Construction Navale
Saint-Nazaire : commande affermie d’une seconde sous-station électrique française

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Saint-Nazaire : commande affermie d’une seconde sous-station électrique française

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Energies Marines

Conséquence directe de la décision d’EDF et de ses partenaires Enbridge et WPD Offshore de lancer la réalisation du parc éolien normand de Fécamp, les Chantiers de l’Atlantique ont annoncé hier avoir reçu la confirmation de la commande d’une nouvelle sous-station électrique. La seconde du genre après celle destinée au champ du banc de Guérande, notifiée en 2019 et dont la construction a débuté à Saint-Nazaire en janvier en vue d’une livraison en 2021. Le « S34 », comme on l’appelle dans l’estuaire de la Loire, affichera une puissance de 480 MW et sera constitué d’un topside de plus de 2000 tonnes, long de 30 mètres pour une largeur de 25 mètres et une hauteur de 20 mètres (grue comprise), qui abritera les principaux équipements électriques, dont deux transformateurs fournis par GE Grid Solutions. Cette structure reposera sur une fondation en treillis métallique de type jacket dont le poids atteindra 1200 tonnes.

Cinquième sous-station produite aux Chantiers de l’Atlantique

D’une puissance de 496 MW, la future sous-station du parc de Fécamp (T34), dont l’installation en mer est prévue en 2022, sera basée sur un design voisin de celui du S34, adapté au contraintes et spécificités locales. Elle mesurera 41 mètres de long pour 30 mètres de large et 12 mètres de haut (hors grue et mât météo).

 

Le T34 (© : ATLANTIQUE OFFSHORE ENERGY)

Le T34 (© : ATLANTIQUE OFFSHORE ENERGY)

 

Le T34 sera comme son aîné produit à Saint-Nazaire, en particulier dans l’usine Anemos, mise en service en 2015 et spécialement conçue pour travailler sur les énergies marines renouvelables. Grâce aux S34 et T34, les Chantiers de l’Atlantique, qui avaient réalisé leurs trois premières sous-stations pour l’export  - au Royaume-Uni (Westermost Rough, 210 MW, 2014), en Belgique (Rentel, 309 MW, 2018) et en Allemagne (Arkona, 385 MW, 2018) - voient leur activité sur ce marché remonter en puissance.

400.000 heures de travail par projet

Pour mener à bien ce programme, qui représente 400.000 heures de travail par sous-station, le chantier va mobiliser jusqu’à 400 personnes à partir de 2021, pour moitié des sous-traitants. Les équipes en interne dédiées aux EMR ayant été renforcées l’an dernier avec la création d’une trentaine de postes, pour un effectif qui va atteindre 200 salariés chez Atlantique Offshore Energy, la business unit des Chantiers de l’Atlantique dédiée à ce secteur. « Nous nous réjouissons qu’une nouvelle étape vienne d’être franchie pour la consolidation de la filière industrielle française de l’éolien en mer. Après les réussites enregistrées en Allemagne, en Belgique et en Grande-Bretagne, ce succès renforce la détermination d’Atlantique Offshore Energy à s’affirmer comme un des acteurs majeurs des énergies marines renouvelables sur les marchés français et européen », déclare Frédéric Grizaud, directeur d’Atlantique Offshore Energy.

L’affermissement du contrat pour Courseulles à suivre

Dans le cadre du programme piloté par EDF, les marchés sont notifiés sous forme de contrats globaux à un consortium dont les Chantiers de l’Atlantique sont leader. Alors qu’Atlantique Offshore Energy s’occupera de la conception, fabrication et mise en service du topside et de la fondation de type jacket, GE Grid Solutions est chargé de la conception, fabrication et mise en service des équipements électriques haute-tension et des systèmes de protection et de contrôle-commande. Enfin, SDI, filiale française, filiale française de l’armateur belge DEME, assure au sein du consortium le transport et l’installation des structures.

Cette équipe doit aussi se charger d’une troisième sous-station destinée à un parc développé par EDF en Enbridge, celui de Courseulles-sur-Mer, dont l’affermissement de la commande est attendu d’ici la fin de l’année en vue d’une livraison en 2023.

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Chantiers de l'Atlantique (ex-STX France)