Croisières et Voyages
Saint-Nazaire : l’Astor en réparation après avoir heurté un quai nantais
ABONNÉS

Actualité

Saint-Nazaire : l’Astor en réparation après avoir heurté un quai nantais

Croisières et Voyages
Vie Portuaire

Le petit paquebot Astor, de la compagnie britannique Cruise & Maritime Voyages, ne devrait finalement quitter Saint-Nazaire que jeudi. Le navire de 176 mètres de long pour 22.6 mètres de large et 20.700 GT de jauge y est arrivé dans la nuit de vendredi à samedi dernier pour une escale non prévue dans le bassin de Penhoët, afin d’y effectuer des réparations. Sa poupe, sur bâbord, présentait en effet un trou assez important, consécutif à un accident sans gravité intervenu dans la soirée du jeudi 5 septembre. L’Astor vient alors de remonter la Loire pour faire son escale programmée à Nantes, où il est attendu au terminal de Cheviré amont. Il est 22 heures. Le navire commence à manœuvrer de nuit dans la zone d’évitage de Trentemoult mais, pendant qu’il effectue un tour sur lui-même, heurte par l’arrière une structure métallique servant de prolongement au quai Saint-Louis. Débordant légèrement sur la Loire, cette partie de quai en acier est désaffectée et très mal éclairée, contrairement au petit village de Trentemoult, sur l’autre rive, qui brille comme un arbre de Noël. On ne sait pas encore exactement ce qui a provoqué cet incident de manœuvre. Eviter dans cette partie du fleuve est une opération délicate, notamment de nuit, mais maîtrisée depuis longtemps par les pilotes de la Loire, qui y font évoluer sans problème des navires bien plus grands, à commencer par des cargos, dont régulièrement des bateaux de 220 mètres fréquentant les terminaux de Cheviré.

Toujours est-il que la collision ouvre la coque de l’Astor sur plusieurs mètres au-dessus de la ligne de flottaison, touchant un local technique du navire. Il n’y a pas de blessé et la sécurité nautique du bateau n’est pas menacée. Assisté d’un remorqueur, qui le tient par l’avant, l’Astor rejoint finalement Cheviré. Des constatations et investigations sont alors menées dans la nuit et le lendemain pour déterminer l’ampleur des dégâts et vérifier que les œuvres vives ne sont pas touchées. Pour reprendre la mer, le paquebot doit boucher la brèche mais il est autorisé à redescendre la Loire pour effectuer les réparations à Saint-Nazaire. Il y part vendredi soir et franchit en fin de soirée le sas donnant accès au bassin de Penhoët. Samedi matin, les équipes de la société Clemessy Services, filiale du groupe Eiffage spécialisée notamment dans la réparation navale, commencent les travaux. Il y a en a pour plusieurs jours et l'intervention ne devrait finalement s'achever que demain mercredi pour un départ du navire envisagé jeudi aux dernières nouvelles. 

 

 

L'Astor franchissant le sas à Saint-Nazaire dans le nuit de vendredi à samedi (© BERNARD BIGER)

L'Astor franchissant le sas à Saint-Nazaire dans le nuit de vendredi à samedi (© BERNARD BIGER)

 

 

L'Astor dans le bassin de Penhoët samedi (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

L'Astor dans le bassin de Penhoët samedi (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

L’armateur, qui exploite actuellement le navire sur le marché allemand au travers de sa filiale Transocean, n’a d’autre choix que d’annuler la suite de la croisière, voyage de 13 nuits qui avait débuté le 29 août à Bremerhaven et devait s’y achever ce mardi 10 septembre avec le retour de l’Astor dans le port allemand. Le navire avait déjà visité Saint-Malo, Bordeaux et Bilbao. Après Nantes, il devait rejoindre Rouen avant de regagner Bremerhaven et y rembarquer de nouveaux clients pour sa croisière suivante vers les Canaries. Les 395 passagers présents à bord se sont vus proposer un nouveau programme d’excursions pour occuper les jours d'immobilisation dans l’estuaire de la Loire. Ils seront également remboursés de leur croisière et rapatriés à Brême par des vols affrétés par la compagnie, qui devrait aussi faire venir de cette manière les passagers de la croisière suivante à Saint-Nazaire, point de départ obligé du prochain voyage vers les Canaries. La facture s’annonce donc lourde. Des expertises techniques sont en cours pour déterminer les responsabilités.

Port de Nantes Saint-Nazaire