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Saint-Jean-de-Luz : MAM préside une cérémonie de convocation à Maistrance

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Saint-Jean-de-Luz : MAM préside une cérémonie de convocation à Maistrance

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Six jeunes originaires du Pays Basque se souviendront longtemps de la remise de leur convocation à l'école de Maistrance. Car ce n'est pas tous les jours que la précieuse lettre, marquant le début d'une carrière de marin, est remise par un ancien ministre de la Défense. Et non des moindres. C'est ce qui s'est passé vendredi dernier au cours d'une cérémonie organisée à la mairie de Saint-Jean-de-Luz, dont elle fut le premier magistrat durant de nombreuses années. Actuellement députée des Pyrénées-Atlantiques, MAM a occupé l'Hôtel de Brienne de 2002 à 2007 et fut, à cette occasion, la première femme ministre de la Défense en France et même au sein des cinq grandes puissances nucléaires mondiales. Les six jeunes recrues, particulièrement émues, ont reçu des mains de Michèle Alliot-Marie leur convocation officielle. L'une d'elle, en uniforme, est déjà dans la marine en tant que volontaire et sert au CIRFA de Bordeaux. Elle a passé comme les autres les sélections et a été retenue pour continuer sa carrière comme officier marinier.

« La mer monte... partout ! »

Durant la cérémonie, qui s'est tenue dans la salle du conseil municipal, en présence du maire, Peyuco Duhart, de différentes autorités et des familles, l'ancienne ministre de la Défense, est revenue sur les thèmes de la défense et des valeurs véhiculées par le métier de militaire et spécifiquement celles de la marine, en félicitant les futurs officiers-mariniers pour leur engagement. Puis le capitaine de frégate Boris Solin, commandant la marine à Bayonne et la base navale de l'Adour, a conforté leur choix en illustrant les enjeux du monde maritime actuel, en insistant notamment sur les opportunités françaises. Le « COMAR » a également présenté aux futurs « Maistranciers » la marine dans laquelle ils vont s'engager, insistant sur l'importante vague de renouvellement des moyens navals français dans les prochaines années. Une modernisation qui tombe à pic, au moment où les enjeux maritimes ont rarement été aussi importants. « La mer monte... partout ! », a estimé le commandant Solin.

Témoignages d'officiers mariniers

Ces discours ont été suivis par deux témoignages d'officiers mariniers. D'abord le major Lachiver, chef du centre d'information et de recrutement des forces armées (CIRFA) a évoqué sa longue et riche carrière entamée en 1976. Une carrière qui l'a amené à exercer de nombreux métiers, bien au-delà de sa spécialité d'électronicien d'armes. Le maître Lénier, affecté à la base navale de l'Adour en tant que bosco, a quant à lui partagé avec les recrues les valeurs de l'école de maistrance qui l'ont marqué et ont forgé son caractère professionnel : « fierté, cohésion, rigueur, école de vie ».
Cette cérémonie solennelle, première du genre à Saint-Jean-de-Luz, précédait de peu le lancement de la nouvelle campagne nationale de recrutement de la Marine nationale. Pour le commandant Solin, « elle témoigne de l'attachement de la ville à la marine et confirme l'attrait de la marine pour les jeunes du Pays Basque ».

La marine à Bayonne

On le sait peu, ou on l'oublie souvent, mais la Marine nationale, en plus de Toulon, Brest et Cherbourg, est aussi présente au Pays Basque. C'est en effet à Bayonne que se trouve la quatrième base navale française de métropole. Avec un effectif d'environ 80 marins, la base navale de l'Adour compte deux vedettes de surveillance de sites, l'Athos et l'Aramis, chargées de veiller sur le centre DGA Essais de Missiles (ex-Centre d'Essais des Lancement de Missiles des Landes) ; ainsi que la vedette Adour de la Gendarmerie maritime. La base accueille également d'autres moyens nautiques de l'Etat, notamment de la Douane et des Affaires maritimes.

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