Divers
Salvador de Bahia : 27 au 31 mars: Dernière escale avant l'Afrique

Actualité

Salvador de Bahia : 27 au 31 mars: Dernière escale avant l'Afrique

Divers
« Toute la richesse de l’homme de Bahia, en grâce et en civilisation, et toute se pauvreté infinie, tout son drame et toute sa magie naissent et se retrouvent dans la vieille ville » Jorge Amado, écrivain brésilien originaire de Salvador.

Après neuf jours de mer depuis Buenos Aires pour la Jeanne d’Arc ou depuis Montevideo pour le Georges Leygues, les deux bâtiments se retrouvent à Salvador de Bahia, dernière escale sur le continent sud-américain avant la traversée de l’Atlantique.

C’est un moment riche en exotisme et en culture qui nous attend. L’ambassadeur de France donne, comme à l’accoutumée, une conférence au profit des officiers-élèves sur les relations bilatérales entre la France et le Brésil. Celles-ci sont fortes, tant au plan politique ou économique que culturel. L’année 2005, année du Brésil en France, l'a parfaitement illustrée. Le deuxième intervenant, le recteur de l’université de Salvador, nous confirme l’importance des relations culturelles, intellectuelles, universitaires et sportives de la ville avec la France. Ainsi, consécutivement à l’organisation de la mini-transat La Rochelle-Salvador, une coopération décentralisée est mise en place entre Salvador et le département de Charente-Maritime (échanges universitaires, culturels et économiques). C’est donc une ville portuaire francophile qui accueille le GEAOM.

Lors du cocktail, une démonstration de capoeira, un art martial originaire de la région de Bahia, est présentée au profit des invités et du bord. Ce maelström de souplesse et d’agilité est fascinant. Certains parmi nous esquissent quelques mouvements simples entraînés par les danseurs expérimentés. Si le résultat est sans comparaison avec les acrobaties des professionnels, ce bel entrain de nos marins témoigne d’une indéniable volonté d’ouverture à la culture brésilienne.

Evénement peu ordinaire, trois bâtiments allemands, le pétrolier ravitailleur Berlin et les frégates Hambourg et Rheinland-Pflaz nous rejoignent au cours de l’escale. La période qui s’ouvre correspond en effet à l’activation de la Force Navale Franco-Allemande. Du reste, la veille de l’appareillage, une cérémonie, dirigée conjointement par le commandant du GEAOM et par son homologue allemand, est organisée sur le pont d’envol de la Jeanne d’Arc, en présence de détachements allemands et français.

Après l’effervescence de Buenos Aires, cette escale permet de se reposer quelque peu, avant une période de mer de 12 jours rythmée par des exercices quotidiens avec nos partenaires allemands. Certains marins ont choisi de rester à Salvador, afin de profiter de l’ambiance africaine de la ville haute (le Pelhourinho), d’admirer les joyaux architecturaux d’une cité inscrite au patrimoine mondiale de l’humanité ou plus simplement de passer quelques moments à la plage de Barra, reliant l’Atlantique à la Bahia de todos os Santos (la Baie de tous les Saints). D’autres ont choisi de sortir de la ville pour profiter d’un littoral encore préservé.

Le travail continue à bord. Comme à chaque escale, certains officiers-élèves doivent assurer en binôme les fonctions d’officier de quart ou de garde à bord des bâtiments. Il s’agit de s’occuper de la gestion du service courant, des problèmes de logistique, de s’assurer de la bonne tenue de l’amarrage. Les relations avec le shipchandler et les fournisseurs locaux sont permanentes afin de réceptionner dans de bonnes conditions le matériel logistique. Chacun dans leur domaine, les marins effectuent les travaux d’entretien à bord (peinture, réparation des avaries…). Enfin, les premières réunions de l’état-major FNFA entre français et allemands permettent de définir un programme commun d’exercices et de jeter les bases d’échanges quotidiens entre les midships des différents bâtiments.

Les Officiers-Élèves du poste 06
GEAOM 2005 - 2006