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Rouen : Trafic portuaire en hausse l'an dernier

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Rouen : Trafic portuaire en hausse l'an dernier

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Le Grand Port Maritime de Rouen a terminé l'année sur une augmentation globale de son trafic, tant au niveau maritime que fluvial. Le trafic maritime a atteint 22.7 millions de tonnes, soit 2% de mieux qu'en 2008. Quant au fluvial, il a représenté 4.2 millions de tonnes supplémentaires, ce qui représente une croissance de 10% par rapport à l'exercice précédent. La bonne santé du trafic fluvial est attribuée à la bonne santé des vracs, et notamment des céréales. Ainsi, 36% des céréales pré-acheminées à Rouen l'ont été par barge. Premier port d'Europe pour les céréales, cette activité a atteint 6.3 millions de tonnes en 2008, soit un bond de 22%. Blé et orge partent notamment pour la côte ouest de l'Afrique.
On notera qu'en tout, les vracs solides ont représenté un trafic 9.2 millions de tonnes (+20.4%).

3363 escales et l'Europe pour premier client

Sur l'ensemble de l'année, les terminaux rouennais ont accueilli 3363 escales de navires, soit 77 de plus qu'en 2008. 49.34% du trafic, en tonnage, est à destination ou en provenance de l'Union européenne (hors France, qui représente 5.73%), les Pays-Bas étant le premier partenaire de la place. Vient ensuite l'Afrique, avec 27.36% du trafic, puis les Amériques avec 9.42% (notamment les essences vers l'Amérique du Nord) et les pays de l'Est (3.99%). Suivant, lui aussi, les évolutions liées à la réforme des ports autonomes, le GPMR verra la première réunion de son nouveau Conseil de surveillance en février. Cet organe, qui élira son président, sera en charge d'élaborer un plan stratégique. Alors que le port travaille toujours à l'amélioration des ses accès nautiques, avec le projet d'arasement des points hauts du chenal de la Seine pour gagner un mètre de tirant d'eau), les investissements se poursuivent sur les terminaux pour améliorer leurs performances et leur efficacité. « Dans cet objectif, l'allongement en cours du quai de notre terminal conteneurs maritimes et fluviaux de Grand-Couronne, en prise directe avec nos zones logistiques RVSL (Rouen Vallée de Seine Logistique), constituera l'un des outils que le GPMR apporte en vue du combat économique. Egalement dans cette optique, nous commercialisons cette année 2009 notre zone logistique RVSL 3, d'une surface d'implantations de 98.000 m², sans oublier d'autres développements logistiques engagés à Petit-Couronne, Port-Jérôme et Honfleur », explique Philippe Deiss, directeur général du Grand Port Maritime de Rouen.

Développer le fluvial et le ferroviaire

En Normandie, on mise également beaucoup sur le développement du trafic fluvial. Dans cette perspective, la direction du port voit une opportunité dans la construction du canal Seine-Nord Europe. « Seine-Nord Europe est une chance, si nous savons, d'une part drainer certains vracs vers Rouen, comme par exemple les céréales de Picardie, et, d'autre part, si nous savons proposer sur l'axe Seine des espaces logistiques permettant à terme de fixer la marchandise, donc l'emploi et la valeur ajoutée. Le port de Rouen accompagnera les aménageurs logisticiens dans leurs prises de risques, en corrélation notamment avec la perspective de Seine-Nord Europe, et les trafics actuels et à venir Gennevilliers-Rouen et Rouen-Le Havre. Nous serons acteurs de ce challenge national et régional, en amont comme en aval de Rouen ». Dans le même temps, le GPMR va travailler sur l'amélioration de la desserte par trains. Le port veut doubler, d'ici 2020, la part du pré et du post-acheminement ferroviaires. Quant aux 120 kilomètres de voies ferrées dont il est désormais propriétaire, « nous régénérerons les voies et nous mettrons à terme en place un opérateur ferroviaire de proximité », précise Philippe Deiss.

Port de Rouen