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Royal Navy : Feu vert pour la production des Merlin d’alerte lointaine

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Les futurs porte-avions britanniques ne disposant pas de catapultes, la Royal Navy demeure contrainte, comme cela avait été le cas avec ses anciens porte-aéronefs de la classe Invincible, de confier à des hélicoptères la mission d’alerte lointaine au profit des HMS Queen Elizabeth et HMS Prince of Wales. Le premier devrait débuter ses essais en mer au mois de mars alors que le second sera mis à l'eau cet été au chantier Babcock de Rosyth, où son aîné est en achèvement à flot.

Afin de remplacer les vieux Sea King Mk 7 ASaC (Airborne Surveillance and Control) qui oeuvraient depuis les Invincible, les Britanniques ont choisi d’adapter des AW-101 Merlin suivant le même concept, c’est-à-dire en intégrant sur certaines machines un radar de surveillance à longue portée et un système de mission adapté. 

 

Sea King ASaC (© : ROYAL NAVY) 

 

Lancé en 2015, le programme, connu sous le nom de Crowsnest, vient de franchir une étape décisive, avec la notification à Lockheed Martin et Thales d’un contrat de 317 millions d’euros portant sur la livraison de Merlin Mk2 aptent à assurer des missions de surveillance et de contrôle aérien au profit des porte-avions et de leur chasse embarquée, qui sera composée de F-35B. « Ce contrat marque officiellement le lancement de la conception et de la production des matériels qui équiperont la flotte d’hélicoptères Merlin, lesquels serviront dans la Royal Navy jusqu’en 2029 », explique Thales.

Dans cette perspective, jusqu’à 10 hélicoptères, pris sur le parc des 44 machines livrées entre 1999 et 2003 à la marine britannique, seront modifiés pour pouvoir mettre en œuvre les nouvelles versions du radar Searchwater et du système de mission Cerberus de Thales, dont sont dotés les Sea King. « L’interface homme-machine sera notamment optimisée et dotée d’une technologie d’écran tactile, alliée à un système autonome de suivi basé sur l’intelligence artificielle. Le nouveau système offre aux opérateurs un outil d’identification de cibles nettement amélioré ainsi que la possibilité de répertorier les contacts aéroportés. En outre, il introduit le radar à synthèse d’ouverture inverse et des actions de (guerre) électronique totalement intégrées. Les opérateurs peuvent aussi exploiter les données collectées plus efficacement via un système d’enregistrement et de reproduction des missions hautement amélioré, permettant la reconstitution des données en temps réel ainsi qu’en retour de mission », explique le groupe.

Offrant une vision à 360 degrés et une portée de plusieurs centaines de kilomètres, le Searchwater est un radar multimode spécialement conçu pour la détection et la poursuite d’objectifs maritimes, aériens, mais aussi terrestres.

Pour mémoire, le ministère britannique de la Défense table sur 2021 pour le premier déploiement opérationnel du porte-avions HMS Queen Elizabeth. 

 

Le HMS Queen Elizabeth (© : ACA) 

Royal Navy Thales