Construction Navale
Saint-Nazaire : Que retenir de la visite du patron de Fincantieri ?

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Saint-Nazaire : Que retenir de la visite du patron de Fincantieri ?

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Giuseppe Bono, directeur général de Fincantieri, a réalisé mercredi 19 avril sa première visite à Saint-Nazaire dans le cadre du projet de reprise de STX France par le groupe public italien. Il a pu présenter les grandes lignes de l’opération au Comité d’entreprise, qui à compter du 13 avril, date de la réception des premiers documents envoyés par Fincantieri, a un mois pour donner son avis. Celui-ci sera purement consultatif mais symboliquement très important dans la mesure où l’accord conclu le 12 avril entre Fincantieri et l’Etat (actionnaire à 33% du chantier) laisse à ce dernier la possibilité de préempter les 66.7% de l’entreprise que le constructeur italien s’apprête à racheter au groupe sud-coréen STX Offshore & Shipbuilding. Selon l’accord conclu avec l’actuel gouvernement, Fincantieri ne conserverait dans un premier temps que 48% de ces parts, 12% étant cédés à DCNS et 6% à une fondation italienne, qui pourra vendre ses parts à son compatriote dans 8 ans.

Le SPA signé à Séoul d’ici la fin du mois

Le compromis de vente (Sale and Purchase agreement) doit être selon Guiseppe Bono signé avec le tribunal de Séoul « d’ici la fin du mois ». La France aura alors deux mois, si elle le souhaite, pour préempter ces parts. Alors que cette décision appartiendra donc au prochain exécutif, qui sortira vainqueur des élections, la plupart des candidats à la présidentielle, jugeant la cession à Fincantieri trop risquée, se sont prononcés pour que l’Etat prenne le contrôle de Saint-Nazaire, soit en nationalisant l’entreprise, soit en préemptant les parts pour les revendre à d’autres investisseurs. Sont sur les rangs les principaux clients des chantiers, les armateurs RCCL et MSC, qui viennent de renouveler auprès des autorités françaises leur offre de reprise dans laquelle ils souhaitent notamment réserver une part du capital aux salariés. Mais il y a également en coulisses d’autres projets de reprise à l’étude, en particulier au niveau de certains sous-traitants, mais pas seulement. On a en effet appris qu’un collectif d’industriels français songerait également à proposer une offre. Il faut dire que la valeur de la transaction, qui n’est que d’un peu plus de 80 millions d’euros, soit bien moins que ce que l’on im

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