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Royal Navy : La construction du porte-avions Queen Elizabeth débute

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Royal Navy : La construction du porte-avions Queen Elizabeth débute

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Les premiers éléments du HMS Queen Elizabeth, tête de série du programme des deux futurs porte-avions britanniques, sont arrivés cette semaine au chantier Babcock de Rosyth. C'est là que l'ensemble des blocs, provenant de différents chantiers, sera assemblé. Le début de la construction du Queen Elizabeth intervient au moment où la Grande-Bretagne envisage l'abandon de la version à décollage court et appontage vertical du F-35 (F-35 B). Par souci d'économie, la Royal Navy pourrait finalement adopter la version catapultée du Joint Strike Fighter (JSF), également connue sous la désignation F-35 C. Cette disposition entrainerait la disparition du tremplin, situé à l'avant, ainsi que l'ajout de deux catapultes et de brins d'arrêt. La modification est rendue possible par le fait que le design du Carrier Vessel Future (CVF) a été étudié en commun avec la France, qui souhaitait une version pouvant mettre en oeuvre Rafale et Hawkeye. Toutes les dispositions ont donc été prises, lors des travaux d'ingénierie, pour que l'architecture du porte-avions permette la mise en place de catapultes et brins d'arrêt.
Si ce projet se confirme, la Grande Bretagne retrouverait le club des nations mettant en oeuvre des porte-avions à catapultes (Etats-Unis et France), club qu'elle avait quitté il y a une trentaine d'année au profit des porte-aéronefs, dotés d'avions à décollage court et vertical. Outre le fait que la Royal Navy disposerait, alors, d'appareils aux performances et capacités renforcées, le groupe aéronaval britannique deviendrait interopérable avec ceux de l'US Navy et de la Marine nationale.

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