Croisières et Voyages
Royal Caribbean dresse un premier bilan de son retour en France

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Royal Caribbean dresse un premier bilan de son retour en France

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Le 1er juillet, cela fera un an que la compagnie américaine Royal Caribbean Cruises a installé sa filiale française. Un an que les équipes RCC travaillent pour inscrire la marque dans le paysage hexagonal de la croisière. Durant des mois, les actions de marketing et de communication se sont succédées, soutenant la montée en puissance des ventes. Mais ce n'est que maintenant que tous ces efforts prennent corps avec les premières croisières au départ des ports français. Le 3 juin, le paquebot Liberty of the Seas a inauguré cette nouvelle ère en embarquant ses premiers passagers à La Seyne-sur-Mer, en rade de Toulon. Livré en 2007, ce géant de 158.000 tonneaux et 1800 cabines est le plus gros paquebot exploité actuellement en Europe. Cet été, il proposera 21 traversées au départ du port varois. Le 5 juillet, un autre très beau bateau de la compagnie, le Brillance of the Seas (2003, 90.000 tonneaux, 1055 cabines), réalisera quant à lui ses premiers embarquements au Havre, cap sur les fjords norvégiens. Et puis, le 23 juillet, c'est le Grandeur of the Seas (1996, 74.000 tonneaux, 975 cabines), qui vient de subir une très importante rénovation, qui débutera ses traversées avec Marseille pour tête de ligne. « Nous sommes très contents car les navires arrivent, ils peuvent être vus et testés par la clientèle », se félicite Frédéric Martinez, directeur général France de Royal Caribbean Cruises. RCC n'est pas partie de rien puisque, si le groupe américain a fermé son bureau dans l'Hexagone en 2002, il avait conservé sur place un agent général, Latitudes Sud, qui a continué de diffuser les produits du groupe pendant 9 ans. C'est sur cette base que Royal s'est relancé pour conquérir de nouveaux clients et devenir l'un des grands acteurs du marché français, en proposant notamment, pour la première fois, des embarquements dans les ports nationaux.

Frédéric Martinez  (© : RCC)
Frédéric Martinez (© : RCC)

« Une année en forme de challenge »

En tout, cette année, la compagnie proposera 27 départs des ports français pour un objectif de 30 à 35.000 passagers. C'est moins que les 40 à 45.000 clients attendus au lancement de la filiale française, mais Royal a été contraint de réduire les ambitions en raison d'un contexte difficile. Comme pour l'ensemble du secteur, il a fallu faire face aux remous provoqués par le naufrage du Concordia, le 13 janvier. Très médiatisé, le drame du paquebot italien a interrompu, durant de nombreuses semaines, le gros des efforts marketing des acteurs de la croisière. Après ce trou d'air, le marché a, néanmoins, progressivement repris, même si le contexte économique, difficile en Europe, pèse sur la clientèle. « Nous avons eu une année en forme de challenge du fait des évènements qu'il a fallu encaisser. Notre croissance est restée forte car nous sommes encore petits, nous avons implanté la filiale en France il y a moins d'un an et, par rapport à la situation antérieure, notre offre est beaucoup plus solide en raison des départs depuis les ports français. Malgré tout, nous avons quand même senti un ralentissement de février à début avril. Il faut aussi souligner que le contexte économique n'est pas fameux. La crise dans la zone euro se ressent dans tous les marchés européens et, comme d'autres, les Français font attention à leur budget. Mais maintenant le marché est très vigoureux, même s'il a été boosté à coups de promotions, ce qui est bien pour les clients mais moins bons pour les armateurs, dont les marges diminuent. Cela provoque également un problème de visibilité puisque de nombreux clients attendent la dernière minute pour réserver, en

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