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Sauvetage en mer : Des équipages mixtes pour le Caracal déployé en Bretagne

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Sauvetage en mer : Des équipages mixtes pour le Caracal déployé en Bretagne

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Le cycle des qualifications des équipages amenés à travailler aux missions de sauvetage en haute mer sur Caracal se poursuivent à Lanvéoc-Poulmic. Le 6 décembre, un EC725 était arrivé sur la base d'aéronautique navale, afin d'épauler les vénérables Super Frelon, qui ne peuvent plus assurer l'alerte opérationnelle de manière permanente. Provenant de l'escadron 1/67 « Pyrénées » de Cazaux, le Caracal a été déployé avec deux pilotes, un mécanicien navigant, deux plongeurs, quatre mécaniciens et 900 kilos de matériel. Il ne sera toutefois pas mis en oeuvre uniquement par les hommes de l'armée de l'Air ou de la Marine nationale, mais par des équipages mixtes. Ainsi, vendredi dernier, deux pilotes de l'aéronautique navale, déjà formés sur Caracal à Cazaux, ont été qualifiés après un entrainement sur l'appareil. A leur tour, les pilotes de l'Armée de l'air effectuent cette semaine une qualification Secmar (Secours maritime), assurée cette fois par les pilotes de la marine. Une fois les différentes qualifications obtenues, les équipages pourront prendre l'alerte opérationnelle, actuellement assurée par un Super Frelon de la flottille 32F. « L'entraînement consiste essentiellement à évoluer avec un bâtiment pour exécuter du treuillage et pour transporter du matériel. Il se déroule principalement de nuit. La connaissance du milieu maritime est également essentielle. Cette expérience de la mission Secmar est une valeur ajoutée à notre coeur de métier pour les hélicoptères, à savoir la mission Resco (recherche et sauvetage au combat, ndlr) », explique le commandant Franck Arnaudon, l'un des deux pilotes de Caracal arrivés le 6 décembre en Bretagne.

EC725 Caracal à Lanvéoc (© : MARINE NATIONALE)
EC725 Caracal à Lanvéoc (© : MARINE NATIONALE)

L'officier estime que l'EC725 Caracal sera « en mesure de prendre l'alerte sous peu ». Pour le commandant Arnaudon, l'hélicoptère devrait bien s'accommoder du sauvetage hauturier. « Le Caracal est un appareil extrêmement polyvalent qui possède de nombreux atouts pour ce genre de mission. Son rayon d'action étendu lui permet d'aller jusqu'à 250 nautiques, soit environ 500 kilomètres, un avantage en haute mer. Ensuite, son système intégré est perfectionné, notamment le pilote automatique d'une précision remarquable. Le pilotage est rendu plus facile même par mauvais temps et en basse altitude. De plus, le Caracal dispose d'un système de double treuil, ce qui fait défaut à la plupart des hélicoptères en cas de panne technique. L'EC725 possède aussi une capacité d'emport importante : environ trois tonnes de charge offerte. Enfin, en termes de sécurité, notre appareil a un bel avantage, la probabilité de subir une panne étant bien inférieure aux autres types d'hélicoptères ».

EC725 Caracal (© : ARMEE DE L'AIR)
EC725 Caracal (© : ARMEE DE L'AIR)

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