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Saint-Nazaire : Un centre touristique pour faire découvrir l’éolien en mer

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Saint-Nazaire : Un centre touristique pour faire découvrir l’éolien en mer

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Alors que les industriels attendent toujours l’épuisement des ultimes recours pour pouvoir enfin lancer la construction des premiers parcs français, le tout premier équipement touristique consacré à la découverte de l’éolien en mer a été inauguré le 8 février à Saint-Nazaire. « Ludique, interactif et immersif, ce centre, situé à proximité du hub logistique du port, met en lumière les métiers, les technologies et les enjeux de l’éolien maritime. Unique en France, il constitue, pour tous les âges, une expérience singulière pour comprendre l’importance d’une filière majeure pour l’avenir du bassin d’emploi comme de la planète », a déclaré David Samzun, maire de Saint-Nazaire et président de la CARENE, à l’initiative de ce projet.

Installé au niveau de l’écluse fortifiée où se trouve le sous-marin musée Espadon, ce centre, baptisé EOL, donne aux visiteurs des clés de compréhension sur la nouvelle filière de l’éolien offshore et de ses enjeux dans le contexte de la transition énergétique. On y découvre l’utilisation du vent à travers l’histoire, depuis les voiles jusqu’à la production d’électricité grâce aux gigantesques machines implantées en mer. Via des outils de réalité virtuelle, il est par exemple possible de s’immerger dans le futur parc du banc de Guérande, des fonds marins jusqu’au sommet d’un mât d’éolienne. Développé par EDF EN, ce parc, qui sera implanté à 12 km des côtes, comprendra 80 machines de 6 MW et doit fournir 20% de l’électricité du département de la Loire-Atlantique, qui compte 1.4 million d’habitants.

 

(© : ANDREA KLOSE - SNAT)

(© : ANDREA KLOSE - SNAT) 

 

La visite se termine sur la terrasse panoramique d’EOL, offrant une vue à 360 degrés sur la ville et le port de Saint-Nazaire. C’est là qu’à partir de 2020, sur un grand hub logistique aménagé à proximité, les futures éoliennes doivent être assemblées avant de partir sur des navires de pose pour être installées en mer. Entre deux paquebots géants, les Chantiers de l’Atlantique réaliseront quant à eux des sous-stations électriques, gigantesques postes de transformation chargés de traiter l’électricité produite par les éoliennes avant de l’envoyer sur le réseau électrique terrestre. Un peu plus loin, derrière le pont de Saint-Nazaire, la production de l’usine General Electric, dédiée à la réalisation de turbines d’éoliennes, montra en puissance, avec la livraison de machines d’une puissance unitaire de 6 MW, puis de 12 MW. Depuis EOL, le grand public sera ainsi au cœur d’une nouvelle activité industrielle dont l’estuaire de la Loire sera le leader français.

 

Le futur parc entre les îles d'Yeu et Noirmoutier (© : EMNY)

Le futur parc entre les îles d'Yeu et Noirmoutier (© : EMNY) 

 

Alors que les chantiers navals et GE travaillent déjà pour l’export, le développement des premiers parcs français doit donner un coup d’accélérateur crucial à la filière. En dehors du projet de Guérande, le bassin nazairien est également concerné par le projet de Noirmoutier-Yeu, qui doit être opérationnel vers 2024 et aura une puissance de 496 MW (avec des éoliennes de 8 MW produites par la future usine Siemens-Gamesa du Havre). Les industriels locaux travailleront aussi pour d’autres parcs français, notamment au travers de la fourniture de turbines GE et de sous-stations électriques.

EOL, qui attend 50.000 visiteurs en 2019, vient donc compléter les initiatives des collectivités pour développer le tourisme industriel à Saint-Nazaire, où la découverte des chantiers navals, d’Airbus, du port, d’Escal’Atlantic et de l’Ecomusée attirent déjà 280.000 personnes chaque année.

 

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