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Rodolphe Landais : Ce « p'tit père » qui nous manquera

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Rodolphe Landais : Ce « p'tit père » qui nous manquera

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Figure incontournable du journalisme nantais, Rodolphe Landais nous a quitté samedi. Agé seulement de 44 ans, il a succombé à une crise cardiaque, alors qu'il arbitrait un match de football où jouait son fils. Entré à Radio France il y a 18 ans, il était arrivé à France Bleu Loire Océan en 1991. Reporter inlassable et incroyable « dénicheur d'affaires », il excellait dans les enquêtes et l'investigation. Il agaçait aussi, par son côté « poil à gratter », ingrédient pourtant indispensable de la vie démocratique. Radio France, France 3, Reuters, Le Parisien... Toujours prêt à bondir sur l'actualité, il aura couvert tous les grands évènements de la région et révélé un nombre impressionnant de dossiers économiques, politiques et judiciaires. Au-delà du professionnel talentueux, à qui nous rendons hommage ce matin, c'est aussi l'ami que nous pleurons. Rodolphe n'était pas qu'un confrère, c'était aussi un collègue qui n'avait pas son pareil pour animer une rédaction.
Avec sa bonne humeur, ses éclats de voix, ses envolées lyriques et ses imitations théâtrales, il avait l'art de provoquer d'inoubliables fous rires. Et puis, ce grand monsieur de la presse nantaise avait aussi la patience d'écouter, de conseiller et de transmettre son expérience aux jeunes journalistes. Il nous avait d'ailleurs beaucoup encouragé, lors de la création de Mer et Marine, à développer notre propre média, où nous pourrions écrire librement. Nous n'oublierons pas qu'il fut l'un des premiers à croire en notre aventure, préférant nous soutenir plutôt que de jouer aux sceptiques, comme beaucoup le firent à l'époque. Pousser et motiver la jeune génération, il le faisait donc à merveille. Vendredi encore, la veille de sa disparition, un stagiaire de France Bleu Loire Océan découvrait avec Rodolphe l'univers de la radio. La journée s'était d'ailleurs, encore une fois, terminée dans une franche rigolade...
Son traditionnel « Comment ça va mon p'tit père ? » à l'entrée de la rédaction et sa voix sur les ondes manqueront, mais l'image d'un Rodolphe souriant et infatigable restera gravée dans nos mémoires.

C'est pourquoi nous lui dédions ce matin l'édition de Mer et Marine et nous nous associons à la tristesse de ses deux enfants, de son épouse, de ses proches et de l'équipe de France Bleu Loire Océan.