Construction Navale
Sea Europe : La navale européenne regroupe ses forces

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Sea Europe : La navale européenne regroupe ses forces

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Chantiers de construction et de réparation navales, ingénieries marines, équipementiers... L'ensemble des activités navales européennes a lancé une nouvelle représentation commune à Bruxelles. L'association Sea Europe, regroupant 22 organismes nationaux émanant de 18 pays, a été créée le 1er juin. Lors de l'assemblée générale constitutive de cette nouvelle association, qui représente un secteur employant plus de 500.000 personnes et réalisant un chiffre d'affaires annuel de 80 milliards d'euros, Lars Gørvell Dahll, vice-président du groupe norvégien Kongsberg a été porté à la présidence de Sea Europe. « Notre industrie est un atout majeur pour l'Europe. Sa capacité de développer, de produire et de rendre service aux navires high-tech et autres équipements maritimes est un élément stratégique, non seulement du transport maritime du futur, compétitif et durable, mais aussi d'un très grand nombre d'activités connexes liées à l'industrie maritime et fluviale. Le monde entier dépend de plus en plus des ressources issues des océans, allant de la production d'énergie en passant par l'alimentation, l'exploitation minière et de manière plus générale des activités qui demandent de l'espace, alors que le littoral est encombré », explique Lars Gørvell Dahll. Selon lui, l'importance des enjeux maritimes doit être mieux appréhendée au niveau de l'Union européenne, d'où la création de l'association : « Pour mieux faire comprendre à tous, y compris aux législateurs, l'importance stratégique du secteur maritime, il nous faut une voix forte à Bruxelles. Désormais, Sea Europe portera cette voix et s'attachera à servir efficacement ses membres et la société toute entière ».

« De forts facteurs de croissance pour les industries navales »

La création de Sea Europe intervient à un moment où la navale européenne est soumise à une très vive concurrence internationale et une baisse des carnets de commandes, liée à la crise économique et financière. « Les marchés sont sous pression car la demande dans beaucoup de secteurs continue à être faible. Mais on constate qu'il existe aussi de forts facteurs de croissance pour les industries navales tels que l'augmentation du prix des soutes, la réglementation pour réduire les émissions, le marché des hydrocarbures offshores et celui des énergies renouvelables », explique l'association, qui met en avant les atouts de la navale européenne en matière de hautes technologies et d'innovations.
Sea Europe conduira ses travaux dans un ensemble de groupes de travail et des comités sectoriels en fonction des segments spécifiques du marché. Au centre de son action se trouve LeaderSHIP 2020, l'initiative lancée par Antonio Tajani, vice-président de la Commission européenne chargé de l'industrie et de l'entreprenariat, afin de reconstruire une nouvelle politique sectorielle globale.
Pour aider le président de Sea Europe dans sa tâche, l'assemblée constitutive a élu plusieurs vice-présidents : L'Allemand Bernard Meyer (Managing Partner de Meyer Werft), le Néerlandais Govert Harmers (Président et CEO d' IHC Merwede), le Français Willy Salamon (Président et CEO d'Arno Dunkerque), l'Allemand Dirk Lehmann (Managing Director Becker Marine Systems), le Danois Kjeld Dittmann (Managing Director Lyngsø Marine A/S) et l'Espagnol Santiago Crespo (Managing Director Marine Business Unit Ingeteam S.A). De plus, Corrado Antonini, Président du groupe italien Fincantieri et président d'honneur de la CESA (Community of European Shipyards Association) , ainsi qu'Hans Hoffmann, président d'honneur de l'EMEC (European Maritime Equipment Council), ont été élus présidents d'honneur de Sea Europe.
On notera que Reinhard Lueken a été nommé secrétaire général de l'association et Douwe Cunningham secrétaire général adjoint. Reinhard Lueken a annoncé son départ, au plus tard, fin 2012 pour prendre le poste de délégué général de l'association allemande VSM. Son expérience à Bruxelles, à la tête de la CESA devrait aider Sea Europe pour la période de démarrage. Le processus pour le remplacer a déjà été lancé.
Les associations existantes, CESA et EMEC, vont continuer pour remplir leurs obligations contractuelles vis-à-vis de la Commission Européenne. Par ailleurs, la CESA continuera sa contribution active à l'Organisation Maritime Internationale (OMI) où elle bénéficie d'un statut de consultant.