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Scorpène : Fin du litige entre DCNS et Navantia

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Scorpène : Fin du litige entre DCNS et Navantia

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C'est la fin du conflit entre DCNS et Navantia à propos des sous-marins du type Scorpène. Les groupes français et espagnol ont annoncé, vendredi, avoir mis un terme au litige qui les opposait depuis plusieurs années. De ce fait, précise DCNS, « il va être mis fin à la procédure arbitrale engagée ». Le groupe naval français conserve la commercialisation et la réalisation du Scorpène. Navantia, de son côté, se contentera de son nouveau S-80, dont les premiers exemplaires sont en cours de construction pour la marine espagnole.
Dans les années 90, alors que la France avait fait le choix d'une flotte de sous-marins exclusivement nucléaire, les industriels français et espagnols s'étaient alliés pour développer un nouveau sous-marin à propulsion conventionnelle destiné au marché export. Ce fut l'acte de naissance du Scorpène, qui sera vendu au Chili (1997), à la Malaisie (2002) et à l'Inde (2005). Initialement, l'Espagne devait également acquérir ce sous-marin mais, finalement, Navantia développa son propre produit, le S-80, en collaboration avec les Américains pour le système de combat et l'armement. La pilule était d'autant plus mal passée dans l'Hexagone que DCNS, en dehors de reprocher à son partenaire d'avoir utilisé le savoir-faire tricolore transmis sur le programme Scorpène, voyait Navantia présenter le S-80 à l'export contre le produit franco-espagnol. De ce fait, DCNS réclamait de récupérer à son seul usage le droit de commercialiser le Scorpène, pour lequel le groupe estime avoir apporté le gros des développements technologiques.
En plus des 10 bâtiments vendus au Chili, à la Malaisie et à l'Inde, DCNS a placé, en 2009, 4 unités dérivées au Brésil. Le groupe français est également en compétition dans le cadre de l'appel d'offres lancé par l'Inde pour 6 nouveaux sous-marins.

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