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Saint-Nazaire met sur cale son premier paquebot GNL
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Saint-Nazaire met sur cale son premier paquebot GNL

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Les Chantiers de l’Atlantique ont procédé hier à la cérémonie de mise sur cale du MSC Europa, premier paquebot équipé d’une propulsion fonctionnant au gaz naturel liquéfié construit en France. Tête de série du programme World Class qui doit comprendre quatre unités (pour un investissement de 4.5 milliards d'euros), ce sera également l’un des plus gros navires de croisière au monde, seuls les mastodontes de la classe Oasis de la compagnie américaine Royal Caribbean étant encore plus grands. Le Wonder of the Seas (362 mètres, 231.000 GT),  dernier en date de ces mastodontes, est d’ailleurs en cours d’assemblage à Saint-Nazaire, dans la cale voisine de celle où le MSC Europa commence à être monté.

Le « W34 », comme on l’appelle dans l’estuaire de la Loire, doit être mis à l’eau en juillet 2021 et être livré en mai 2022 pour une entrée en service le mois suivant au sein de la compagnie italo-suisse MSC Cruises.

 

Vue du futur MSC Europa (© CHANTIERS DE L'ATLANTIQUE)

Vue du futur MSC Europa (© CHANTIERS DE L'ATLANTIQUE)

 

Long de 333.3 mètres pour une largeur de 47 mètres et une hauteur de 68 mètres, le MSC Europa affichera une jauge de 205.700 GT. Dotés de 2632 cabines et suites, il aura une capacité maximale de 6761 passagers (5264 en base double), servis par 2139 membres d’équipage. Ses deux premiers sisterships, le X34 et Y34, doivent entrer en flotte au printemps 2025 puis au printemps 2026. Quant au quatrième (Z34), sa mise en service est prévue en 2027.  

Wärtsilä est chargé de fournir la partie gaz des paquebots de la classe World. Les navires seront dotés de deux cuves pouvant contenir chacune 2200 m3 de GNL. Elles alimenteront cinq moteurs dual-fuel, les navires n’étant pas dotés de pods (moteurs électriques placés dans des nacelles orientables) mais selon le souhait de l’armateur d’une architecture traditionnelle sur deux lignes d’arbres, avec pour les manœuvres des propulseurs en tunnel à l’avant et à l’arrière. La puissance totale installée sera d’environ 80 MW, dont 50 pour la propulsion.

En plus de sa propulsion au gaz, qui permet de réduire sensiblement les émissions polluantes, le MSC Europa doit expérimenter un démonstrateur de pile à combustible fonctionnant au GNL. Une technologie destinée à réduire encore les rejets de CO2.

© Un article de la rédaction de Mer et Marine. Reproduction interdite sans consentement du ou des auteurs.

 

Chantiers de l'Atlantique (ex-STX France) MSC Cruises