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Retraites des marins: le gouvernement s'engage par courrier sur la retraite à 55 ans

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Retraites des marins: le gouvernement s'engage par courrier sur la retraite à 55 ans

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Elle tardait à venir. La lettre d’engagement du gouvernement, signée par Jean-Baptiste Djebbari (secrétaire d’Etat aux Transports) et Laurent Pietraszewski (secrétaire d’Etat aux Retraites) a été adressée aux représentants de la profession en fin de semaine dernière. Faisant suite à trois réunions multilatérales qui se sont tenues les 28 novembre, 19 décembre et 17 janvier, ils écrivent « que les spécificités des métiers maritimes, de la pêche au commerce, seront reconnues dans le système universel de retraite qu'ils vont rejoindre ».

On y lit que « les sujétions très spécifiques au métier de marin et les conditions de travail particulières qu’il implique – en termes de pénibilité, de disponibilité, de risques physiques et d’isolement – conduiront à déroger comme aujourd’hui aux règles de droit commun en matière d’âge de départ ». Ensuite, « les marins ayant une carrière supérieure à 15 ans pourront bénéficier d’un âge d’ouverture des droits à 55 ans s’ils ont accompli une période cumulée de 15 ans de navigation ».

Par ailleurs, la lettre indique que les taux de cotisation devront être harmonisés avec ceux du système universel. La part salariale passerait ainsi de 10,85 % à 11,25 %. Les ministres préviennent que cela nécessitera une transition progressive. Quant à la part patronale, allant de 1,6 % à 19,3 %, elle doit converger « également vers celle de l’ensemble des employeurs (16,87%). Compte tenu des écarts importants qui existent aujourd’hui, là aussi, il sera pris le temps de la transition. Elle pourra aller au-delà de 20 ans. » Pendant la transition, l’Etat compensera la sous-cotisation des marins et des armateurs.

La lettre confirme aussi que les marins nés jusqu'au 31 décembre 1986 ne verront pas de changement. Ceux nés entre le 1er janvier 1987 et le 31 décembre 2003 passeront dans système universel en 2025, tandis que ceux nés à partir de 2004 intègreront directement le système universel au 1er janvier 2022.

L’UFM CFDT a pris « acte des engagements » des deux ministères, tout en notant que les groupes de travail « seront l’occasion d’aborder » des « points essentiels ». En particulier, la non remise en cause de « l’affiliation à l’ENIM pour que les périodes ouvrant droit à pension et définies dans le code des pensions actuel soient conservée » et « que les dispositions du décret de 1952 définissant les fonctions et les catégories auxquelles se rattachent les salaires forfaitaires soient maintenues ». Le syndicat réclame que ces points soient « également validés par un engagement écrit ».

Dans la foulée, une première réunion de travail a réuni les affaires maritimes, les gens de mer, l’Enim, les organisations syndicales ou encore des organisations patronales…