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Saint-Malo : Les syndicats appellent à la grève au Lycée maritime

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Saint-Malo : Les syndicats appellent à la grève au Lycée maritime

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La CGT, la CFDT et la FSU ont lancé un préavis de grève pour aujourd'hui au Lycée Professionnel Maritime de Saint-Malo. L'intersyndicale dénonce un manque de locaux pour accueillir les élèves, un taux d'enseignants titulaires « inférieur de moitié » aux autres LPM et « une carte scolaire défavorable pour 2011 ». Selon elle, la situation est « alarmante ». Dépendant de la direction des Affaires maritime et de la région Bretagne, le lycée a été créé en 1983 pour recevoir 80 élèves, effectif qui atteint aujourd'hui 250 ! « Les locaux n'étant plus suffisants pour assurer les cours, des classes mobiles ont été installées en 2001 pour pallier provisoirement aux besoins pour la durée de la construction de nouveaux locaux. 9 ans après, les classes mobiles sont toujours là ! », dénoncent la CGT, la CFDT et la FSU. Et la situation n'est pas meilleure pour l'internat, dit « provisoire » au moment de la création de l'établissement, et qui est doté depuis 27 ans de 48 places, alors que les besoins seraient désormais d'une centaine de lits.
En 2000, un plan pluriannuel d'investissement de 1.9 million d'euros avait été voté par le Conseil régional pour agrandir le lycée mais sa mise en oeuvre est trop longue selon les personnels, même si des moyens supplémentaires ont été alloués au projet. « Aujourd'hui nous sommes arrivés à 4 millions d'euros avec une perspective d'ouverture d'un Lycée scindé en deux en 2014 ! ».

« Notre Lycée ne doit pas mourir »

Enfin, l'intersyndicale dénonce les conséquences de la rigueur budgétaire. « La sous dotation en Emploi Temps Plein fonctionnaires nous conduit à recruter localement des contractuels (60 % de l'effectif enseignant), ces contrats sont financés spécifiquement sur les dotations de l'Etat au Lycée de Saint Malo. Hors recrutement de fonctionnaires (inenvisageable), le gel de la dotation empêche de recruter les 12 enseignants nécessaires, d'assurer les cours et donc d'ouvrir les 3 classes de seconde professionnelle (année blanche) ». La CGT, la CFDT et la FSU, qui appellent à la mobilisation pour défendre le lycée, réclament des moyens à l'Etat et la région. « Au moment où le Lycée obtient les résultats attendus dans le cadre du projet d'établissement tout est stoppé à Saint-Malo quand tout n'est que freiné ailleurs. Nous trouvons la situation inacceptable puisque notre projet a été validé à chaque étape par les autorités de tutelle. Notre Lycée ne doit pas mourir, alors que la mise en place des BAC professionnels a ouvert de nouvelles perspectives et que se profile à l'horizon l'ouverture de BTS PRO ».

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