Croisières et Voyages
Reportage : Une croisière sur le plus grand clipper du monde

Reportage

Reportage : Une croisière sur le plus grand clipper du monde

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Croisières et Voyages

Depuis bientôt une deux décennies, Star Clippers propose des croisières sur des répliques de grands voiliers de commerce du XIXème siècle. Passionné par ces navires mythiques, l'armateur suédois Mikael Krafft a lancé le concept en 1991, avec le Star Clipper, suivi en 1992 par un sistership, le Star Flyer. Ces deux quatre-mâts, longs de 110 mètres, ont été rejoints quelques années plus tard par unité plus importante. Conçu à l'image du légendaire Preussen, lancé en 1902, le navire amiral de la compagnie est le plus grand voilier traditionnel du monde. Réalisé par les chantiers polonais de Gdansk, le Royal Clipper a été baptisé en juillet 2000. Construit dès l'origine comme navire de croisière, ce cinq-mâts de 134 mètres de long permet de vivre des traversées totalement uniques, entre modernité et navigation à l'ancienne. Cet été, Mer et Marine a pu embarquer à bord de ce superbe bateau, pour une croisière en Méditerranée et en Adriatique. L'occasion de découvrir la vie à bord de ce bateau, ainsi que les villes rencontrées au cours des escales.
Ce reportage est en deux parties, avec un lien vers la seconde page en fin d'article.


(© : STAR CLIPPERS)
(© : STAR CLIPPERS)


Petit détour par Rome


C'est en début de soirée, le samedi 8 août, que nous avons retrouvé notre bateau dans le port de Civitavecchia. Partis le matin de Paris, direction Rome, nous en avons profité pour découvrir, avant d'embarquer, la capitale italienne. D'autres passagers, nous le saurons plus tard, ont même passé une ou deux nuits sur place, ce qui, à posteriori, nous a semblé très judicieux. A cette période, la ville éternelle est des plus agréables, libérée de ses embouteillages et offerte aux touristes. Depuis l'aéroport de Fiumicino, une navette ferroviaire permet, en moins d'une demi-heure, de rallier la gare centrale, au coeur de Rome. C'est là que nous prendrons le train pour Civitavecchia dans quelques heures. En attendant, une petite ballade s'impose et, comme la gare est très bien placée, autant y aller à pieds.


Rome (© : MER ET MARINE)
Rome (© : MER ET MARINE)

Rome (© : MER ET MARINE)
Rome (© : MER ET MARINE)

Rome (© : MER ET MARINE)
Rome (© : MER ET MARINE)

Rome (© : MER ET MARINE)
Rome (© : MER ET MARINE)

Rome (© : MER ET MARINE)
Rome (© : MER ET MARINE)

Rome (© : MER ET MARINE)
Rome (© : MER ET MARINE)

Rome (© : MER ET MARINE)
Rome (© : MER ET MARINE)


Rues commerçantes, Trevi, Panthéon, place des trois fontaines... La cité est somptueuse et il est difficile de ne pas tomber sous le charme. Le temps passe malheureusement très vite et nous sautons dans un bus pour revenir à la gare. Il nous reste en effet un peu de temps mais la prudence s'impose, surtout en Italie. Ainsi, à notre arrivée, nous avons attendu près de 40 minutes pour déposer nos bagages à la consigne. Il n'y avait pourtant pas foule mais le personnel n'était pas des plus nerveux... Par chance, le retrait des bagages est plus rapide et nous nous dirigeons tranquillement vers le quai pour prendre l'équivalent local du TER. Considérée comme le port maritime de Rome, Civitavecchia est à environ une heure de la capitale italienne. C'est là que nous retrouvons notre bateau.


Le Royal Clipper (© : STAR CLIPPERS)
Le Royal Clipper (© : STAR CLIPPERS)


Embarquement au coucher du soleil


Nous voilà donc à Civitavecchia. De la gare, située sur un promontoire, on peut voir le port et, derrière des silos, nous distinguons cinq grands mâts. Pas de doute, le Royal Clipper est là. Comme nous n'arrivons pas avec la navette que la compagnie a mise à disposition en fin d'après-midi au départ de l'aéroport, il nous faut rejoindre le quai par nos propres moyens. Un chauffeur de minibus, posté en embuscade, embarque les touristes un peu perdus. Deux euros par personne pour cinq minutes... Nous disant que la prochaine fois, nous ferions le trajet à pieds, nous descendons devant l'entrée du port. Il est un peu plus de 19 heures et tout cela semble bien désert. La gare maritime est vide et il n'y a personne pour nous renseigner. Nous décidons donc de cheminer, valises en main, le longs des quais, pour retrouver notre bateau. Après une journée d'activité intense dans la chaleur de l'été, le port est d'un calme surréaliste, presque fantomatique. A l'autre bout de la jetée, deux paquebots appareillent. Un géant de RCCL est en train de franchir les passes, alors qu'un navire de Holland America largue ses amarres. Chemin faisant, nous observons le spectacle. Le Royal Clipper est encore masqué par une impressionnante bâtisse, que seuls ses mâts, hauts d'une cinquantaine de mètres, parviennent à dépasser. Puis c'est la rencontre, une fois le silo contourné. Nous découvrons pour la première fois l'impressionnant voilier, situé dans l'axe du soleil couchant. L'image est splendide et nous semble de très bonne augure pour cette croisière.

Le Royal Clipper à Civitavecchia (© : MER ET MARINE)
Le Royal Clipper à Civitavecchia (© : MER ET MARINE)


Première soirée à bord


Manifestement, nous sommes dans les derniers à embarquer. Dans une tente, au pied du navire, un membre d'équipage nous accueille et prend nos valises. En haut de la coupée, un matelot en col bleu traditionnel prend en charge nos bagages et nous conduit à la cabine. Nous passons par le Tropical Bar, salon extérieur protégé par une tenture, où les passagers déjà installés prennent l'apéritif. Puis nous pénétrons dans le navire par une porte à battants en bois. Attention à la marche ! Un rapide détour à la réception du bateau permet de remplir les formalités et de laisser une emprunte de carte bleue, qui servira à régler les services à bord (boissons, excursions, Spa, boutique), la carte ouvrant la cabine servant de moyen de paiement. Après avoir descendu deux niveaux et fait quelques mètres dans la coursive tribord du pont Commodore, nous voilà dans nos quartiers. Une cabine assez vaste et décorée dans le pur style traditionnel, avec des meubles en bois, des tableaux et de petites lampes dorées. Seule la présence d'une télévision empêche de croire que l'on a remonté le temps. Au dessus du double lit, particulièrement confortable, un double hublot donne sur l'extérieur. Pont le plus bas du navire au niveau des logements, le Commodore est situé près de la ligne de flottaison. Dès que le bateau est en mer, la vue de l'eau, si proche, est assez unique. Et, dès qu'il y a un peu de mer, les vagues viennent caresser les hublots.

Cabine standard (© : MER ET MARINE)
Cabine standard (© : MER ET MARINE)

Cabine standard (© : MER ET MARINE)
Cabine standard (© : MER ET MARINE)

Par le hublot de la cabine (© : MER ET MARINE)
Par le hublot de la cabine (© : MER ET MARINE)

Par le hublot de la cabine (© : MER ET MARINE)
Par le hublot de la cabine (© : MER ET MARINE)


Quelques minutes après notre arrivée, on frappe à la porte. Il s'agit d'Alfonsus, notre steward, qui vient se présenter. Charmant et très avenant, ce jeune Philippin s'occupera de notre cabine durant toute la traversée, s'assurant chaque jour le nettoyage et répondant aux moindres de nos questions.
Nous décidons, avant d'aller dîner, de défaire rapidement nos valises. Commodes, penderie... Les rangements sont peu spacieux mais assez nombreux. On en profite aussi pour recharger nos téléphones portables et appareils photo, plusieurs prises électriques compatibles avec les appareils français étant à disposition. Avant de sortir, nous jetons un coup d'oeil à la salle de bain.... Recouverte de marbre, avec une douche et différents produits pour le corps.
La cabine se révèle donc belle et fonctionnelle. Les détails sont soignés, c'est une évidence. On regrettera, toutefois, l'absence de minibar, permettant notamment de disposer d'eau fraîche en cabine.


Suite de l'armateur (© : MER ET MARINE)
Suite de l'armateur (© : MER ET MARINE)

Suite de l'armateur (© : MER ET MARINE)
Suite de l'armateur (© : MER ET MARINE)

Suite de l'armateur (© : MER ET MARINE)
Suite de l'armateur (© : MER ET MARINE)

Suite de l'armateur (© : MER ET MARINE)
Suite de l'armateur (© : MER ET MARINE)


Le navire compte, en tout, une centaine de cabines (toutes non-fumeur), pour une capacité de 227 passagers. Au pont Commodore et au pont Clipper (niveau supérieur) se situent les cabines standards. Les équipements sont sensiblement équivalents pour toutes, seules quelques différences au niveau de l'aménagement et de la superficie étant à signaler. Ainsi, les logements situés vers la proue sont moins grands. A noter, également, qu'un couchage, repliable, se situe au dessus du lit.
Tout à l'arrière du pont Clipper, on trouve les deux suites de l'armateur (Owner's suites). Ces grandes cabines disposent d'un salon avec bar (doté d'un frigidaire), d'un lit double et d'un lit pour les enfants. Ces suites comprennent, en outre, une grande salle d'eau avec bain à remous. Très confortables, elles offrent un accès direct à la marina, installée à la poupe du navire. Elles sont, en revanche, dépourvue de véranda.


Deluxe suite (© : MER ET MARINE)
Deluxe suite (© : MER ET MARINE)

Deluxe suite (© : MER ET MARINE)
Deluxe suite (© : MER ET MARINE)

Deluxe suite (© : MER ET MARINE)
Deluxe suite (© : MER ET MARINE)


Seules 12 suites sont dotées d'un balcon privé. Elles se situent toutes au niveau du pont Principal et sont regroupées, sur le tiers avant, dans un espace privatif. Très lumineuses, ces belles « Deluxe Suites » comprennent un salon, un minibar, des lits jumeaux ou doubles, ainsi qu'une très belle salle d'eau avec bain à remous. De notre avis, on les préfèrera sans doute aux suites de l'armateur, non seulement en raison du balcon, mais également de leur luminosité et de l'accès direct aux ponts extérieurs. A noter qu'au même niveau, mais sur l'arrière, sont logées deux autres suites. Les « Deluxe deck cabins » ont notamment un lit double, un minibar et un bain à remous. Il n'y a pas de balcon mais un accès direct sur le pont, notamment vers la très agréable plage arrière.
De manière générale, les cabines sont donc très confortables. Elles n'ont pas l'allure moderne des paquebots récents mais donnent, en raison du concept de Star Clippers, dans l'esprit traditionnel du yachting et de la belle plaisance. Plutôt bien conçues, malgré une architecture du navire forcément moins optimisée que celles des grands bateaux de croisière, elles se révèlent très agréables à vivre. Rien à redire, par ailleurs, sur l'aspect propreté. Deux fois par jour, un steward refait le lit et nettoie la cabine. Le service de pressing est également très efficace, chemises, pantalons, chaussettes et autres sous-vêtements étant rendus, impeccables, en moins de 24 heures.
D'aucun, habitués des paquebots de croisière dont l'essentiel des cabines sont extérieures, pourront redouter l'absence quasi-totale de balcons. Cet à priori doit être très relativisé. Le Royal Clipper est, en effet, un navire où l'on vit très proche de l'eau. Cette proximité se ressent notamment la nuit, où l'on s'endort bercé par le léger mouvement de la coque et au bruit de la mer glissant sur la carène et les bords. L'accès aux ponts extérieurs est toujours rapide et de nombreux espaces permettent de profiter pleinement de la mer. Ici, le balcon n'a donc rien d'indispensable.


Clipper Dining Room (© : STAR CLIPPERS)
Clipper Dining Room (© : STAR CLIPPERS)


Une restauration impeccable


Mais revenons à notre première soirée. Sitôt les valises défaites, nous partons dîner. Il est déjà 20H30. Alfonsus, que nous croisons, nous indique le chemin. Rien de plus simple. Il s'agit d'aller tout droit, de marcher une vingtaine de mètres et d'ouvrir la porte située au fond de la coursive. Nous pénétrons alors dans un endroit étonnant. L'unique salle à manger du Royal Clipper se déploie sur toute la largeur du navire. La hauteur de plafond est très importante, puisque la « Clipper Dining Room » est enserrée d'une double mezzanine, soutenue par des colonnes au style antique, sur les deux ponts supérieurs. Au centre trône un superbe escalier en colimaçon. Les rambardes des mezzanines sont en fer forgé, les murs étant recouverts de peinture. Au plafond, nos regards sont attirés par une sorte de grande rosace avec une base vitrée et des hublots sur les côtés. Cette structure, qui renferme de l'eau, n'est autre que la piscine principale, située au pont supérieur !


La piscine au dessus de la Clipper Dining Room (© : STAR CLIPPERS)
La piscine au dessus de la Clipper Dining Room (© : STAR CLIPPERS)

Clipper Dining Room (© : MER ET MARINE)
Clipper Dining Room (© : MER ET MARINE)

Clipper Dining Room (© : MER ET MARINE)
Clipper Dining Room (© : MER ET MARINE)

Clipper Dining Room (© : MER ET MARINE)
Clipper Dining Room (© : MER ET MARINE)


En dessous, se déploie donc le restaurant, organisé autour d'un vaste buffet central, légèrement en contrebas. De nombreuses tables sont disposées sur deux niveaux, avec de confortables banquettes rouges ou, pour les amoureux, de petites tables pour deux.
Mani, responsable du restaurant, nous accueille. Ce soir, nous sommes dans les derniers à venir dîner, les autres passagers s'étant restauré assez tôt pour profiter de l'appareillage, ou se reposer en cabine après une longue journée d'acheminement (notamment pour les Américains). Notre première rencontre avec la cuisine du chef est très bonne et cette impression ne se démentira pas au fil du voyage.


Clipper Dining Room (© : MER ET MARINE)
Clipper Dining Room (© : MER ET MARINE)


Le dîner, à table, est servi de 19H30 à 22H, ce qui laisse une bonne marge de manoeuvre pour ne pas être stressé par le timing imposé des deux services sur la plupart des paquebots. Autre avantage : il n'y a pas de place attitrée. Chaque soir, on choisira une table différente, en fonction des disponibilités, mais aussi des envies ou des rencontres. Le premier soir, vous optez généralement pour le tête-à-tête. Puis, les jours suivants, le hasard vous placera à la table d'inconnus venus de l'autre bout du monde et avec lesquels vous partagez un agréable moment. Ensuite, vous déciderez de dîner avec les personnes que vous avez rencontrées au bar, lors d'une activité nautique ou au cours d'une excursion. Le Royal Clipper, grâce à cette formule sans service ni places imposées, offre une véritable liberté et de nombreuses opportunités de faire de nouvelles rencontres. Les personnels, remarquables, sont par ailleurs attentifs aux les liens qui se tissent entre les passagers. Ainsi, à plusieurs reprises, Mani nous indiquera la table où ont pris place nos amis de voyage.
Côté nourriture, à chaque jour sa spécialité. Les entrées et les plats sont présentés tous les soirs au Piano bar, ce qui permet de visualiser les mets, dont les seules appellations sur la carte, parfois exotiques, ne sont pas toujours très parlantes.










Plats servis le soir au restaurant (© : MER ET MARINE)
Plats servis le soir au restaurant (© : MER ET MARINE)


Saveurs méditerranéennes, françaises, asiatiques, orientales, antillaises... Les plats sont variés, copieux et vraiment très bons. De manière générale, il s'agit de plats relativement simples (ce qui n'empêche pas d'être original) et très efficaces. On notera aussi l'importance accordée aux produits frais et la présence de plats végétariens. Nous avons trouvé l'ensemble excellent et le chef, comme l'ensemble de l'équipe en cuisine, méritent d'être félicités. Cet aspect est d'autant plus sensible que sur certaines grandes compagnies de croisière, la qualité de la nourriture ne va malheureusement pas en s'améliorant.
La carte des vins, quant à elle, est aussi bien fournie, avec des tarifs plutôt abordables, puisqu'on déniche sans mal de très bonnes bouteilles à moins de 30 euros. Et si la bouteille n'est pas terminée au cours du repas, elle est gardée de côté par les serveurs et vous sera représentée le lendemain.


Clipper Dining Room le midi (© : MER ET MARINE)
Clipper Dining Room le midi (© : MER ET MARINE)

Clipper Dining Room le midi (© : MER ET MARINE)
Clipper Dining Room le midi (© : MER ET MARINE)

Buffet du midi au Tropical bar (© : MER ET MARINE)
Buffet du midi au Tropical bar (© : MER ET MARINE)


Si, le soir, le dîner est servi à table, le midi, la Clipper Dining Room se transforme en buffet. Là encore, le choix est généralement très varié, avec de nombreuses salades, des plats en sauce, de la charcuterie, une rôtisserie, du fromage et de nombreux fruits et desserts. Certains midis, en fonction de l'endroit où navigue le bateau, le buffet est installé à l'extérieur, au Tropical bar. Cette configuration permet d'apprécier au mieux le paysage, tout en se restaurant.
L'offre est complétée par un goûter, servi au Tropical Bar chaque jour entre 17H et 18H. Sandwiches frais, fruits, plats en sauce, fromages et pâtisseries sont proposés aux gourmands. Enfin, à 23H30, les passagers qui ont encore faim peuvent profiter de la collation de minuit.


Sur le Royal Clipper (© : MER ET MARINE)
Sur le Royal Clipper (© : MER ET MARINE)

Sur le Royal Clipper (© : MER ET MARINE)
Sur le Royal Clipper (© : MER ET MARINE)

Une nuit sous les étoiles

Après le dîner, nous décidons d'aller prendre un verre au Tropical Bar, véritable centre de vie et de rencontre du bateau. Du matin jusque tard dans la nuit, on vient y prendre un verre ou un café, lire un livre sur une table ou attendre des amis. Chaque soir, des animations y sont également organisées. Pour notre première nuit à bord, l'ambiance est calme. Pendant que nous dînions, le Royal Clipper quittait Civitavecchia. Il fait désormais nuit et nombre de passagers ont regagné leurs cabines. Un petit tour sur le pont supérieur (Pont Soleil) s'impose. La nuit est calme et un léger vent vient rafraîchir les réminiscences d'une journée très chaude. Nous sommes seuls sous les cinq grand-mâts, illuminés par une longue guirlande faite de dizaines de lampions. La mer est paisible et le silence n'est légèrement perturbé que par la mer, discrète, qui s'écoule le long de la coque. Instant magique à contempler les étoiles dans la nuit. On s'allonge sur une chaise et on profite, tout simplement, de ce moment de relaxation, loin du stress de la vie quotidienne.


Sur le Royal Clipper (© : MER ET MARINE)
Sur le Royal Clipper (© : MER ET MARINE)


Premier jour : L'acclimatation


Fatigués par une journée qui a commencé très tôt pour rejoindre l'aéroport, nous nous couchons assez tôt, histoire d'être en forme pour notre première journée de croisière. A bord, chacun va rapidement trouver sa place, tout en suivant son propre rythme. Par rapport aux paquebots traditionnels, la journée apparaît nettement moins contrainte. On l'a vu, les horaires pour se restaurer sont larges et il n'y a pas de premier ou de deuxième service. L'arrivée du navire en escale se fait, par ailleurs, souvent vers midi, ce qui laisse le temps de se détendre en matinée.
Le petit déjeuner, dans le grand restaurant et sous forme de buffet, est ouvert de 8H à 10H. Pour les plus matinaux, l' « Early Bird Breakfast » permet de se restaurer dès 6H30 du matin. On notera aussi que la compagnie met à disposition, gracieusement, du café, du lait et un assortiment de thés, près de la porte qui sépare le grand salon du Tropical Bar. Il s'agit là d'une excellente idée, à la fois parce que ce service gratuit est accessible toute la journée, mais aussi parce que le café est BON, ce qui devient de plus en plus rare en croisière (où l'on est souvent confronté à l'abominable « regular coffee » américain).


Le Tropical bar (© : STAR CLIPPERS)
Le Tropical bar (© : STAR CLIPPERS)


Sur le Royal Clipper, la journée débute à 6H30 avec une activité intitulée « Pelagos Project ». Clara, une jeune Espagnole spécialisée dans la faune marine, fait découvrir, au lever du jour, la vie des baleines et autres dauphins. Pour avoir la chance de voir ces animaux surfer sur les vagues, mieux vaut, en effet, se lever de bonne heure.
En ce qui nous concerne, nous n'aurons pas rendez-vous avec Clara ce premier matin, où nous ne sommes pas parvenus à nous extraire du lit suffisamment tôt. Sitôt le petit déjeuner englouti, nous partons à la découverte de notre navire. Il est bientôt 10 heures et le voilier vogue toujours sous un ciel bleu et au travers d'une mer calme.


Sur le Royal Clipper (© : MER ET MARINE)
Sur le Royal Clipper (© : MER ET MARINE)


Nous commençons la visite par l'intérieur et le pont Clipper, situé au dessus du restaurant. On y trouve la réception où Olga, d'origine Ukrainienne, répond aux moindres questions et gère la boutique, contigüe, où l'on peut acheter quelques souvenirs (vêtements, sacs, accessoires...). Nous sommes d'ailleurs surpris car, pour la première fois sur un navire de croisière, nous ne trouvons pas l'espace qui commercialise des cigarettes. Olga nous indique qu'il n'y en a pas à bord, ni en boutique, ni au détail dans les bars. Dommage car cela est bien pratique. Heureusement, en voyageurs prudents, nous avions pris quelques réserves et pourront attendre de descendre à terre pour nous réapprovisionner. Cette anecdote peut servir aux fumeurs qui souhaitent réaliser une longue traversée sans escale, par exemple une transatlantique. Mieux vaut, alors, prévoir suffisamment de cigarettes avant d'embarquer, à moins d'être contraint au sevrage forcé.


Le bureau des excursions (© : MER ET MARINE)
Le bureau des excursions (© : MER ET MARINE)


Une fois la boutique inspectée, nous nous dirigeons vers l'avant du bateau. C'est là qu'est installé le bureau des excursions. Avant l'arrivée en escale, on peut se documenter sur les régions visitées et les excursions proposées. Payantes, ces sorties doivent être réservées à l'avance et seront facturées sur la note finale. A noter qu'avant d'embarquer, la compagnie, dans le livret de voyage envoyé aux domiciles des passagers après la réservation de la croisière, détaille les différentes excursions proposées. Pour notre part, nous avions, ainsi, déjà repéré quelques activités intéressantes, comme l'ascension du mont Etna, en Sicile, ou la découverte en Buggy de Korcula, en Croatie. Ce passage au bureau sera l'occasion de nous inscrire à l'excursion en Sicile, où nous arriverons dans deux jours.


Le Piano Bar (© : MER ET MARINE)
Le Piano Bar (© : MER ET MARINE)

Le Piano Bar (© : MER ET MARINE)
Le Piano Bar (© : MER ET MARINE)

Le Piano Bar (© : MER ET MARINE)
Le Piano Bar (© : MER ET MARINE)

Le Piano Bar (© : MER ET MARINE)
Le Piano Bar (© : MER ET MARINE)


La visite du Royal Clipper se poursuit au pont supérieur. Nous découvrons un superbe salon, baptisé Piano Bar. Au centre, un puits de lumière donne sur le restaurant, situé deux niveaux plus bas. Très vaste et cosy, le Piano Bar est un lieu calme et paisible. Assez peu fréquenté en été, il fait la joie des passagers souhaitant dévorer un livre, faire une partie de cartes, travailler en silence ou prendre un verre avec ses amis, en toute intimité. On y voit aussi, chaque jour, des personnes assoupies dans les confortables sièges et canapés, profitant de la fraîcheur et du calme. En début de soirée, Claus, le musicien et DJ du bateau, prend place au piano, offrant aux convives prenant l'apéritif une ambiance très agréable. Au bout du salon, en allant vers l'arrière, se trouve un bar, qui communique avec celui de l'extérieur (Tropical Bar). C'est là que sont disposés les thermos avec le café, le lait et les thés en libre service.


La bibliothèque (© : MER ET MARINE)
La bibliothèque (© : MER ET MARINE)

La bibliothèque (© : MER ET MARINE)
La bibliothèque (© : MER ET MARINE)


La porte franchie, on pénètre dans le Tropical Bar, protégé du soleil par une grande tenture. En face, est logée une magnifique bibliothèque. Dans un pur style traditionnel, ce très bel espace est fait de tables de salons entourées de gros fauteuils en cuir. Au centre se situe une cheminée et, sur les étagères, de très nombreux ouvrages sont à la disposition des passagers. On y trouve aussi des jeux de société, avec lesquels les passagers peuvent s'amuser à n'importe quelle heure de la journée, ainsi que des journaux, en plusieurs langues, qui permettent de rester au courant de l'actualité.


(© : MER ET MARINE)
(© : MER ET MARINE)


En communion avec la mer

Dès les premières 24 heures, ce qui frappe, à bord du Royal Clipper, c'est cette ambiance si particulière de la navigation sur un voilier. Certes, pour cette traversée en Méditerranée, le vent sera rarement favorable et les transits entre ports se feront, pour l'essentiel, au moteur. Toutefois, même sans que soit déployée la voilure, l'atmosphère demeure unique. Partout, sur le bateau, la mer est directement accessible. Contrairement à un grand paquebot, l'eau n'est pas à quelques dizaines de mètres.


Coucher de soleil vu du Tropical bar (© : MER ET MARINE)
Coucher de soleil vu du Tropical bar (© : MER ET MARINE)

Sur le Royal Clipper (© : MER ET MARINE)
Sur le Royal Clipper (© : MER ET MARINE)

Vue depuis un mât (© : NATHALIE BAESLER)
Vue depuis un mât (© : NATHALIE BAESLER)

Hublot d'une cabine (© : MER ET MARINE)
Hublot d'une cabine (© : MER ET MARINE)


Dans les cabines, les hublots sont à proximité immédiate de la surface, donnant l'impression de surfer sur les vagues. Tous les espaces publics offrent une vue sur l'extérieur, y compris le petit centre de bien être. Bien que situé sous le pont Commodore, c'est-à-dire sous la ligne de flottaison, il dispose d'une douzaine de hublots sous-marins. Cette disposition, incroyable, jette une lumière bleutée dans la salle et, lorsque le bateau est au mouillage, on peut observer derrière les vitres les poissons nageant le long de la coque. Cette proximité avec la mer se retrouve, bien évidemment, à l'extérieur.


(© : MER ET MARINE)
(© : MER ET MARINE)


A la rambarde du pont principal, on a l'impression de pouvoir toucher l'eau. Grand moment de bonheur, également, que de se reposer dans les filets enserrant le Beaupré (mât de proue incliné). Les passagers, à leur guise, viennent s'y allonger et profiter d'un instant unique, juste au dessus de la vague d'étrave. D'autres préfèreront les deux petits encorbellements situés eux aussi sur la proue, où l'on peut s'asseoir et savourer seul ou à deux l'étendue de la mer, le visage caressé par le vent...


Vue de l'encorbellement bâbord (© : MER ET MARINE)
Vue de l'encorbellement bâbord (© : MER ET MARINE)

Vue de l'encorbellement bâbord (© : MER ET MARINE)
Vue de l'encorbellement bâbord (© : MER ET MARINE)

Vue de l'encorbellement bâbord (© : MER ET MARINE)
Vue de l'encorbellement bâbord (© : MER ET MARINE)


Par rapport à un gros navire de croisière, on peut se demander, avant d'embarquer, comment le voilier se comporte à la mer. Entendez par là : Bouge-t-il beaucoup ? Evidemment, sa masse étant moins importante que celle d'un paquebot, le Royal Clipper est sensé être plus sensible aux éléments. Il offre, toutefois, moins de prise au vent que les « hôtels flottants ». Avec sa coque très bien dessinée, le bateau se révèle très « marins », c'est-à-dire qu'il tient bien la mer. Pour le confort des passagers, le voilier a, en outre, été doté dès sa construction d'un système antiroulis par déplacement, dans la coque, de masses d'eau. Au final, par temps relativement calme, les mouvements sont insignifiants. Lorsque la mer se creuse un peu, le bateau bouge, inévitablement, mais de manière tout à fait acceptable. Si c'est le cas, on conseillera quand même aux personnes sujettes au mal de mer de bien manger, de s'aérer sur les ponts extérieurs et, surtout, de s'occuper. Il faut, en effet, laisser au corps le temps de s'habituer aux mouvements, processus qui peut être facilité par quelques médicaments, en cas de besoin (à prendre avant de se sentir mal). Durant notre traversée, nous n'avons eu qu'une journée légèrement mouvementée, où quelques passagers se sont sentis un peu barbouillés.


Fin de journée sur le Royal Clipper (© : MER ET MARINE)
Fin de journée sur le Royal Clipper (© : MER ET MARINE)


Première navigation en tender


Après une première visite du bord, nous observons l'arrivée du Royal Clipper à Ponza. Cette petite île de pêcheurs, située à l'ouest de Naples, offre un intérêt limité, si ce n'est pour marcher un peu et se réapprovisionner en cigarettes ! Nous sommes mouillés face au port. Pour gagner la terre ferme, les deux tenders du navire sont mis à l'eau. Ces embarcations, qui font penser à de petits chalands de débarquement, sont conçues pour pouvoir accoster sur les plages. Chaque tender peut accueillir 60 personnes et les deux bateaux se relaient, sous forme de navettes, pour débarquer les passagers descendant à terre. Des départs ont lieu tous les quarts d'heure ou toutes les demi-heures, permettant ainsi à chacun de « sortir » quand bon lui semble.

Tender du Royal Clipper (© : MER ET MARINE)
Tender du Royal Clipper (© : MER ET MARINE)

Tender du Royal Clipper devant Ponza (© : MER ET MARINE)
Tender du Royal Clipper devant Ponza (© : MER ET MARINE)

Embarquement au pied du bateau (© : MER ET MARINE)
Embarquement au pied du bateau (© : MER ET MARINE)

Dans le Tender (© : MER ET MARINE)
Dans le Tender (© : MER ET MARINE)

En allant vers Ponza (© : MER ET MARINE)
En allant vers Ponza (© : MER ET MARINE)

Ponza (© : MER ET MARINE)
Ponza (© : MER ET MARINE)

Ponza (© : MER ET MARINE)
Ponza (© : MER ET MARINE)

Ponza (© : MER ET MARINE)
Ponza (© : MER ET MARINE)

Ponza (© : MER ET MARINE)
Ponza (© : MER ET MARINE)

Ponza (© : MER ET MARINE)
Ponza (© : MER ET MARINE)

Ponza (© : MER ET MARINE)
Ponza (© : MER ET MARINE)


Comme le Royal Clipper n'embarque qu'un peu plus de 200 croisiéristes, les tenders sont rarement pleins et on ne subit pas la cohue des grands navires au mouillage, où des milliers de passagers se précipitent simultanément vers les tenders. Pour rejoindre Ponza, il nous faudra une petite dizaine de minutes. La traversée permet d'apprécier, vue de la mer, ce petit port de pêche et les paysages environnants. Après avoir accosté, nous faisons un tour « en ville » puis décidons de rentrer. Sur le quai, les matelots du tender nous attendent. Grippe A oblige, chaque passager, avant de remonter à bord, doit appliquer sur ses mains une dose de gel hydro-alcoolique destiné à tuer microbes et bactéries.


Départ de Ponza (© : MER ET MARINE)
Départ de Ponza (© : MER ET MARINE)


Départ de Ponza sur fond de coucher de soleil, toutes voiles dehors


Si nous n'avons pas trouvé l'escale exceptionnelle, la fin de journée restera, en revanche, inoubliable. Pour la fin de cette première escale, le Royal Clipper parade devant la côte, toutes voiles dehors. Il y a là 5000 m² de toile, soit une trentaine de voiles, dont 24 carrées. A bord des canots, les passagers font le tour du bateau, afin d'immortaliser la scène. Puis, une fois tout le monde rentré, les passagers se préparent pour un apéritif en plein air. Le spectacle est fabuleux.


Départ de Ponza (© : MER ET MARINE)
Départ de Ponza (© : MER ET MARINE)

Départ de Ponza (© : MER ET MARINE)
Départ de Ponza (© : MER ET MARINE)

Départ de Ponza (© : MER ET MARINE)
Départ de Ponza (© : MER ET MARINE)

A la poupe du navire, l'île de Ponza s'éloigne doucement dans un magnifique coucher de soleil. Verre à la main, les chanceux que nous sommes ne perdent pas une miette de ce spectacle. Dès lors, le stress du quotidien est définitivement oublié et le dépaysement est total. Nous avons l'impression d'être hors du temps et d'avoir quitté Paris, non pas depuis une trentaine d'heures, mais depuis déjà plusieurs jours.
Le soleil ayant disparu derrière les hauteurs de l'île, il est temps d'aller savourer notre second dîner à bord, tout aussi délicieux que la veille.

Le soir au Tropical bar (© : MER ET MARINE)
Le soir au Tropical bar (© : MER ET MARINE)


Des animations chaque soir


Sur les paquebots de croisière modernes, on trouve un nombre impressionnant d'espaces publics, notamment dédiés au divertissement. Théâtre, casino, multitude de bars et salons, discothèque... Sur le Royal Clipper, il n'y a rien de tout cela. Quand on est habitué de la croisière, on craint d'ailleurs, honnêtement, de passer des soirées un peu « mortes » sur un navire comme celui-ci. Il n'en est en fait rien. Le dîner terminé, les passagers prennent vite l'habitude de se retrouver au Tropical bar. En dehors de quelques rares passagers qui préfèrent l'atmosphère du Piano Bar, les fins de soirées se déroulent toujours en plein air.

Le soir au Tropical bar (© : MER ET MARINE)
Le soir au Tropical bar (© : MER ET MARINE)

Le soir au Tropical bar (© : MER ET MARINE)
Le soir au Tropical bar (© : MER ET MARINE)

Le soir au Tropical bar (© : MER ET MARINE)
Le soir au Tropical bar (© : MER ET MARINE)


L'équipe d'animation du bateau, emmenée par la Lidija, la directrice de croisière, propose quotidiennement une nouvelle soirée à thème. Défilé de mode, tombola, spectacle des talents, groupes locaux, soirée DJ, karaoké, projection d'un film historique sur les grands voiliers d'autrefois... Il y en a pour tous les goûts. Durant la traversée, une soirée « pirates » sera même organisée, chaque passager devant trouver de quoi se déguiser. La plupart joueront le jeu et cette nuit restera pour beaucoup mémorable. Sur le pont en teck, on organisera même une course bernards l'hermites qui, dans le meilleur style du tiercé, donnera lieu à des paris et des encouragements effrénés.


Soirée pirates (© : MER ET MARINE)
Soirée pirates (© : MER ET MARINE)

Soirée pirates et Bernard l'Hermite (© : MER ET MARINE)
Soirée pirates et Bernard l'Hermite (© : MER ET MARINE)

Soirée pirates et Bernard l'Hermite (© : MER ET MARINE)
Soirée pirates et Bernard l'Hermite (© : MER ET MARINE)


Même si certaines animations font un peu « kitsch », dans l'ensemble, l'ambiance et la bonne-humeur sont au rendez-vous. On regrettera parfois, notamment pour les passagers les plus jeunes, qu'un vrai DJ ne soit pas à bord. Si Claus est en effet bon musicien et très bon chanteur, son répertoire n'a rien à voir avec celui d'une discothèque, sans compter qu'il semblait vouer un véritable culte à Stéphanie de Monaco, dont la célèbre chanson, « Comme un ouragan », fut exhumée de l'oubli plusieurs fois par jour ! On reconnaîtra qu'avec un seul espace de divertissement et une clientèle composée de tranches d'âges et de styles différents, l'exercice musical n'est pas toujours aisé. Malgré tout, la piste de danse fut quand même bien remplie et, sous les étoiles, on s'amusa facilement jusqu'à 1 ou 2 heures. Ensuite, une fois la musique coupée, les noctambules, notamment les plus jeunes, se retrouvaient sur le pont supérieur, sous les mâts et les étoiles, pour prolonger la nuit.


Un passager plongé dans un livre (© : MER ET MARINE)
Un passager plongé dans un livre (© : MER ET MARINE)


Qui sont les passagers ?


Dès le premier jour, nous avons commencé, curieux, à observer les passagers. En venant sur le Royal Clipper, nous nous demandions, en effet, quel type de population partait en croisière sur un grand voilier. De manière générale, les passagers ont un minimum de moyens. Par rapport à certaines grandes compagnies, qui, pour remplir leurs bateaux, multiplient les offres promotionnelles jusqu'à l'extrême et drainent un public pas toujours très « classe », Star Clippers se démarque. A priori, on pourrait penser qu'une clientèle plutôt très aisée est recherchée. En fait, si le bateau est imaginé dans l'esprit du yachting et qu'à bord, on croise des gens ayant des moyens assez conséquents, la philosophie n'est pas d'en faire une unité de luxe pour nantis. L'armateur qui a grandi dans le port de Saltsjobaden avec les marins et les ouvriers des chantiers navals, a voulu rendre son rêve d'enfant accessible à tous. Les prix d'entrée des croisières sur les navires de Star Clippers sont donc très abordables pour un tel produit, puisqu'ils débutent, selon la saison, à environ 1500 euros par semaine et par personne. La nature même du bateau et le fait qu'une réplique de « tall ship », même spécialement conçue pour la croisière et très confortable, ne puisse offrir les mêmes prestations qu'un grand hôtel de luxe, font que les passagers sont très loin d'être guindés. A bord, on est discret sur sa situation sociale et personne, ou presque, n'affiche son argent. Tout le monde n'en a d'ailleurs pas forcément beaucoup. Certains réalisent, là, le voyage de leurs rêves, d'autres profitent d'un cadeau familial ou, plus simplement, ont économisé de longs mois pour s'offrir cette traversée. Il y a donc de simples employés, des enseignants ou des cadres moyens, aux côtés d'entrepreneurs, d'industriels ou de banquiers. Ces passagers sont attirés par l'embarquement sur un grand voilier, le côté intimiste du bateau et les itinéraires proposés. On y trouve généralement des gens posés, polis, sympathiques et curieux, aboutissant à une ambiance forte agréable.


Sur le Royal Clipper (© : MER ET MARINE)
Sur le Royal Clipper (© : MER ET MARINE)


Quand nous étions à bord, il y avait même l'armateur et son épouse. Un jour, nageant au bord du bateau, nous avons discuté un moment avec cette femme charmante, apparemment croisiériste comme les autres. Nous ne découvrirons que plus tard son identité. Cette petite anecdote est à l'image de la mentalité qui règne sur le Royal Clipper. Les gens sont là pour se détendre, pas pour s'afficher. Tout le monde dîne au même endroit, partage un verre ou danse ensemble au Tropical bar, découvre dans le même cours et au même niveau les rudiments de la plongée sous-marine... Bref, on ne fait pas de distinction entre les uns et les autres. La vie à bord se passe dans la bonne humeur et la convivialité. Très important, il faut d'ailleurs noter qu'il n'est pas nécessaire d'emmener un costume ou une robe de soirée. Le code vestimentaire, le soir, est « chic décontracté ». Dans la pratique, on vient en chemise ou polo pour les hommes, robe ou pantalon pour les femmes. Et, si un jour monsieur vient en jean et madame en bermuda, on ne vous refusera pas l'entrée du restaurant.

Au Tropical bar (© : MER ET MARINE)
Au Tropical bar (© : MER ET MARINE)


Idéal pour faire des rencontres


Côté moyenne d'âge, toutes les tranches sont représentées. Cela va des enfants aux séniors, en passant par les adolescents et post-ados, sans oublier une bonne proportion de trentenaires et de quadras. On vient en couple, en famille ou entre amis. Comme sur tous les petits navires, rapidement, on croise des têtes connues. Au détour d'un repas, d'un verre au bar ou d'une excursion, des liens se tissent. On sympathise avec un couple de Français, qui a lui-même sympathisé la veille avec un groupe d'Allemands, qui se rapproche le lendemain d'une famille de New-Yorkais. Et ainsi de suite. Au fil du voyage, on apprend à se connaître, on rencontre d'autres nationalités, d'autres cultures. On discute de sa journée et des excursions, un évoque la vie dans son pays, on débat, on s'amuse et, finalement, on partage énormément. Il en va de même avec l'équipage, très disponible, toujours agréable et qui n'hésite pas à échanger avec les passagers, ce que l'on ne voit quasiment plus sur un paquebot. Il y a, dans ce type de croisière, beaucoup de rapports humains, de souvenirs et d'émotions avec les personnes rencontrées.
Après une dizaine de jours de vie « en communauté », lorsque le bateau arrivera à Venise et qu'il faudra se dire adieu, beaucoup auront, d'ailleurs, un petit pincement au coeur.


Le Royal Clipper devant Capri (© : MER ET MARINE)
Le Royal Clipper devant Capri (© : MER ET MARINE)


Capri, c'est fini !


Mais nous n'en sommes pas encore là ! Pour l'heure, nous profitons de notre troisième jour de croisière. Après Ponza hier, nous jetons l'ancre dans la célèbre ville de Capri, située sur une île, face au golfe de Naples. Après une courte traversée en tender, nous débarquons au milieu d'un impressionnant flot de touristes. En plein mois d'août... la pire période. Pendant que certains se font, si l'on peut dire, « arnaquer » pour la visite d'un site largement survendu, nous décidons de rejoindre à pied le centre de Capri, situé dans les hauteurs. L'ascension peut être éprouvante, car la pente est raide et la chaleur étouffante. Mais cette montée par de petites ruelles, souvent ombragées, permet d'éviter le gros de la foule, qui se masse dans le funiculaire, des minibus ou une armada de taxis décapotables. Avec ses jambes, on en profite pour découvrir de superbes villas et, progressivement, un panorama impressionnant. Sur le chemin, quelques vendeurs, armés d'un petit frigo et de bouteilles d'eau fraîches, font pour certains office de sauveurs !


Capri (© : MER ET MARINE)
Capri (© : MER ET MARINE)

Capri (© : MER ET MARINE)
Capri (© : MER ET MARINE)

Capri (© : MER ET MARINE)
Capri (© : MER ET MARINE)

Capri (© : MER ET MARINE)
Capri (© : MER ET MARINE)

Taxi à Capri (© : MER ET MARINE)
Taxi à Capri (© : MER ET MARINE)

Pendant la montée à Capri (© : MER ET MARINE)
Pendant la montée à Capri (© : MER ET MARINE)

Villa Capri (© : MER ET MARINE)
Villa Capri (© : MER ET MARINE)

Capri (© : MER ET MARINE)
Capri (© : MER ET MARINE)

Capri (© : MER ET MARINE)
Capri (© : MER ET MARINE)

Capri (© : MER ET MARINE)
Capri (© : MER ET MARINE)

Capri (© : MER ET MARINE)
Capri (© : MER ET MARINE)

Capri (© : MER ET MARINE)
Capri (© : MER ET MARINE)

Capri (© : MER ET MARINE)
Capri (© : MER ET MARINE)

Capri (© : MER ET MARINE)
Capri (© : MER ET MARINE)

Capri (© : MER ET MARINE)
Capri (© : MER ET MARINE)


Il nous faudra une petite heure pour parvenir à notre but mais, une fois en haut, nous ne regrettons pas cette marche sous le cagnard. D'abord, le trajet était très joli et nous avons évité la masse des touristes. Ensuite, nous apprécions encore plus la magnifique vue sur la baie. En bas, minuscule au milieu d'une immensité bleue, le Royal Clipper attend paisiblement notre retour. Après un bain de foule forcé dans la vieille ville, nous redescendons vers le port, où l'on constate que les tarifs pratiqués par les bistrotiers feraient presque passer les cartes sur les Champs Elysées pour du discount ! Face à nous, la minuscule plage est bondée, alors que sur les quais, les accostages incessants de navires déversent un flot continu de touristes. Le port grouille de dizaines de milliers de vacanciers. Impressionnant et fatiguant. A ce moment là, nous vient en tête la chanson d'Hervé Villard. Même si ce n'est pas pour les mêmes raisons, pour nous, Capri, c'est fini !


Capri : Retour vers le Royal Clipper (© : MER ET MARINE)
Capri : Retour vers le Royal Clipper (© : MER ET MARINE)

Le Royal Clipper devant Capri (© : MER ET MARINE)
Le Royal Clipper devant Capri (© : MER ET MARINE)

Capri : La marina ouverte (© : MER ET MARINE)
Capri : La marina ouverte (© : MER ET MARINE)

Capri : La marina ouverte (© : MER ET MARINE)
Capri : La marina ouverte (© : MER ET MARINE)


Une marina embarquée


Non content de retrouver le calme de notre navire, nous observons, en rentrant sur le tender, la poupe du Royal Clipper. Il y a là des passagers qui se baignent et des kayaks de sortie. Intrigués, nous allons voir cela de plus près dès que nous montons à bord. Tout à l'arrière, nous découvrons une véritable petite marina. Pendant que nous étions à terre, l'équipage a abaissé une grande plateforme qui fait office de ponton. Des zodiacs et kayacs y sont amarrés, alors qu'une échelle permet aux baigneurs de se mettre à l'eau. Nager en pleine mer : Le rêve ! Nous remontons rapidement à la cabine, déposer nos affaires et passer un maillot de bain, puis remettons le cap sur la marina. Un véritable moment de plaisir commence. Surplombés par la poupe du voilier, nous nageons dans les eaux chaudes de la Méditerranée.


(© : MER ET MARINE)
(© : MER ET MARINE)

(© : MER ET MARINE)
(© : MER ET MARINE)

(© : MER ET MARINE)
(© : MER ET MARINE)

(© : MER ET MARINE)
(© : MER ET MARINE)

(© : MER ET MARINE)
(© : MER ET MARINE)

(© : MER ET MARINE)
(© : MER ET MARINE)

(© : MER ET MARINE)
(© : MER ET MARINE)

(© : MER ET MARINE)
(© : MER ET MARINE)


Un périmètre est déterminé par l'équipage, pour des mesures de sécurité, mais cela n'empêche pas de savourer ce moment. Un membre d'équipage fait un petit signe et nous propose des tapis flottants. Que demande le peuple ? Allongés dessus, légèrement bercés par les vagues, on s'endormirait presque, face au soleil. Pendant ce temps, d'autres passagers tournent autour du bateau en kayacs. Deux Zodiac reviennent, quant à eux, avec un groupe de plongeurs. La veille, une initiation à la plongée sous-marine a en effet été proposée. Les novices ont, ainsi, pu s'exercer à respirer avec une bouteille. Aujourd'hui, après les essais dans la piscine, les voilà partis réaliser une vraie plongée, à la rencontre des fonds sous-marins de Capri. Plusieurs fois durant la croisière, des plongées seront organisées, à la découverte des récifs, de la faune et des épaves. De même, les Zodiac emmèneront ceux qui le désirent faire du ski nautique. Il y a même, à bord, des planches à voile !


Sur le Royal Clipper (© : MER ET MARINE)
Sur le Royal Clipper (© : MER ET MARINE)


Le bonheur des ponts extérieurs
 

Après cette petite baignade en pleine mer, nous décidons de profiter du « sun deck ». Au niveau supérieur, des dizaines de confortables chaises longues sont, en effet, disposées. Certaines sont protégées du soleil par une teinture, d'autres offrant aux adeptes du bronzage un ensoleillement continu. La moitié des passagers étant à terre, nous avons l'embarras du choix. Là aussi, l'atmosphère est très différente de celle d'un paquebot. Il n'y a pas d'impression de masse, les transats étant disposés par petits groupes, entre les cordages, les poulies et les canots de sauvetage. Certains sont placés sous des tentures, pour ceux qui ne veulent pas trop « rôtir »...


Piscine principale (© : MER ET MARINE)
Piscine principale (© : MER ET MARINE)

Sur le Pont Soleil (© : MER ET MARINE)
Sur le Pont Soleil (© : MER ET MARINE)

Bassin à l'arrière (© : MER ET MARINE)
Bassin à l'arrière (© : MER ET MARINE)

Sur le Royal Clipper (© : MER ET MARINE)
Sur le Royal Clipper (© : MER ET MARINE)

Sur le Royal Clipper (© : MER ET MARINE)
Sur le Royal Clipper (© : MER ET MARINE)

Sur le Royal Clipper (© : MER ET MARINE)
Sur le Royal Clipper (© : MER ET MARINE)

Sur le Royal Clipper (© : MER ET MARINE)
Sur le Royal Clipper (© : MER ET MARINE)

Sur le Royal Clipper (© : MER ET MARINE)
Sur le Royal Clipper (© : MER ET MARINE)

Le pont Soleil compte également trois piscines. Plus grand, le bassin central, près duquel est installé un bar, fait le bonheur des plus petits. C'est la fameuse piscine dont le fond, translucide, donne sur le Piano Bar et le restaurant. Parents et enfants s'en donnent à coeur joie. Comme le bateau est bien conçu, les parties avant et arrière de ce pont sont situées à l'écart de la zone centrale. Les passagers préférant prendre un bain de soleil au calme peuvent donc profiter de leur chaise longue sans être perturbés par les cris des enfants jouant dans la piscine centrale. A noter que deux petits bassins sont situés à chaque extrémité du bateau. Trop petits pour nager, ils permettent néanmoins de se rafraichir.

Mâture du Royal Clipper (© : MER ET MARINE)
Mâture du Royal Clipper (© : MER ET MARINE)


Et si on grimpait aux mâts ?


Alors que nous nous installons sur nos transats, nous observons les marins qui s'affèrent, discrètement, à l'entretien du voilier. En permanence, ils nettoient, poncent, briquent et peignent pour que le bateau soit dans le meilleur état possible. Face à la corrosion du milieu marin, l'entretien est continuel. Ils travaillent sur le pont, mais jouent aussi aux équilibristes dans les mâts, qui nécessitent, eux-aussi, des soins permanents.


(© : MER ET MARINE)
(© : MER ET MARINE)

(© : MER ET MARINE)
(© : MER ET MARINE)

(© : MER ET MARINE)
(© : MER ET MARINE)


Nous faisons un signe à Marwin, l'un des membres d'équipage que nous avons rencontré la veille. Il travaille aujourd'hui à une quarantaine de mètres au dessus des flots. Sacré job, en tous cas, que celui de ce jeune Guatémaltèque et de ses compagnons, qui peuvent être amenés à intervenir jusqu'à l'extrémité du plus grand mât, soit à 65 mètres au dessus de l'eau !


(© : MER ET MARINE)
(© : MER ET MARINE)

(© : MER ET MARINE)
(© : MER ET MARINE)

On pense alors à l'époque des grands clippers, où la machine n'existait pas. Ici, il suffit d'appuyer sur un bouton pour agir sur la voilure. Autrefois, les hommes faisaient tout manuellement, défiant le vide aux vergues, et tout cela par n'importe quel temps, y compris quand le bateau affrontait une tempête.
Monter aux mâts d'un grand voilier est une expérience unique, que l'on peut réaliser à bord du Royal Clipper. Equipés d'un harnais, les passagers désireux de vivre un tel moment sont guidés par l'équipage, en toute sécurité. Il s'agit d'abord de grimper jusqu'à la hune, plateforme semi-circulaire fixée à la partie supérieure de chacun des bas-mâts. Les «nids» d'observation disposent de sièges confortables, sur lesquels on profite d'une vue incomparable ! On y parvient en montant sur de gros cordages. Une fois au premier niveau, le panorama est déjà excellent et impressionnant. Evidemment, si l'on est sujet au vertige, il vaut mieux éviter ce genre d'activité !


Montée au mât (© : NATHALIE BAESLER)
Montée au mât (© : NATHALIE BAESLER)

Vue de la plateforme (© : NATHALIE BAESLER)
Vue de la plateforme (© : NATHALIE BAESLER)

Vue de la plateforme (© : NATHALIE BAESLER)
Vue de la plateforme (© : NATHALIE BAESLER)

Vue de la plateforme (© : NATHALIE BAESLER)
Vue de la plateforme (© : NATHALIE BAESLER)


Un volcan à l'horizon


Après une nuit de navigation, nous arrivons le lendemain matin dans le port de Naxos, en Sicile. De l'autre côté de la baie, la cité de Taormine, fondée par les Grecs, se déploie à flanc de montagne. Des excursions y sont organisées, afin de découvrir les vieilles ruelles et le superbe théâtre antique. De notre côté, nous avons opté pour l'Etna, qui domine la région. Le plus grand volcan d'Europe culmine à 3350 mètres d'altitude et reste actif, les dernières irruptions étant intervenues au début des années 2000. Après avoir débarqué du tender, nous nous engouffrons dans un car, qui va nous conduire au pied du volcan.


Le Royal Clipper devant Taormine (© : MER ET MARINE)
Le Royal Clipper devant Taormine (© : MER ET MARINE)

Taormine (© : MER ET MARINE)
Taormine (© : MER ET MARINE)

Taormine (© : MER ET MARINE)
Taormine (© : MER ET MARINE)

Taormine (© : MER ET MARINE)
Taormine (© : MER ET MARINE)

Sur la route de l'Etna (© : MER ET MARINE)
Sur la route de l'Etna (© : MER ET MARINE)

Sur la route de l'Etna (© : MER ET MARINE)
Sur la route de l'Etna (© : MER ET MARINE)

Sur la route de l'Etna (© : MER ET MARINE)
Sur la route de l'Etna (© : MER ET MARINE)

Sur la route de l'Etna (© : MER ET MARINE)
Sur la route de l'Etna (© : MER ET MARINE)

Sur la route de l'Etna (© : MER ET MARINE)
Sur la route de l'Etna (© : MER ET MARINE)

Sur la route de l'Etna (© : MER ET MARINE)
Sur la route de l'Etna (© : MER ET MARINE)


Sur la route, on voit au fur et à mesure la végétation et le paysage se transformer. Les parties côtières, très vertes, font progressivement place à un terrain de plus en plus volcanique, où l'on distingue clairement les anciennes coulées de lave. Au bout d'une heure, nous arrivons aux télécabines, qui vont nous emmener au plus près de l'Etna. D'un coup, le paysage devient quasi lunaire. Il n'y a plus de végétation mais seulement un sol fait de roches et de cendres. L'hiver, tout est recouvert de neige et les versants désertiques font la joie des skieurs. Aujourd'hui, nous sommes mi-août et, si en bas la température est très élevée, en haut, il fait froid et le vent pique les visages. Avant de partir, on nous a d'ailleurs vivement conseillé d'emmener une veste ou un pullover. Une ou deux personnes dans le groupe, en tee-shirt, regretteront d'avoir joué aux malins...


Télécabines de l'Etna (© : MER ET MARINE)
Télécabines de l'Etna (© : MER ET MARINE)

L'Etna (© : MER ET MARINE)
L'Etna (© : MER ET MARINE)

L'Etna (© : MER ET MARINE)
L'Etna (© : MER ET MARINE)

L'Etna (© : MER ET MARINE)
L'Etna (© : MER ET MARINE)

L'Etna (© : MER ET MARINE)
L'Etna (© : MER ET MARINE)

L'Etna (© : MER ET MARINE)
L'Etna (© : MER ET MARINE)

L'Etna (© : MER ET MARINE)
L'Etna (© : MER ET MARINE)

4x4 pour descendre de l'Etna (© : MER ET MARINE)
4x4 pour descendre de l'Etna (© : MER ET MARINE)

4x4 pour descendre de l'Etna (© : MER ET MARINE)
4x4 pour descendre de l'Etna (© : MER ET MARINE)


Cette excursion à l'Etna restera comme l'un des très beaux moments de la croisière. En haut de cette montage, le paysage est surréaliste, avec de multiples cratères, certains endormis, d'autres en sommeil plus léger. Accompagné d'un guide, nous faisons le tour d'un cratère laissant s'échapper de la fumée. Il n'y a qu'un mot à dire : Magnifique ! Pour la descente, nous ne reprendrons pas les télécabines mais de gros 4x4 littéralement « pilotés » par des chauffeurs connaissant très bien le terrain. Pentes raides et virages serrés au bord du précipice... De quoi offrir une virée peu commune.
De retour au bateau, en fin de journée, nous nous préparons pour la soirée, durant laquelle un groupe folklorique sicilien se chargera de l'animation. Peut avant minuit, le Royal Clipper appareille, laissant derrière lui la baie de Taormine, illuminée de mille feux.


Le Royal Clipper devant Taormine (© : MER ET MARINE)
Le Royal Clipper devant Taormine (© : MER ET MARINE)

L'Etna en fin de journée (© : MER ET MARINE)
L'Etna en fin de journée (© : MER ET MARINE)


Découverte du centre de bien-être


Le lendemain, pas d'impératif. Nous passons en effet la journée en mer avant de rejoindre Corfou, en Grèce, via le détroit de Messines, qui sépare le sud du continent italien de la Sicile. L'occasion pour nous de tester le centre de bien-être du navire. Le « Captain Nemo's Lounge » se situe juste en dessous de notre cabine. Comme nous l'avons déjà dit, il se caractérise par ses hublots sous-marins, au travers desquels ont peut observer les poissons lorsque le navire est au mouillage.
Le Captain Nemo's Lounge dispose d'un petit salon et de trois salles de soins, où Lyn et Kird proposent toute une série de massages et de soins pour le corps. Nous décidons de nous offrir ce petit plaisir et nous ne serons pas déçus. Les prestations étaient de très bonne qualité et n'ont rien à envier aux grands Spa embarqués sur les paquebots les plus récents.


Escalier menant au Spa (© : MER ET MARINE)
Escalier menant au Spa (© : MER ET MARINE)

Salle de massage (© : MER ET MARINE)
Salle de massage (© : MER ET MARINE)


Les salles de massage sont, par ailleurs, très agréables et confortables. On regrettera juste l'absence de musique d'ambiance. Crèmes, gommages, huiles essentielles... Différents produits sont également vendus mais nous avons constaté que les personnels ne harcelaient pas les clients pour placer ces produits, ce que l'on voit malheureusement de plus en plus souvent en croisière. A noter, à ce propos, que des promotions sont proposées pendant la croisière. De plus, des séances de massage sont organisées sur le Pont Soleil.


Hammam du Royal Clipper (© : STAR CLIPPERS)
Hammam du Royal Clipper (© : STAR CLIPPERS)

Salle de sport (© : MER ET MARINE)
Salle de sport (© : MER ET MARINE)

Salle de sport (© : MER ET MARINE)
Salle de sport (© : MER ET MARINE)

Le Captain's Nemo Lounge dispose, par ailleurs, d'un très beau hammam en marbre. Il y a même un bac à glaçons, dans lequel on peut se plonger après une séance de vapeur chaude. Particulièrement agréable et assez peu fréquenté, le hammam est en accès gratuit, ce qui est rarissime en croisière. Notre seul regret sur cet espace de bien-être restera la salle de sport. Elle n'est pas très grande mais, compte tenu de la capacité limitée du bateau, cela reste suffisant. En revanche, un effort pourrait être consenti sur les machines, qui ne sont pas toutes du dernier cri, loin s'en faut. Les appareils de musculation, notamment, sont anciens et mériteraient d'être remplacés. Les tapis de course tiennent la route, de même que les rameurs. Quant aux steppers, vu la hauteur de plafond très faible, il vaut mieux mesurer 1.50 pour éviter de se cogner la tête. L'ensemble est donc assez décevant, d'autant plus que le renouvellement des équipements ne nécessiterait pas un investissement très important. Pour cette traversée, on s'en accommodera toutefois. Rendez-vous est pris chaque jour pour une petite séance de vélo d'appartement et de rameur...


VOIR LA SECONDE PARTIE DU REPORTAGE


Le Royal Clipper (© : STAR CLIPPERS)
Le Royal Clipper (© : STAR CLIPPERS)

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