Construction Navale
Saint-Nazaire : Les syndicats de STX France révoltés par l'affaire Viking

Actualité

Saint-Nazaire : Les syndicats de STX France révoltés par l'affaire Viking

Construction Navale

Le 5 avril 2012 restera comme un jeudi noir pour la construction navale nazairienne. L'annonce officielle de l'annulation de la commande de deux paquebots pour la compagnie Viking River Cruises, partie poursuivre ses négociations avec un autre chantier, a provoqué la consternation des syndicats. Le contrat avait été annoncé en décembre, juste avant Noël, redonnant d'intéressantes perspectives à STX France avec un nouveau client, qui avait choisi de faire construire au moins deux navires de luxe de 41.000 tonneaux et 444 cabines. STX France avait décroché cette commande de haute lutte, dans un contexte hyperconcurrentiel, en proposant un design séduisant l'armateur et un prix attractif grâce aux plans d'amélioration de la productivité lancés au sein de l'entreprise. Des plans qui avaient parfois nécessité, pour les salariés et les sous-traitants, d'importants sacrifices. Mais les personnels, parfois dans ka douleur, s'y étaient pliés, conscients que l'avenir du chantier passait par des gains de productivité. Et avec la commande de Viking, ces efforts avaient commencé à payer. Sauf que cette commande est partie en fumée car il était soumis à une clause suspensive : le bouclage d'un tour de table financier avec les banque. Or, malgré le fait que l'Etat était prêt à apporter sa garantie au montage via la Coface, les banques privées ont, semble-t-il, été incapables de s'entendre pour proposer une solution de financement satisfaisante à l'armateur avant le 15 février, date butoir fixée par le contrat pour élaborer le montage financier.

 Paquebot construit à Saint-Nazaire   (© : STX FRANCE - BERNARD BIGER)
Paquebot construit à Saint-Nazaire (© : STX FRANCE - BERNARD BIGER)

Face à cette situation, Viking s'est alors tourné vers les concurrents de STX France qui n'en demandaient évidemment pas tant pour revenir dans le jeu et, comble de l'absurdité, tenter de récupérer le marché. C'est pourquoi, hier à Saint-Nazaire, les sentiments des personnels et de leurs représentants mêlaient consternation, incompréhension et colère. « Après les efforts de productivité consentis par les salariés, la déception est grande. L'échec est d'autant moins compréhensible qu'il résulte de l'absence dans les délais d'une proposition de financement acceptable par le client. L'incapacité à monter un plan de financement témoigne d'un malaise français en matière de soutien à son industrie. Comparativement aux autres états européens, il

Chantiers de l'Atlantique | Toute l'actualité des chantiers de Saint-Nazaire