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Royal Navy : Thales va fournir le système de combat des T31

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Royal Navy : Thales va fournir le système de combat des T31

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Pour la première fois, le système de combat de bâtiments de premier rang de la flotte britannique sera fourni par Thales. Le groupe français a été officiellement sélectionné pour équiper les cinq nouvelles frégates du type 31 de la Royal Navy. Ce programme a été notifié en novembre dernier à un consortium emmené par le groupe britannique Babcock, auquel sont également associés BMT Defence Services et Thales, mais aussi les chantiers Ferguson Marine de Glasgow et Harland & Wolff de Belfast.

Prévues pour être livrées entre 2023 et 2028, les cinq T31 doivent être développées et réalisées dans un enveloppe budgétaire particulièrement contrainte, de seulement 250 million de livres par bateau.

Le cœur informatique de ces unités va donc être livré par Thales, qui les équipera de son système de combat Tacticos, développé par sa filiale néerlandaise et déjà en service dans 25 marines. Le groupe fournira également des systèmes de communication internes (Comtics et Partner C), de navigation et les moyens de commandement. Mais finalement pas le radar principal (alors que le NS100 était pressenti), ni de sonar de coque ou remorqué. Ces contrats vont en tous cas permettre à Thales de renforcer sa position auprès de la flotte britannique, déjà cliente de certaines de ses systèmes, comme les sonars, et de renforcer les effectifs de sa filiale au Royaume-Uni. « Par ailleurs, un nouveau centre de gestion de combat naval a été créé ; les clients, les collaborateurs et les utilisateurs finals pourront s’y former, tester et découvrir les avantages opérationnels de nos solutions, et bénéficier en permanence du retour d’expérience des clients », précise Thales.

Complétant les huit futures frégates lourdes du type 26 réalisées par BAE Systems dans le cadre du renouvellement des treize unités du type 23 actuellement en service dans la marine britannique, les cinq T31 seront des bâtiments de 140 mètres de long pour 20 mètres de large et plus de 4000 tonnes de déplacement. Elles adopteront le design Arrohead 140, évolution des frégates danoises des types Absalon (officiellement classées comme des bâtiments de projection) et Iver Huitfeldt livrées entre 2008 et 2011 par le constructeur danois Odense, qui est également impliqué dans le consortium piloté par Babcock.  

Leur vitesse maximale sera de 28 nœuds et leur autonomie de 9000 milles à 12 nœuds. Du fait de leur prix très bas, ces frégates seront peu armées, même si elles pourront ultérieurement intégrer des capacités supplémentaires. La dernière vue montre le T31 équipé d’un système surface-air Sea Ceptor (12 missiles), de l’artillerie fournie par BAE Bofors avec une tourelle de 57mm et deux canons de 40mm, ainsi que des affûts légers manuels. Les bâtiments disposeront d’un hangar pour un hélicoptère et de baies latérales permettant de déployer des semi-rigides d’intervention ou des drones.

Au final, il s’agit donc plutôt de gros patrouilleurs océaniques qui ne sauraient rivaliser avec les futures FDI françaises, avec lesquelles les T31 sont souvent comparées mais qui ne joueront clairement pas dans la même cour.

Une situation bien triste pour la Royal Navy, va encore y perdre des capacités de combat par rapport à ce qu’offrent ses actuelles T23. En effet, une fois les programmes en cours menés à bien, la flotte britannique ne disposera plus que de 14 unités aptes aux combats de haute intensité, à savoir les six destroyers lance-missiles du type 45 et les huit frégates du type 26. Un niveau historiquement bas.

 

Frégate du type 23 (© : ROYAL NAVY)

Frégate du type 23 (© : ROYAL NAVY)

Future frégate du type 26 (© : BAE SYSTEMS)

Future frégate du type 26 (© : BAE SYSTEMS)

Destroyer du type 45 (© : JEAN-LOUIS VENNE)

Destroyer du type 45 (© : JEAN-LOUIS VENNE)

 

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