Croisières et Voyages
Reportage : Une croisière sur le paquebot Norwegian Epic

Reportage

Reportage : Une croisière sur le paquebot Norwegian Epic

Croisières et Voyages

Livré en juin par les chantiers STX France de Saint-Nazaire, le Norwegian Epic est considéré comme l'évènement de l'année dans le monde de la croisière. Evènement, car ce navire, unique en son genre, est un prototype particulièrement ambitieux, commandé en 2006 par la compagnie américaine Norwegian Cruise Line. Doté d'un nombre impressionnant de restaurants et de bars, ainsi que de cabines au design inédit sur un paquebot, le Norwegian Epic impressionne aussi par sa taille. Long de 329.45 mètres pour une largeur de 40.64 mètres, il affiche une jauge de 153.000 tonneaux, ce qui en fait l'un des plus gros paquebots au monde (après les Oasis of the Seas et Freedom of the Seas de Royal Caribbean). Le nombre de cabines, particulièrement impressionnant, est de 2114, pour une capacité maximale de 5186 passagers, auxquels s'ajoutent les 1730 membres d'équipage. Issu du projet « Freestyle 3 » de NCL, l'Epic s'annonçait sur le papier comme un navire exceptionnel. Qu'en est-il dans la réalité ? C'est ce que nous avons cherché à savoir en passant une semaine à bord.

Le Norwegian Epic
Le Norwegian Epic

Le concept Freestyle

Depuis maintenant une dizaine d'année, NCL a développé son concept du Freestyle Cruising, que l'on peut traduire en Français par la croisière en toute liberté. Afin d'attirer une clientèle moins traditionnelle et plus jeune, la compagnie américaine a décidé de provoquer une rupture sur le marché. Ainsi, contrairement à la coutume, les repas à des horaires et tables imposés ont été supprimés. A bord des navires de la flotte, les passagers mangent où et quand bon leur semble. L'offre de restauration est, d'ailleurs, particulièrement imposante, avec une dizaine de restaurants sur chaque bateau et jusqu'à 14 sur le Norwegian Epic. A chacun, ensuite, de choisir là où il souhaite dîner, soit en se présentant librement dans les grandes salles à manger ou au buffet, soit en réservant dans l'un des nombreux restaurants alternatifs du bord (moyennant des suppléments).
Pour aider aux réservations, des écrans sont disposés à divers endroits du paquebot, avec pour chaque restaurant la disponibilité en temps réel. Cette liberté au niveau des repas se retrouve aussi dans les tenues vestimentaires. A bord des unités de NCL, contrairement aux navires traditionnels, il n'est point obligatoire de revêtir costumes, smokings et autres robes de soirée pour aller dîner. Seuls les deux restaurants principaux imposent certaines règles, comme ne pas venir en jean. Mais, ailleurs, les clients s'habillent comme ils le souhaitent, ce qui donne une ambiance nettement plus décontractée. Et cela n'empêche pas, d'ailleurs, certaines personnes de sortir habillées le soir. Ainsi, les costumes côtoient sans problème les tenues plus décontractées dans une atmosphère très « bon enfant ». Avec l'Epic, NCL a introduit la troisième génération du Freestyle, basée sur une offre de restauration et de divertissement plus importante, ainsi que sur certaines innovations, notamment au niveau des cabines.

Le Norwegian Epic
Le Norwegian Epic

Une ligne étonnante et une décoration très réussie

Mais, avant de voir cela, attachons nous quelques instants à l'allure générale du navire. D'extérieur, le Norwegian Epic ne passe pas inaperçu, tant sa silhouette, reconnaissable à la grosse « casquette » surplombant la passerelle, est caractéristique. Initialement, ce design a pu provoquer quelques craintes mais, in fine, le navire présente des lignes qui ne sont pas sans intérêt et, en tous cas, nettement moins disgracieuses qu'on aurait pu le craindre. La coque, du moins jusqu'au niveau de la passerelle, se révèle plutôt élégante et les cassures sur les côtés (les rangées de cabines ne sont pas rectilignes) atténuent fortement l'impression de « barre d'immeuble ».
En ce qui concerne le design intérieur, avec cette nouvelle génération de concept Freestyle et un navire conçu non seulement pour une clientèle assez jeune mais aussi comme lieu de divertissement, on pouvait s'attendre à une décoration intérieure assez osée. Il n'en est rien.

Manhattan Room
Manhattan Room

Le Norwegian Epic est, en fait, un beau modèle d'élégance. Les espaces intérieurs sont généralement très beaux, certains n'étant pas sans rappeler les grands liners d'antan. Ainsi, la Manhattan Room, grande salle à manger située sur l'arrière (pont 6) reproduit avec son architecture de façon vraiment surprenante ce plongeon dans les fastes des transatlantiques d'autrefois, un esprit que tant de paquebots ont tenté, en vain, de reproduire. Logée sur deux ponts, cette salle est dotée de colonnes, avec du bois, au parquet et un recours aux tons classiques, foncés et clairs. Même le Garden Café, situé en haut sur l'avant du navire (pont 15), a bénéficié d'une belle attention au niveau de la décoration, avec ses tables blanches, ses banquettes rouges et ses nombreux arbustes et bouquets de fleur (faux bien évidemment). Le reste du navire est plutôt bien fini, chaque espace ayant sa propre décoration et son « esprit », à même de répondre aux goûts de chacun.

Atrium au dessus du Taste
Atrium au dessus du Taste

La fin de l'atrium géant

Depuis une grosse vingtaine d'années, les paquebots de croisière se distinguent par l'intégration d'un vaste atrium, point de repère du navire. Ces atriums consistent en un impressionnant puits, haut de plusieurs ponts. Généralement, c'est par cet espace que les passagers embarquent et ont une première impression très forte des imposantes dimensions des bateaux. Dans l'atrium, on trouve souvent la réception, le bureau des excursions et également un bar. Sur le Norwegian Epic, NCL a opté pour la rupture avec ce concept. Le bateau ne dispose pas d'un grand espace de ce genre, mais en fait de trois petits atriums répartis sur son long. Le plus impressionnant se situe au centre du navire et se déploie sur trois ponts depuis le restaurant Taste (pont 5). Surplombant la salle à manger, un magnifique lustre, fait de milliers de petites diodes, peut s'admirer depuis deux niveaux de mezzanines. L'un des deux autres atriums, à proximité de la réception, comprend un écran géant sur lequel sont retransmises des compétitions sportives. Il est également possible de s'y adonner à une partie de Wii, la célèbre console de jeu. En soirée, des musiciens viennent y jouer. Enfin, le Cascades Bar, sur l'arrière, fait office de troisième atrium.

Le Cascades Bar
Le Cascades Bar

Atrium avec l'écran géant
Atrium avec l'écran géant

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