
Rovinj : Dernier coucher de soleil de la croisière (© : MER ET MARINE)

Rovinj : Dernier coucher de soleil de la croisière (© : MER ET MARINE)
Rovinj : Dernier coucher de soleil de la croisière (© : MER ET MARINE)

Rovinj : Dernier coucher de soleil de la croisière (© : MER ET MARINE)
Rovinj : Dernier coucher de soleil de la croisière (© : MER ET MARINE)

Après cet apéritif « amélioré », nous gagnons le restaurant où les serveurs, qui nous connaissent désormais très bien, nous ont réservé une table. Malgré les journées de travail, qui sont très longues sur un bateau de croisière, les personnels sont toujours aussi souriants. Ce soir, on les sent particulièrement joyeux. A la fin du repas et à la surprise générale pour les passagers, les membres d'équipage envahissent en effet le restaurant, pour faire leurs adieux. Drapeaux en main et sur fond de musique, ils saluent tous les convives, qui répondent par des applaudissements bien mérités.

(© : MER ET MARINE)
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Un personnel remarquable

Dans une croisière, l'itinéraire et le navire en lui-même, sa conception et ses équipements, sont évidemment primordiaux. Mais l'équipage est tout aussi important. Qu'il s'agisse des cuisiniers, serveurs, des barmen, des cabiniers, des personnels à la blanchisserie ou des marins et mécaniciens qui s'assurent que le bateau fonctionne parfaitement et en toute sécurité... Ces hommes et femmes font qu'une traversée se passe bien et laisse le meilleur souvenir possible aux passagers. Si le personnel est défaillant, cela se ressent immédiatement sur la qualité du service et le bien-être des passagers, comme nous avons pu le mesurer sur un certain nombre de navires. A bord du Royal Clipper, il y a une centaine de membres d'équipage et ce personnel s'est montré, objectivement, remarquable. Extrêmement professionnel, gentil et serviable, toujours souriant, faisant preuve de petites attentions, n'hésitant pas à échanger plus de trois mots avec les passagers... Il n'y a, tout simplement, rien à redire, et c'est bien la première fois que nous avons vu un équipage aussi « parfait » et à tous les niveaux.

(© : MER ET MARINE)
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Lidija, la directrice de croisière, qui a remplacé au pied levé, au début de la croisière, une collègue malade, a juste été impeccable. Que dire aussi du restaurant, avec Mani le maître d'hôtel, Ricardo, Alister, Carlito ou encore Inna au service ? Et du bar avec Manolito, Contessa et Jerry ? Du centre de bien-être avec Céline, Lyn et Kird ? De l'équipe sportive avec Ben et Audrey ? Des marins en charge de la manoeuvre et l'entretien, comme Marwin, José, Marco et Joaquim ? Et évidemment des cabiniers comme Alfonsus, toujours aux petits soins pour les passagers ? Philippins, Espagnols, Guatémaltèques, Honduriens, Allemands, Français, Ukrainiens, Australiens, Indiens... On ne peut malheureusement pas tous les citer mais on peut les saluer pour le travail accompli et l'accueil fait aux passagers. Certains nous ont confié qu'ils appréciaient travailler sur le Royal Clipper. Comme ailleurs dans la croisière, les journées sont longues, le travail dur et il faut accepter de passer plusieurs mois loin de ses proches. Mais, pour ceux qui ont navigué sur de gros paquebots, il semble évident que ce type de bateau est plus agréable à vivre professionnellement. « C'est moins l'usine et nous pouvons communiquer avec les passagers, ce qui est souvent interdit dans les grosses compagnies », explique, ainsi, un membre d'équipage qui était précédemment employé par un gros armateur américain.

Rovinj : Dernier coucher de soleil de la croisière (© : MER ET MARINE)
Rovinj : Dernier coucher de soleil de la croisière (© : MER ET MARINE)

Les passagers ravis

On pourrait dire que notre avis est subjectif, bien que nous ayons la critique assez facile après avoir testé jusqu'ici une grosse vingtaine de navires de croisière. C'est pourquoi nous avons, évidemment, interrogé différents passagers sur leurs impressions. Deux d'entre eux étaient déçus. La « mayonnaise » n'a, ainsi, pas pris avec un adolescent américain, qui déplorait le manque d'activités à bord et ne s'est pas inséré dans le groupe d'une quinzaine de « jeunes » qui s'était constitué pendant le voyage. Un Suédois, la trentaine, n'a, pour sa part, pas du tout apprécié. Il faut dire que le garçon, assurant l'« escorte » de son « oncle » d'Allemagne, avait semble-t-il l'habitude du grand luxe et, apparemment, de ne pas être d'un tempérament à apprécier grand-chose... Ses remarques auront, d'ailleurs, choqué quelques passagers.
Pour le reste, les avis se sont révélés très positifs. « Le bateau est superbe et la cabine fonctionnelle, le service impeccable et le personnel très gentil. Il n'y a pas beaucoup de passagers, donc nous ne sommes pas les uns sur les autres. C'est très dépaysant », explique Françoise, une Française qui réalise sa première croisière. Vincent, un habitué de Star Clippers, est toujours aussi enchanté : « J'aime beaucoup naviguer sur ces voiliers. Les itinéraires sont beaux, le personnel est vraiment gentil, l'ambiance à bord plutôt bon-enfant et la nourriture très correcte. Ce bateau est plus grand que les deux autres voiliers de la compagnie et dispose d'une salle de sport, ce qui est bien, même si un effort pourrait être fait au niveau des équipements ».

(© : MER ET MARINE)
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Un couple de jeunes allemands vient, quant à lui, de passer de superbes vacances : « Tout est très bien. Les membres d'équipage sont très gentils et j'ai beaucoup apprécié la nourriture. J'ai d'ailleurs mangé tout le temps et pris quelques kilos ! Ce serait d'ailleurs pas mal de prévoir un peu plus de sport dans les excursions car il n'y a pas de piste de jogging sur le pont. Par contre, j'ai beaucoup aimé la marina, qui permet de nager derrière le bateau et de faire des sports nautiques », note Martin, qui vient de Hambourg. Rencontrés près de la piscine principale, où leurs enfants jouent, un couple de Niçois est également conquis. « C'est une très belle surprise et nous trouvons cette croisière superbe. Au niveau de la nourriture, c'est excellent et nous n'avons pas trouvé quelque chose de raté. D'habitude, on se lasse rapidement de la nouveauté et on est plus critiques. Là, le plaisir n'a pas été émoussé. Sur le personnel, nous n'avons rien à redire. Ils sont très sympas, professionnels et discrets. Au niveau des passagers, l'ambiance est très bonne. De 7 à 77 ans, tout le monde se connaît. Grâce aux enfants, notamment, on s'est lié avec des gens vers lesquels, naturellement, nous ne serions peut être pas allés », estiment Adrienne et Farid, qui ont déjà pratiqués les voyages en paquebots. Pour eux, l'ambiance générale tient, sans doute, à la taille du bateau et au concept de la croisière chez Star Clippers : « Nous sommes dans un univers à échelle humaine. Il n'y a pas d'impression de foule et on vit proche de la mer. Ce n'est pas rigide ni guindé et, chaque soir, on n'est pas forcément assis à la même place, à la même table et avec les mêmes personnes ».
Du côté des jeunes, les retours sont aussi très bons, même si, parfois, certains auraient aimé un peu plus d'animations. « On a trouvé ça génial. Les personnels sont super souriants et agréables. La directrice de croisière s'est donnée à fond et a fait en sorte qu'on se sente bien à bord. Les escales étaient superbes et nous avons pu découvrir de nouveaux pays et de nouvelles cultures. Sur le bateau, on ne s'est pas ennuyé. On avait emmené des livres, on a bronzé et on a fait du sport, même si la salle de gym est un peu archaïque », confient Marie et Paul, 18 et 15 ans, venus avec leurs parents.

Arrivée à Venise (© : MER ET MARINE)
Arrivée à Venise (© : MER ET MARINE)

Les adieux à Venise

Le 19 août, notre croisière à bord du Royal Clipper s'achève par l'une des villes d'Europe les plus mythiques. Après 10 jours de dépaysement total, nous avons, non sans difficulté, pris le temps de remettre nos affaires dans les valises. Une fois bouclés, les bagages sont déposés devant les portes, pour être pris en charge dans la nuit par les personnels, qui se chargeront pour nous de les débarquer. Aujourd'hui, tout le monde s'est levé très tôt. Entre 6H et 7H, les gens se rassemblent progressivement sur le pont pour admirer l'arrivée à Venise. La journée s'annonce superbe. Pas un nuage dans le ciel. Le soleil se lève et éclaire de ses premiers rayons la cité des Doges, qui s'éveille... Comme nous. Mug de café ou de thé en main, nous savourons le spectacle. Il est un peu plus de 7H du matin et nous passons devant la célèbre place Saint-Marc. La lumière est splendide et l'arrivée à Venise par le canal, toujours aussi somptueuse et émouvante. De nombreux passagers ont d'ailleurs, comme à Rome, réservé un hôtel afin de prolonger les vacances et de profiter, un ou deux jours, de Venise. D'autres, comme nous, auront pris un avion dans la soirée, permettant de flâner quelques heures dans les ruelles de la cité italienne.

Venise (© : MER ET MARINE)
Venise (© : MER ET MARINE)

Venise (© : MER ET MARINE)
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Venise (© : MER ET MARINE)
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Venise (© : MER ET MARINE)
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Venise (© : MER ET MARINE)
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Venise (© : MER ET MARINE)
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Venise (© : MER ET MARINE)
Venise (© : MER ET MARINE)

Venise (© : MER ET MARINE)
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Venise (© : MER ET MARINE)
Venise (© : MER ET MARINE)

Venise (© : MER ET MARINE)
Venise (© : MER ET MARINE)

Arrivant au niveau de la gare maritime, située près du quartier des artistes, le Royal Clipper, assisté par un gros remorqueur, entreprend sa manoeuvre d'accostage. Lentement, le voilier fait demi-tour, avant de se rapprocher du quai. C'est bientôt l'heure de se dire au-revoir, ou plutôt adieu. Car, de tous ces gens avec qui l'on a vécu en communauté et partagé des souvenirs très forts pendant 10 jours, on le sait bien, nous n'en reverrons pas beaucoup. Ce sera relativement simple de retrouver, dans les semaines qui viennent, les Parisiens. Plus dur en revanche pour les Auvergnats. Et bien moins évident pour les Allemands et les Américains, avec qui nous avons passé tant de bons moments. Au Tropical bar, autour d'un dernier café, clients et personnels se saluent. Il y a dans l'air beaucoup d'émotion. Depuis une demi-heure, la coupée voit progressivement les passagers débarquer. Le bateau se vide petit à petit, alors que l'équipage entreprend le grand nettoyage des ponts en vue d'accueillir les croisiéristes qui vont embarquer, le soir même, pour une nouvelle traversée. Certains ne se résignent pas tout de suite à quitter le bateau, restant encore un peu à bord, arpentant les coursives et les ponts devenus quasi-déserts. Ainsi, Marie, une jeune Parisienne, fait un signe de la main aux amis qui s'éloignent, sur le quai. Sur sa joue, coule une petite larme. Cette croisière, comme beaucoup d'autres passagers, l'a manifestement touchée. C'était une première et elle se dit bien décidée à recommencer...

Le Royal Clipper et le Star Clipper (© : STAR CLIPPERS)
Le Royal Clipper et le Star Clipper (© : STAR CLIPPERS)

Les croisières proposées par Star Clippers

Après avoir passé l'été en Méditerranée, le Royal Clipper vient de traverser l'Atlantique. Basé à la Barbade depuis le 7 novembre, il est positionné jusqu'en avril 2010 dans les Caraïbes. Deux itinéraires en alternance, d'une durée de 7 nuits, sont proposés : les îles au vent ou les îles Grenadines, les tarifs débutant à 1675 euros par personne (hors acheminement, taxes portuaires et consommations à bord). Dès le mois de mai 2010, le navire sera de retour en Méditerranée pour des croisières de 7- 10 et 11 nuits au départ de Rome et Venise (à partir de 1725 euros par personne). C'est l'un de ces traversées que nous vous avons fait découvrir dans ce reportage.

Concernant les deux autres navires de la flotte, jusqu'au 7 février 2010, le Star Flyer programme des croisières de 7, 10 et 11 nuits, au départ de Papeete, vers les îles de la Société (Huahine, Raiatea, Tahaa, Bora Bora Moorea...) Ces croisières sont proposées à partir de 1685 euros par personne. Le Star Flyer, effectuera aussi des croisières de 10 et 11 nuits îles de la Société et Tuamotu (Fakarava, Rangiroa..), à partir de 2545 euros. Puis le voilier effectuera deux grandes traversées de Papeete à Panama ( 35 nuits), via les Marquises et le Costa Rica (à partir de 3940 euros par personne), puis Panama - Saint-Martin (14 nuits), Saint-Martin - Lisbonne et enfin Lisbonne- Monaco. Durant l'été 2010, le Star Flyer partira de Monaco ou Cannes pour des croisières de 3, 4 ou 7 nuits vers la Corse et l'Italie (prix à partir de 815 euros pour 3 nuits). Enfin, dès l'automne 2010, le Star Flyer entamera un nouveau programme de croisières au Costa Rica.

Le Star Clipper et le Star Flyer (© : STAR CLIPPERS)
Le Star Clipper et le Star Flyer (© : STAR CLIPPERS)

Concernant le Star Clipper, ce dernier a la Thaïlande et Phuket comme port d'attache à partir du 21 Novembre 2009. Les croisières d'une semaine proposent en alternance deux itinéraires, soit la route nord (Iles Surin, Iles Similan, Ko Rok Nok, Langkawi, Ko Kradan, Phang Nga) et la route sud (Ko Adang, Penang, Butang, Ko Khai Nok, Phang Nga, Iles Similan). Les prix débutent, pour 7 nuits, à partir de 1555 euros par personne.
Le Star Clipper effectuera également quatre croisières spéciales de 7 nuit en novembre et décembre puis en mars, novembre et décembre 2010. Les trajets iront de Phuket à Singapour, en passant par le détroit de Malacca. Les prix débutent, là aussi, à 1555 euros par personne pour 7 nuits. Après la saison hivernale en Asie du sud-est, le navire sera de retour en Méditerranée au mois de mai pour la saison estivale. Il réalisera des croisières de 7 nuits au départ d'Athènes vers les Cyclades et la Turquie, ainsi que deux départs entre Athènes et Venise via la Croatie et le Monténégro en 10 ou 11 nuits. Les prix pour 7 nuits débutent à 1530 euros par personne.
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Le Star Flyer en Polynésie (© : STAR CLIPPERS)
Le Star Flyer en Polynésie (© : STAR CLIPPERS)