Défense
Royal Navy : le contrat pour les T31 signé

Actualité

Royal Navy : le contrat pour les T31 signé

Défense

Après deux mois de négociations exclusives suite à la qualification de sa proposition (projet Arrohead 140) dans une compétition qui l'opposait notamment à BAE Systems, le consortium emmené par le groupe Babcock a signé avec le ministère britannique de la défense (MoD) le contrat portant sur la réalisation des cinq nouvelles frégates du type 31 de la Royal Navy. 

Ces bâtiments seront assemblés au chantier Babcock de Rosyth, en Ecosse, qui a déjà produit les deux nouveaux porte-avions britanniques. Sur le même modèle industriel, des blocs des futures frégates seront produits dans d’autres sites. Pour mémoire, le consortium compte également BMT Defence Services et Thales, mais aussi les chantiers Ferguson Marine de Glasgow et Harland & Wolff de Belfast.

Caractérisé par un budget extrêmement contraint, le MoD ayant imposé un coût de seulement 250 millions de livres par frégate, le programme T31 sera donc basé sur le design Arrohead 140, évolution des frégates danoises des types Absalon (officiellement classées comme des bâtiments de projection) et Iver Huitfeldt livrées entre 2008 et 2011 par le constructeur danois Odense, qui est également impliqué dans le consortium piloté par Babcock.  

Prévues pour être livrées entre 2023 et 2028, les cinq futures T31 seront des bâtiments de 140 mètres de long pour 20 mètres de large et plus de 4000 tonnes de déplacement. Leur vitesse maximale sera de 28 nœuds et leur autonomie de 9000 milles à 12 nœuds. Elles seront équipées d’un système de combat M-Cube (Tacticos) et d’un radar NS100, ainsi que de moyens de lutte anti-sous-marine (avec la possibilité d’embarquer un sonar de coque et un sonar remorqué). Ces systèmes seront fournis par Thales. En matière d’armement, les T31 pourront mettre en œuvre des missiles à lancement vertical (jusqu’à 32) dont le système surface-air Sea Ceptor, 8 missiles antinavire, une tourelle de 127mm, un canon de 40mm, de l’artillerie légère, un système RAM ainsi qu’un hélicoptère (Merlin ou Wildcat) et un drone aérien. Quatre baies latérales sont conçues pour le déploiement d’embarcations rapides et des engins autonomes de surface ou sous-marins (USV ou AUV). Des emplacements réservés permettront de plus d’embarquer des conteneurs afin d’ajouter des matériels spécifiques selon les missions.

Les T31 succèderont aux cinq actuelles frégates du type 23 qui n’ont pas été équipées des derniers systèmes de lutte anti-sous-marine, dont le sonar remorqué Captas 4. Il s’agit des Argyll, Lancaster, Monmouth, Montrose et Iron Duke, mises en service entre 1991 et 1994. Entrées en flotte entre 1994 et 2002, les autres T23 (Westminster, Northumberland, Richmond, Somerset, Sutherland, Kent, Portland et St Albans) seront quant à elles remplacées nombre pour nombre par les huit nouvelles frégates lourdes du type 26, dont les deux premiers exemplaires, les futur Glasgow et Cardiff, ont vu leur construction débuter en juillet 2017 et août 2019 chez BAE Systems. Ils seront suivis par les Belfast, Birmingham, Sheffield, Newcastle, Edinburgh et London. La tête de série doit être livrée à partir de 2023. Leur coût unitaire est d’environ 1 milliard de livres, ce qui a valu aux futures T31 le surnom de frégates « low cost » et même, comme le rappelle la presse britannique, le sobriquet de « frégates Lidl ».

 

Royal Navy