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SCAF : Paris, Berlin et Madrid s’accordent pour lancer la phase suivante du programme

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SCAF : Paris, Berlin et Madrid s’accordent pour lancer la phase suivante du programme

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Après de longues et difficiles discussions, la France, l’Allemagne et l’Espagne sont parvenues à trouver un compromis permettant de lancer la phase suivante du programme de système de combat aérien futur (SCAF). Celle-ci doit notamment aboutir, d’ici 2027, au premier vol d’un démonstrateur de l’avion de combat européen de nouvelle génération, le NGF (New Generation Fighter) et des engins pilotés à distance (Remote Carriers) qui l’accompagneront.

Un nouveau concept

Ce projet a pour mémoire été initié en 2017 par Paris et Berlin afin d’étudier la succession des avions de combat Rafale Air et Rafale Marine français, ainsi que les Eurofighter allemands, à partir de 2040. Cela, par un système basé sur des moyens pilotés et robotisés fonctionnant en réseau, de manière interconnectée, au sein d’un « cloud de combat ». Ce dernier permettra de mutualiser les informations recueillies par de multiples capteurs et choisir la plateforme la plus adaptée pour intervenir dans telle ou telle situation. Au-delà des futurs systèmes, dont un NGF beaucoup plus lourd et furtif que ses prédécesseurs, l’ensemble devra aussi pouvoir intégrer l’aviation actuelle, un appareil comme le Rafale étant amené à voler jusqu’à l'horizon 2050. Mis en œuvre depuis des bases terrestres et les porte-avions français, le concept a pour but, face au développement des stratégies de déni d’accès, de garantir le maintien d’une supériorité aérienne et la capacité à entrer en premier des Européens sur des théâtres d’opérations où les défenses adverses sont de plus en plus durcies. Arrivée en tant qu’observateur en 2019, l’Espagne a officiellement rejoint le programme en 2020. 

Se répartir le programme en évitant les errements de précédentes coopérations

Tout l’enjeu était de s’entendre sur la répartition des rôles entre les trois pays et leurs industriels, ainsi que le point très épineux du respect de la propriété industrielle des partenaires, un sujet sur lequel Dassault Aviation a par exemple été extrêmement ferme. Les discussions menées au cours des derniers mois ont permis « d'aboutir à un accord équilibré entre les différents partenaires pour la prochaine étape de la phase de démonstration du programme. Les arrangements étatiques correspondants sont désormais prêts à suivre les processus administratifs nationaux en vue d'une validation formelle », ont indiqué hier, dans un communiqué commun, Florence Parly

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