Croisières et Voyages
Reportage : Une croisière sur le paquebot Bleu de France

Reportage

Reportage : Une croisière sur le paquebot Bleu de France

Croisières et Voyages

C'est, assurément, « LA » bonne surprise de l'année sur le marché français de la croisière. En mai dernier, une nouvelle compagnie, Croisières de France, a été spécialement lancée sur le segment des traversées « tricolores ». Pour cela, le paquebot Bleu de France a été exploité tout l'été, au départ de Marseille, pour des traversées d'une semaine en Méditerranée occidentale. Avant de retrouver la Grande Bleue au printemps, il met le cap, tout l'hiver, sur les Caraïbes. Au menu, toujours des croisières francophones, avec des traversées de 8 jours et 7 nuits au départ de la Romana (République Dominicaine) et à destination de Sainte-Lucie, la Martinique, la Guadeloupe, Saint-Martin et Tortola. Filiale du groupe espagnol Pullmantur (détenu par l'Américain Royal Caribbean, numéro 2 mondial de la croisière), CDF avait suscité beaucoup d'interrogations l'hiver dernier, très peu de communication ayant été faite suite à l'annonce de sa création, en 2007. Après une naissance presque confidentielle, de nombreux observateurs se montraient très dubitatifs. Nous avons donc souhaité en savoir plus en embarquant, durant quelques jours, sur le Bleu de France. Et, d'entrée de jeu, nous pouvons vous confier que le produit est, objectivement, à la hauteur des espérances.

Le Bleu de France à Marseille  (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)
Le Bleu de France à Marseille (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

On parle Français à bord

Dès l'embarquement, la différence avec d'autres navires est perceptible. C'est en effet en Français, et non en Anglais, que les passagers sont accueillis à la coupée. La note francophone est, d'ailleurs, l'un des principaux arguments de la compagnie, qui sait parfaitement que nombre de touristes rechignent à embarquer sur les paquebots à cause de leur méconnaissance de la langue de Shakespeare. « Nous avons beaucoup de commentaires positifs sur la langue de la part des passagers ayant fait des traversées sur d'autres compagnies. Chez nous, ils sont sûrs que c'est 100% francophone avec l'équipage, la signalétique ou les journaux de bord. Ils se sentent à la maison, chez eux, et se reconnaissant dans le produit », affirme Jean-Lou Rodot, Hôtel Manager du Bleu de France. L'équipage, constitué d'environ 400 personnes, comprend donc plusieurs dizaines de Français, du cabinier au commandant. Quant aux autres personnels, tous ceux qui travaillent dans les espaces publics, par exemple dans les points de restauration ou les bars, sont un minimum francophones. Avant leur embarquement, ils reçoivent une formation afin d'apprendre les mots les plus usités et être capables de comprendre les demandes les plus courantes de la clientèle. Michèle, qui habite le sud de la France, apprécie cette note tricolore. « J'étais déjà partie en croisière mais, comme je parle très mal l'Anglais, j'étais très gênée pour communiquer avec l'équipage et même les autres passagers. Ici, on n'a pas ce problème et cela devient immédiatement beaucoup plus convivial ».

  (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)
(© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

Tout un travail sur l'art de vivre

Lorsque Pullmantur a décidé de se lancer sur le marché français, une importante réflexion a été lancée pour affiner le futur produit. « Il fallait travailler sur un esprit français. Cela a demandé un an de réflexion. Nous avons planché sur les menus, les bars, les shows. La cuisine a été une grosse part du projet. Il ne fallait pas se tromper car le Français est un connaisseur. Il ne fallait pas être extravagant et se contenter de faire une belle présentation, comme sur d'autre bateaux, mais proposer des menus bons, simples, bien cuisinés et gouteux », explique Jean-Lou Rodot. Pour la petite anecdote, on trouve même à bord du Bleu de France du lapin, chose très atypique sur un navire. L'« animal aux longues oreilles » est en effet de sinistre mémoire dans l'histoire maritime, au point que la simple évocation de son nom est défendue. Malgré tout, de succulents civets sont servis à table. Impair sur la carte ? « Vu que le lapin est mort, il ne risque pas de ronger les bois. Et de toute façon, la coque est en fer », répond avec humour le chef, manifestement peu sensible à la superstition.

Le Flamboyant  (© : CDF)
Le Flamboyant (© : CDF)

Le Flamboyant  (© : CDF)
Le Flamboyant (© : CDF)

Formule « Tout inclus »

Le Bleu de France n'étant pas un paquebot géant mais une unité de taille plus modeste, il ne dispose que d'un seul restaurant principal : le Flamboyant. Sur un service unique, les convives sont accueillis de 19H30 à 20H30. Les plats se révèlent bons et variés, qu'il s'agisse des poissons ou des viandes, sans oublier les accompagnements (une mention spéciale pour la purée maison). Entrées, plats principaux, desserts... Le choix est assez important et, pour les gourmets soucieux de se « faire un petit plaisir », certains plats, comme du foie gras, sont proposés moyennant un supplément.


Plats servis au Flamboyant  (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)
Plats servis au Flamboyant (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

On notera que la compagnie a retenu une formule « Tout inclus », c'est-à-dire que des boissons sont servies gratuitement aux passagers, sur simple demande (et systématiquement au début du repas ou à son arrivée à un bar). Si les grands crus nécessitent évidemment un complément, les vins compris dans la formule se révèlent de bonne tenue (vin de pays de l'Hérault). « Les cartes ont été francisées, c'est-à-dire que certains produits, comme le Ricard ou les sirops, ont été ajoutés. De même, nous avons fait attention aux vins, avec une carte prestige offrant des vins de très bonne qualité et dont le prix reste accessible », note Jean-Lou Rodot. Quant au service, il se veut impeccable, afin de répondre aux standards français. « Les clients sont très satisfaits et je suis très fier des personnels. Ils apprennent à connaître les clients sur des petits détails qui affinent le service. Par exemple, si un client prend un coca au début de sa croisière, il l'aura ensuite toujours sur sa table, sans avoir besoin de le demander », note Eric Jouffroy, Directeur des restaurants.

Le Buffet  (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)
Le Buffet (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

Le Buffet  (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)
Le Buffet (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

Le Buffet  (© : CDF)
Le Buffet (© : CDF)

Le Buffet  (© : CDF)
Le Buffet (© : CDF)

Outre le Flamboyant, on peut se restaurer, le midi (11h - 14H), au Buffet, situé au dessus de la piscine arrière. Cette formule en libre service est particulièrement agréable pour les passagers aimant déjeuner en terrasse pour profiter du soleil ou de la mer. Le Buffet propose aussi, dans l'après-midi, un service de salon de thé avec pâtisseries.

A l'Olive Bistrot (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)
A l'Olive Bistrot (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

L'Olive Bistrot  (© : CDF)
L'Olive Bistrot (© : CDF)

De même, l'Olive Bistrot offre un service non-stop entre 11H et 21H. Situé au bord de la piscine centrale, devant la cheminée au pont supérieur, cet espace est aussi agréable dans sa décoration que dans ses menus. Aux côtés des plats classiques (pizzas, escalope de poulet, assiette de charcuterie...), on peut y déguster de savoureuses salades en verrines, imaginées par le Francis Levêque, patron du Restaurant du Marché, à Paris (15ème). A découvrir, notamment, la Crème de haricots blancs et saucisson lyonnais, la salade de choux blanc et jambon à la moutarde de Meaux, ou encore la verrine de tomates séchées et aubergines grillées...

Le Buffet  nocturne (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)
Le Buffet nocturne (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

Le Buffet nocturne (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)
Le Buffet nocturne (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

Une fois par semaine, comme le veut la tradition dans la croisière, les cuisiniers se surpassent enfin avec un splendide buffet nocturne où, de la queue de homard aux makis japonais, tout ce qu'il est possible de manger semble réuni en un seul lieu. La diversité du buffet et sa décoration sont très impressionnantes.

La piscine à l'arrière  (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)
La piscine à l'arrière (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

Un bateau à taille humaine

Tous les passagers rencontrés semblent très satisfaits de la nourriture à bord. Et il en va de même pour l'ambiance de ce très beau petit bateau. Dans Mer et Marine, nous vous faisons régulièrement découvrir de grands paquebots, unités flambantes neuves rivalisant d'innovations. Le Bleu de France n'est pas de ceux là. Lancé en 1981 en Allemagne, l'ex-Europa, réalisé pour Hapag Lloyd, est un navire qui a déjà de nombreux milles sous la carène. Mais c'est un bateau qui a été très bien construit, devant assurer à l'époque des croisières de luxe autour du monde. Ne mesurant que 200 mètres de long pour une jauge de 37.000 tonneaux (à comparer aux 345 mètres et 145.000 tonneaux d'un Queen Mary 2), il dispose de 374 cabines soit une capacité maximale de près de 1000 passagers. Quand il parle de son navire, le commandant ne tari pas d'éloges. Et en matière de beaux bateaux, il s'y connaît, ayant été officier sur le Seven Seas Mariner et le Paul Gauguin, deux unités de luxe récentes exploitées dans le Pacifique. « C'est un très beau bateau, presque trentenaire mais très bien conçu à l'origine et qui a très bien vieilli. Il a été construit en Allemagne comme une Mercedes des mers. La coque est très saine, il est très marin et prend bien la mer », explique Jean-Pierre Ravanat. Après six mois de navigation en Méditerranée, le commandant se montre très satisfait. « Les passagers sont très heureux de la convivialité et du confort. Les espaces communs sont bien séparés et les cabines spacieuses. C'est un bateau qui ne fait que 37.000 tonneaux, c'est-à-dire qu'il est à taille humaine. Et, même si nous avions eu presque 950 passagers à bord cet été, on ne constatait pas une sensation de foule et de masse ». On notera que, durant sa refonte aux chantiers de Barcelone, au printemps, le navire, exploité auparavant chez Pullmantur sous le nom de Holiday Dream, a bénéficié d'importants travaux. Le chantier a porté sur la rénovation des espaces publiques, des coursives et des cabines, ainsi que sur l'installation d'un très beau centre de remise en forme (nous y reviendrons plus loin).

Cabine extérieure  (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)
Cabine extérieure (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

Des cabines étonnement spacieuses

Par rapport à de nombreux autres navires de croisière, le Bleu de France se distingue par ses cabines. Faisant partie de l' « ancienne génération », le paquebot ne dispose que de six suites dotées d'un balcon. En revanche, une grande majorité des cabines, soit 309 sur 374, dispose d'un hublot ou d'un sabord. Outre cette proportion importante de cabines extérieures, on est frappé par la surface des hébergements. Ainsi, au pont 8, même les cabines intérieures affichent une surface de 21 m², soit nettement plus que la moyenne en vigueur sur des unités récentes. Ces cabines aux tons rouges (moquette, coussins, abat-jour) disposent de lits superposés pour les parents et enfants, d'un coin salon avec canapé et table, d'un écran plat et d'une salle de bain avec douche.

Cabine intérieure  (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)
Cabine intérieure (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

Les cabines extérieures affichent une surface de 22 à 24 m². Celles du pont 9 offrent une vue sur le pont promenade. Dotées d'un grand placard et d'un petit salon, elles arborent des teintes blanches ou bleues. Suivant les catégories, les cabines extérieures disposent d'une baignoire ou d'une douche (les personnes âgées seront prioritairement placées dans des cabines dotées de douches, plus faciles d'accès). On y trouve un grand lit et un sofa, que l'équipage replie et déplie le matin et le soir pour le couchage des enfants.

Cabine extérieure  (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)
Cabine extérieure (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

A noter que deux cabines sont spécialement conçues pour les personnes à mobilité réduite. « Les chaises roulantes sont prises en charge à la coupée ou à la réception, l'importante largeur des coursives permettant aux passagers handicapés de laisser leur chaise devant la porte lorsqu'ils sont dans leur cabine. Il y a, de plus, toujours un cabinier pour les assister », explique Sabine, assistante gouvernante.

Suite  (© : CDF)
Suite (© : CDF)

Grande suite  (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)
Grande suite (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

Grande suite  (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)
Grande suite (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

Grande suite  (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)
Grande suite (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

Grande suite  (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)
Grande suite (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

Grande suite  (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)
Grande suite (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

Les suites

Aux ponts supérieurs, sur l'avant, on trouve les suites. La suite royale s'étale sur 80 m², avec chambre, salle à manger (salon) et une superbe salle de bain en marbre vert et rose dotée d'un bain à remous. La suite dispose d'un bar et les passagers y résidant disposent du petit déjeuner en cabine, ainsi que d'une bouteille de champagne le jour de leur embarquement. Il est possible d'y organiser un petit cocktail. Non loin se situent les deux suites princières, très similaires, à l'exception de la salle de bain, qui est plus petite. On notera que ces beaux appartements ne disposent pas de balcon mais de sabords avec vue obstruée, ce qui est quand même très dommage.

Suite Deluxe (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)
Suite Deluxe (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

Suite Deluxe (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)
Suite Deluxe (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

Suite Deluxe (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)
Suite Deluxe (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

Suite Deluxe (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)
Suite Deluxe (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

En revanche, au pont inférieur, les six suites Deluxe avec terrasse sont particulièrement intéressantes. Egalement totalement refaites au printemps, elles affichent une surface de 60 m² et comprennent une chambre, un salon, un grand dressing et une très belle salle de bain, avec du marbre blanc et gris. Très agréable, le balcon comprend deux transats une table et, petit détail sympathique, un pot soutenant un arbuste agrémente la décoration. Des six cabines de cette catégorie présentes sur le bateau, les deux situées vers la proue sont les plus agréables et les plus lumineuses, disposant, en plus de la baie vitrée, de plusieurs sabords. Avec cette surface et ce niveau de confort, ces suites présentent un rapport qualité/prix presque imbattable sur le marché. Le tarif proposé en brochure est, en effet, de 1895 à 2395 euros par personne suivant la saison.

Piscine centrale (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)
Piscine centrale (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

Excursions et animations et animations à bord

Une croisière est avant tout faite pour découvrir de nouvelles contrées. Comme les autres paquebots, le Bleu de France arrive, chaque matin, dans un nouveau port. Pour chaque escale, les passagers sont invités à préparer leur descente à terre à l'avance. Ainsi, le bureau des excursions présente et détaille les différentes visites possibles, les croisiéristes ayant le choix entre des excursions organisées (et payantes) ou bien une descente à terre par leurs propres moyens. Seul impératif : regagner le bateau une heure avant son appareillage. A l'image du service à bord, les Français pourront apprécier les explications et les visites guidées dans leur langue. Un véritable avantage pour Sarah et son mari Christian : « On comprend assez bien l'Anglais mais il faut reconnaître que c'est très agréable d'avoir les explications en Français. Cela permet de comprendre immédiatement tout ce que le guide dit et de ne pas buter sur certains mots qui peuvent perturber la compréhension ».

Bains à remous au pont supérieur (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)
Bains à remous au pont supérieur (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)


Le bateau est, évidemment, l'autre aspect fondamental d'une traversée réussie. Car c'est quand même à bord que les passagers vont passer la moitié de leurs vacances. Il est évidemment très facile de se relaxer, en profitant des deux piscines extérieures et des bains à remous, en s'offrant un bain de soleil sur un transat, ou en se plongeant dans la lecture de l'un des innombrables livres de la bibliothèque.

La bibliothèque (© : CDF)
La bibliothèque (© : CDF)

Salle de jeux de cartes (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)
Salle de jeux de cartes (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

Salon Internet (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)
Salon Internet (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

Mais, en plus, de nombreuses activités sont donc proposées. Quotidiennement, le programme du jour est distribué dans les cabines. Ce petit journal, en Français, regorge d'informations pratiques et détaille les évènements de la journée. Chaque jour, la compagnie propose, par exemple, une soirée à thème, durant laquelle les passagers sont invités à se mettre dans le ton. « Nous avons des soirées tropicales ou orientales, avec buffet à l'appui et durant lesquelles les gens peuvent se déguiser. Il y a un orchestre, des concours de danse, des jeux. Mais ce n'est pas impératif et ce n'est pas non plus trop poussé, car nous ne souhaitons pas faire trop Club de vacances », souligne l'Hôtel Manager. De même, la compagnie propose durant la traversée tout un programme de spectacles, qui se déroulent après le dîner dans le Grand Salon. « Nous avons des spectacles type cabaret, un humoriste ou encore un magicien. Les shows sont de qualité et se déroulent dans une ambiance intimiste, à l'image du bateau ».

Le Millésimes (© : CDF)
Le Millésimes (© : CDF)

L'Acajou (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)
L'Acajou (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

L'Acajou (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)
L'Acajou (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

Le Zan-Zi-Bar (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)
Le Zan-Zi-Bar (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

Le Zan-Zi-Bar (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)
Le Zan-Zi-Bar (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

Le Zan-Zi-Bar (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)
Le Zan-Zi-Bar (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

Outre les spectacles, les passagers peuvent profiter des bars et salons du navire. On retiendra par exemple le très cosy Millésimes, où l'on peut déguster d'excellents digestifs et fumer un cigare. Le salon Acajou, situé à l'avant, offre quant à lui une superbe vue panoramique sur la mer. Machines à sous, poker, roulette... Le casino, ouvert lorsque le bateau est en mer, est un autre lieu très fréquenté en soirée. Sur l'arrière, accolé à la piscine, le Zan-Zi-Bar accueille les soirées à thématiques. Alors que certains dansent au rythme des musiques du monde, d'autres refont le monde au bar ou évoquent avec d'autres passagers, installés dans de confortables fauteuils, les excursions de la journée. Lorsque la nuit est bien avancée, c'est le Nox Club qui prend le relais. Située à côté du Zan-Zi-Bar, cette belle discothèque a été totalement rénovée et permet aux noctambules de faire la fête jusque très tard.

Le Casino (© : CDF)
Le Casino (© : CDF)

Le Casino (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)
Le Casino (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

Le Casino (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)
Le Casino (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

La discothèque (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)
La discothèque (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

La discothèque (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)
La discothèque (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

Les boutiques (© : CDF)
Les boutiques (© : CDF)

Voilà donc, dans les grandes lignes, ce qu'il est possible de faire sur le Bleu de France. D'autres activités sont bien entendu au menu, comme le shopping en mer dans les boutiques détaxées, la salle de jeux de cartes ou les cours de sport en journée. Les enfants bénéficient également d'animations et de locaux dédiés, permettant aux parents de profiter pleinement de leur croisière.

Le Centre de remise en forme (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)
Le Centre de remise en forme (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

Le Centre de remise en forme (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)
Le Centre de remise en forme (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

Le Centre de remise en forme (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)
Le Centre de remise en forme (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

Le Centre de remise en forme (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)
Le Centre de remise en forme (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

Centre de remise en forme flambant neuf

L'un des espaces les mieux réussis du bateau est, aussi, celui qui est le plus caché. Bien entendu, lorsque le navire a été lancé, il y a près de 30 ans, les Centres de remise en forme n'existaient pas. Or, aujourd'hui, ces équipements sont incontournables dans la croisière moderne. La compagnie a donc installé un Spa dans les fonds du navire, localisation insolite pour un tel espace mais seul endroit où il était possible de le loger. Pour y accéder, il faut descendre au pont 2 et, à la sortie de l'ascenseur, une très agréable surprise attend le visiteur. Malgré sa situation peu conventionnelle, le Centre de remise en forme du Bleu de France est un très bel équipement. Il se déploie autour d'une vaste piscine où un parcours aquatique a été mis en place, avec jets massants et hydrothérapie. Autour du bassin, on accède à un sauna et à deux hammams, dont un aromatique. Les passagers peuvent également, en prenant rendez-vous, s'offrir différents massages relaxants et soins du corps entre les mains expertes des personnels du Spa. Les équipements, comme les prestations, sont excellents. Seul points négatifs rencontrés : Il manque sans doute quelques degrés dans les hammams et la salle de sport, contigüe, est un peu « légère ». Petite et étriquée, elle ne dispose que d'une dizaine de machines.

Le Centre de remise en forme (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)
Le Centre de remise en forme (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

Une ambiance très chaleureuse

A quelques petits détails près, c'est donc un très joli bateau que propose Croisière de France. Mais, avant tout, c'est l'ambiance à bord qui reste marquante. Pour la première fois au cours d'un reportage sur un paquebot, nous n'avons entendu personne se plaindre et ce, malgré le fait que les passagers soient majoritairement français et donc réputés pour être des clients exigeants et peu avares de critiques. « L'hôtellerie, la restauration et les excursions sont impeccables. Pour trouver quelque chose à redire, il faut être de mauvaise volonté. Je suis enchantée, notamment par rapport à d'autres croisières que j'ai faites auparavant. Contrairement aux gros bateaux, il n'y a pas d'impression de foule et comme mon Anglais est approximatif, j'apprécie beaucoup que ce soit francophone à bord », explique Christine, une passagère originaire de Dunkerque. « Il y a beaucoup de convivialité et on ne se sent pas anonyme sur ce bateau. Le personnel est très professionnel et très gentil. On n'a pas l'impression que ce sont des sourires forcés. Cela donne un vrai état d'esprit au bateau, que ce soit la femme de ménage, le serveur ou un autre membre d'équipage. Moi je suis ravie et je suis prête à revenir. Sans hésiter », souligne Sophie, une habitante de Montpellier. Même son de cloche du côté de Jacqueline, une Cannoise au large sourire : « Il y a une atmosphère vraiment très chaleureuse. Les gens sont détendus et sympathiques. On mange bien, on fait ne nouvelles rencontres, on ne se sent pas bousculés. Et puis le bateau n'est pas très grand, donc il n'y a pas une impression de foule ». Cette retraitée fait partie des nombreux clients qui découvrent pour la première fois la vie sur un paquebot. Incitée par le côté francophone de CDF, elle s'est décidée cet été à franchir le pas et à réserver une croisière. Après ce premier embarquement, elle affirme vouloir renouveler l'expérience et précise qu'elle ne manquera pas d'en parler autour d'elle. Selon Jean-Lou Rodot : « La croisière à la française était un produit attendu. Nous avons d'excellents retours et le bouche à oreille fonctionne très bien. De nombreux Français, qui découvrent pour la première fois la croisière, sont très agréablement surpris par une réalité qui ne correspond pas du tout à l'image vieillotte et un peu Croisière s'amuse qu'ils en avaient ».
Convaincu également par le Bleu de France, Laurence et James passent, avec regret, leur dernière soirée à bord. « On ne voit pas le temps passer. C'est magique ». Venus de Belgique, ils ont, comme de nombreux autres passagers, particulièrement apprécié le paquebot. James fait durer le plaisir de la dernière nuit, accoudé à la rambarde, observant l'éclat du sillage sous le clair de lune. Image superbe et moment aussi calme qu'intense. « Dès qu'on monte, on se sent chez soi. C'est le seul bateau où je ne me suis pas senti perdu et, quand les escales sont terminées, on a plaisir à remonter à bord. La clientèle vient de tous les milieux, c'est humainement riche et il y a des rencontres formidables. On voit, au fil des jours, les gens se transformer et s'ouvrir. Ce bateau a vraiment une âme et je pense qu'il laisse de grands souvenirs. D'ailleurs, même si j'en suis à ma troisième croisière, je considère que celle-ci c'est finalement la première. La vraie ».

CDF Croisières de France