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Sagem obtient un contrat pour moderniser les Panther de la Marine

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Sagem obtient un contrat pour moderniser les Panther de la Marine

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Version militarisée des hélicoptères Dauphin, les AS 565 Panther ont été livrés à 16 exemplaires à l'aéronautique navale, entre 1994 et 1998. Utilisé pour l'éclairage des forces navales et la lutte antinavire, ces appareils vont recevoir des systèmes optroniques OLOSP (voir diaporama). Conçus et réalisés par Sagem Défense Sécurité (groupe SAFRAN), ces équipements disposent d'un capteur infrarouge, d'une voie télévision et d'une télémétrie laser. Ils sont, en outre, identiques aux systèmes dont seront dotés les futurs NH 90, destinés à remplacer dans la marine les Lynx et Super Frelon. Cette solution présentera l'avantage de ne nécessiter qu'une seule chaîne logistique, commune à tous les appareils. « Intégrant des capteurs optroniques à hautes performances, le système gyrostabilisé OLOSP donnera à ces plates-formes une capacité d'observation et d'identification à longue distance des objectifs, de jour comme de nuit », souligne Sagem. Regroupés au sein de flottille 36F, les 12 Panther en ligne sont embarqués sur les frégates antiaériennes du type Cassard, les frégates légères du type La Fayette et les frégates de surveillance du type Floréal. Si cet appareil dispose d'emplacement permettant d'emport d'armements air/mer et air/sol, il n'embarque pas, depuis sa mise en service, de munitions de ce type.

L'hélicoptère, un outil crucial pour la frégate

Même sans missile, le Panther rend de très importants services, y compris dans le domaine de la lutte antinavire : « Nous établissons une situation surface dans les 10 à 60 nautiques autour de la force, afin de détecter et identifier les bâtiments », nous avait expliqué lors d'un reportage sur le Cassard l'enseigne de vaisseau Guillaume Loiseau, pilote de Panther (*). L'hélicoptère permet notamment d'identifier les petits bateaux, difficiles à repérer au radar, tout comme ceux qui ne répondent pas à la radio. C'est également un outil des plus efficaces pour le contrôle maritime et la poursuite d'embarcations rapides. L'emploi de l'hélicoptère, qui vole à une trentaine de mètres au dessus des flots et dont le radar peut atteindre 150 nautiques, est également crucial en temps de guerre : « Assez paradoxalement, chaque adversaire va chercher à être le plus discret possible, même en étant suréquipé en électronique. Pour éviter d'être repéré par les détecteurs, les bâtiments naviguent radars éteints et essayent de se faire passer pour des navires de commerce ». Ne conservant en fonctionnement que les engins de navigation, comme n'importe quel cargo, de nuit, certains bateaux militaires naviguent feux allumés, un camouflage destiné à leurrer l'adversaire et à rendre inopérant ses moyens de vision nocturne. Dans ces conditions, les repérages de l'hélicoptère sont précieux. Pour le lieutenant Loiseau : « Grâce au travail réalisé en amont par les services de renseignement, nous connaissons les forces en présence, ce qui nous permet de rester en dehors du volume de leurs armes ». Une fois l'objectif repéré et identifié, le Panther transmet à sa frégate les coordonnées de la cible. Celles-ci sont intégrées par le système de combat du bâtiment qui peut tirer un missile sur un bateau détecté par son hélicoptère.
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- Voir notre reportage sur la frégate Cassard

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