Construction Navale
Saint-Nazaire : Eiffel Industrie Marine fête ses deux ans d'activité

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Saint-Nazaire : Eiffel Industrie Marine fête ses deux ans d'activité

Construction Navale

Le 1er décembre, cela fera deux ans que Saint-Nazaire Marine, spécialisé dans la réparation navale, a été repris par le groupe Eiffage. L'entreprise, qui est devenue Eiffel Industrie Marine, a poursuivi et diversifié l'activité de son prédécesseur. « Nous nous appuyons sur les moyens du groupe pour être plus flexibles en termes de gestion et d'exploitation de la réparation navale. Dans la région, Eiffel Industrie emploie 550 personnes, dont plus de la moitié mobilisable sur la navale », explique Romuald Poirat, directeur régional d'Eiffel Industrie. En ajoutant ses activités sur la pétrochimie et la sidérurgie, Eiffel Industrie dispose d'un large spectre de compétences, de savoir-faire et d'un réseau important de fournisseurs et de sous-traitance partenaire, dont bénéficie le chantier de réparation navale nazairien. « Nous rassemblons de nombreux métiers, comme la mécanique, la tuyauterie, la chaudronnerie, la serrurerie, l'électricité, les emménagements ou l'usinage ». De la propulsion à la coque, en passant par les cuisines et le serrage de câbles, Eiffel Industrie Marine propose des prestations complètes et, comme on dit, « clés en main ». Et la société ne se limite pas à la réparation navale, puisqu'elle travaille aussi, en sous-traitance, sur des programmes de constructions neuves, notamment dans le secteur militaire. Ainsi, elle est en charge des cuisines des futurs sous-marins nucléaires d'attaque (SNA) réalisés à Cherbourg par DCNS, et travaille également pour le programme Barracuda sur le site d'Indret, près de Nantes. A Lorient, elle réalise des travaux de tuyauterie sur les nouvelles frégates multi-missions (FREMM) de la Marine nationale. Et la société travaille, bien évidemment, pour les chantiers STX France, client historique pour Eiffel Industrie, situés à proximité immédiate et où sont notamment édifiés d'imposants paquebots.

 Le ST Sara en arrêt technique (© : EIFFEL INDUSTRIE MARINE)
Le ST Sara en arrêt technique (© : EIFFEL INDUSTRIE MARINE)

Refonte des ateliers et programme de formation

Depuis décembre 2009, date de reprise de Saint Nazaire Marine, Eiffel Industrie entend développer et améliorer la réparation navale sur Saint Nazaire. « Par rapport à Saint-Nazaire Marine, c'est le même chantier mais l'offre est complètement différente. L'offre est plus large car nous disposons de métiers complémentaires, comme la tuyauterie et l'aménagement. Le chantier bénéficie, de plus, de l'expertise du groupe Eiffel, qui dispose de ses propres bureaux d'études et d'experts dans de nombreux domaines, comme la mécanique, l'électricité, le soudage ou la propulsion. Nous disposons d'un manuel de gestion de management de sécurité (MASE) et la qualité de nos prestations sont certifiées par la norme ISO 9001 » souligne Romuald Poirat. A Saint-Nazaire, Eiffel Industrie a lancé avec l'aide du GPMNSN, depuis la reprise de SNM, de gros investissements. Tous les bureaux ont été refaits. Quant aux ateliers, qui s'étalent sur 6000 m² au bord de la forme Joubert, longue de 350 mètres, large de 50 mètres et capable d'accueillir des navires de 240.000 tonnes de port en lourd, ils vont être transformés. La société prévoit une refonte complète et une extension de ces locaux, qui vont bénéficier de nouveaux outils, comme un banc de nettoyage par ultrasons, un four de « détensionnement », de nouveaux centres d'usinages... Pour améliorer la qualité de ses prestations et le savoir-faire de ses équipes, la société mène, en parallèle, une politique ambitieuse de formation technique qualifiante. Elle va, ainsi, participer au développement d'une école de soudage et de tuyauterie, en partenariat avec l'Ecole de Soudure.

 Le Norman Voyager en arrêt technique (© : EIFFEL INDUSTRIE MARINE)
Le Norman Voyager en arrêt technique (© : EIFFEL INDUSTRIE MARINE)

Maintenir le cap dans la crise et face à la concurrence

Qu'il s'agisse de réparation navale ou de chantiers sur des constructions neuves, EIM réalise un chiffre d'affaires de 25 millions d'euros dans le naval. Actuellement, la société emploie environ 70 personnes sur la réparation navale pure, auxquelles s'ajoutent une centaine de personnes à Lorient, mobilisées sur le programme FREMM, une cinquantaine à Indret et une petite trentaine à Cherbourg pour le programme des SNA du type Barracuda. Cette activité sur la construction neuve permet de soutenir le segment de la réparation, qui traverse une phase délicate, même si Eiffel Industrie Marine est parvenue, ces derniers mois, à prendre de beaux contrats, comme le navire de croisière Expedition, le tanker ST Sara ou encore le ferry Norman Voyager. Dragues, pétroliers, chimiquiers, vraquiers, navires à passagers, remorqueurs... « Nous nous en sortons malgré la crise et même si, sur ce domaine, la concurrence est très rude, notamment avec les pays nordiques et les Espagnols. Mais nous avons trouvé un positionnement commercial et de chiffrage qui répond aux besoins des armateurs. Et nous faisons progressivement nos preuves sur de grands projets ».

 Le MS Expedition (© : EIFFEL INDUSTRIE MARINE)
Le MS Expedition (© : EIFFEL INDUSTRIE MARINE)

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