Construction Navale
Saint-Nazaire : Les essais gaz du Provalys débuteront lundi

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Saint-Nazaire : Les essais gaz du Provalys débuteront lundi

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Ingénieurs et techniciens retiennent leur souffle. Le sort des trois grands méthaniers construits par les Chantiers de l’Atlantique et immobilisés à Saint-Nazaire suite à des problèmes d’étanchéité sur la membrane secondaire de leurs cuves se jouera dans les toutes prochaines semaines. Le Provalys appareillera samedi de la forme Joubert pour une seconde sortie en mer, destinée à solder quelques réserves émises par l’armateur lors des premiers essais, menés du 23 ou 26 septembre. Le grand navire rejoindra dimanche le terminal Gaz de France de Montoir de Bretagne. A partir de lundi, les cuves seront, dans un premier temps, remplies de gaz inerte puis chargées de gaz liquéfié, à une température de - 163 degrés. Cette opération, menée par pulvérisation, se fait à température ambiante, avant refroidissement des cuves. Conçu pour ne pouvoir naviguer qu’avec moins de 10% ou plus de 80% de sa cargaison, le méthanier ne sera, pour cette campagne de vérification, pas totalement chargé. Plusieurs séries d’essais se dérouleront, à quai comme en mer, avant sa livraison, prévue fin novembre. Comme son frère aîné, le Gaz de France EnergY (74.000 m3) et son sistership, le Gaselys, le Provalys a nécessité la mise en place d’un nouveau collage.

Fin 2004, le remplissage des cuves de l’EnergY avait permis de déceler un problème d’étanchéité sur la paroi secondaire ; qui enrobe les cuves et permet d’éviter les fuites de gaz liquide au travers de l’isolation, en cas de rupture de la membrane primaire. Le navire, qui était sur le point d’être livré, était le premier à être équipés de membranes CS 1, conçues par Gaz Technique Transport (GTT) et construites sous licence par Saint-Nazaire. Bien qu’il ne soit pas à l’origine de cette technologie, le constructeur, après avoir mis sept mois pour déterminer l’origine du problème, espère avoir trouvé la solution aux problèmes d’étanchéité, grâce au nouveau collage. Lors du rachat des Chantiers de l’Atlantique par Aker Yards, le groupe norvégien n’a pas souhaité reprendre à sa charge ce contrat, qui a été laissé, tout comme les garanties sur les navires livrés avant juin, dans l’escarcelle d’Alstom, qui sous-traite la fin du travail à Aker. Le coût des travaux s’élève, pour l’heure, entre 50 et 100 millions d’euros, auxquels il faudra ajouter les pénalités de retard, soit deux ans pour le Gaz de France EnergY. L’affaire pourrait déboucher sur une bataille juridique pour déterminer les responsabilités. Au minimum, des négociations très serrées entre Alstom, GTT et les armateurs, Gaz de France et NYK, devraient suivre la livraison des navires, dont le dernier devrait avoir quitté Saint-Nazaire début 2007, si tout va bien. Personne n’ose, en effet, imaginer quelles pourraient être les conséquences si les travaux entrepris depuis un an et demi ne sont pas efficaces. Longs de 289 mètres et larges de 43.35 mètres, les Provalys et Gaselys ont un tirant d'eau de 11.5 mètres pour uen capacité d'emporte de 153.500 m3.

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