Construction Navale
Saint-Nazaire : On reparle de la construction d'un deuxième Epic

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Saint-Nazaire : On reparle de la construction d'un deuxième Epic

Construction Navale

Un an après le conflit qui s'est soldé par l'abandon de la construction du second paquebot géant du projet Freestyle 3, la réalisation de ce deuxième bateau revient dans ceraines conversations. S'il rien n'est encore fait, depuis plusieurs semaines, plusieurs sources évoquent des réflexions sur ce sujet. Des « bruits de coursive » ont été entendus en ce sens chez Norwegian Cruise Line (non officiels bien sûr) et sont doublés par d'autres informations, en provenance des chantiers français. Ainsi, NCL aurait récemment demandé à STX France si, en cas de retour au programme initial de deux bateaux, elle pourrait récupérer les pénalités qui lui ont été réclamées pour l'abandon, il y a un an, du sistership du Norwegian Epic. Mis sur cale en avril 2008, ce navire de plus de 150.000 tonneaux et 2100 cabines doit être livré en mai 2010.
Depuis la crise qui a éclaté entre le constructeur et son client, sur le coût des modifications intervenues sur le projet initial de l'Epic, les différends semblent s'être aplanis. « En dehors de notre aventure négative de l'année 2008, nos relations avec NCL demeurent bonnes. D'abord parce qu'il faut livrer le navire et nous avons donc un travail d'équipe. Ce paquebot doit être à la hauteur de l'investissement et de l'espoir que met NCL en lui pour se repositionner sur le marché américain. Nous n'avons donc pas de problème relationnel durant la construction du seul navire que nous réalisons pour eux. Et, comme avec d'autres, nous travaillons sur des projets qui peuvent se développer en 2010/2011 », expliquait en juillet dernier, à Mer et Marine, Jacques Hardelay, directeur général de STX France.

NCL renoue avec les bénéfices

Ni NCL ni STX n'ont fait d'annonce concernant le second navire du projet F3. Mais il est important de noter que le contexte pour une nouvelle commande redevient favorable. La compagnie américaine, qui accusait de lourdes pertes jusqu'en 2008, s'est redressée suite à sa reprise en main, à l'été 2007, par Apollo Management. Le fonds d'investissement américain a fait remplacer le management, audité les projets, assaini les comptes et lancé un vaste programme de réduction des coûts. La mesure la plus emblématique fut la réduction de la flotte de NCL America, filiale US de Norwegian Cruise Line lourdement déficitaire, à un seul navire, contre trois précédemment. L'ensemble des mesures prises ont permis à la compagnie de redresser la barre, tendance qui se voit désormais dans ses résultats. Malgré la crise, au second trimestre 2009, NCL a généré un bénéfice net de 15.4 millions de dollars, contre une perte de 27 millions de dollars à la même période de 2008. Depuis le début de l'année, les bénéfices atteignent 23 millions de dollars. La fréquentation, de son côté, est excellente. Le taux de remplissage des navires (109%), atteint ainsi son plus haut depuis le lancement du concept « Freestyle », en 2000. Si, conséquence de la crise, les revenus du groupe, comme ceux de ses concurrents, ont baissé (478 millions de dollars au 3ème trimestre contre 525 millions à la même époque en 2008), les coûts, entre-temps, ont été réduits de 20% ! Le groupe semble donc, aujourd'hui, dans une situation favorable pour passer, dans les mois qui viennent, une nouvelle commande. S'il avait, apparemment, été envisagé, en 2008, de revenir à des navires plus petits que le Norwegian Epic, le succès des ventes pour ce paquebot extrêmement novateur peut sans doute pousser NCL à lui donner un sistership. En juin dernier, un mois seulement après l'ouverture des ventes, 50.000 réservations étaient enregistrées pour ce seul bateau. Du jamais vu chez NCL.
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- VOIR NOTRE DOSSIER SUR LE NORWEGIAN EPIC

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