Construction Navale
Reprise de Timolor : Navtis mise sur la diversité

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Reprise de Timolor : Navtis mise sur la diversité

Navtis Bretagne Sud. C'est le nouveau nom de Timolor, l'entreprise de construction et de réparation navale installée à Keroman et reprise par la société brestoise Navtis. La nouvelle direction entend miser sur la diversification des activités.

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C'est pour le moment un bâtiment anonyme jouxtant l'aire de réparation navale de Keroman, à Lorient. L'enseigne de Timolor a été enlevée depuis que l'entreprise de construction et de réparation navale est passée sous pavillon de Navtis, une société brestoise de réparation navale et de maintenance industrielle. La nouvelle devrait être hissée au fronton dans les prochains jours. « Nous avons dû travailler très vite sur le dossier de reprise. Nous avons été contactés le 18 mai et nous devions déposer le dossier le 1er juin », confie Bruno Pivain. Mais le président de la société brestoise, qu'il a reprise en 2012, connaissait déjà le terrain. En effet, il avait dirigé durant plusieurs années Leroux & Lotz Timolor à Lorient avant sa vente au groupe Altawest en 2011. 

« Créer une logique de groupe »

« La qualité des infrastructures, notamment le slipway, a été l'un des éléments majeurs dans la décision », admet Bruno Pivain. La vente du site de Saint-Nazaire avec celui de Lorient a également pesé dans la décision. « On souhaitait s'appuyer sur ces deux entités dans le Morbihan et en Loire-Atlantique pour étendre notre zone d'intervention au Grand Ouest et créer une logique de groupe », précise le président du groupe qui se décline en trois sociétés : Navtis Brest (200 équivalents temps plein), qui restera le centre décisionnel et deviendra le siège social du groupe ; Navtis Bretagne Sud, à Lorient et Navtis Pays-de-Loire, à Saint-Nazaire. Si les 21 salariés de Saint-Nazaire ont été repris par Navtis, 55 salariés sur 84 ont été conservés à Lorient. « Malgré un contexte difficile dans le secteur de la navale, il y a encore des opportunités à saisir », affirme Bruno Pivain qui a déjà fixé le cap : « Le site de Lorient doit être restructuré. Nous débutons par une phase d'analyse de quatre mois avant de construire les fondations et d'aborder sereinement le développement ».

Le cap des 100 salariés dans 3 à 5 ans

Pour l'heure, le plan de charge est assuré par deux contrats signés avec DCNS (corvettes Gowind pour l'Égypte et Piriou (barge pour la Marine royale du Maroc). « Jusqu'à présent Timolor travaillait essentiellement sur la partie structures et la soudure. Il faut que l'on sorte de cette monospécialité qui représente 80 % de l'activité, déclare le patron. Nous allons dupliquer ce qui fonctionne bien et nous a permis de progresser ». Si Brest et Saint-Nazaire se positionnent comme des places fortes dans le domaine des énergies marines renouvelables, Lorient a une carte à jouer dans d'autres secteurs, notamment l'industrie agroalimentaire ou les autres énergies. « Nous pouvons être sous-traitant ou maître d'oeuvre. Notre objectif est aussi de travailler avec le tissu local d'amener dans notre sillage des petites structures qui ne peuvent pas répondre seules à certains marchés ». Et Bruno Pivain d'ajouter : « On vient ici pour développer le site. Et dans trois à cinq ans, on souhaite atteindre le cap des 100 salariés. »

Un article de la rédaction du Télégramme