Marine Marchande
SeaFrance : La CGT fait bloc

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SeaFrance : La CGT fait bloc

Marine Marchande

De Brittany Ferries à P&O en passant par la SNCF, le port de Dunkerque, la CCI ou les pêcheurs... Des responsables CGT venant de tous horizons se sont réunis, jeudi dernier, à la bourse du travail de Calais. Objectif : manifester leur solidarité à leurs homologues de SeaFrance. La compagnie est toujours dans une situation très délicate. La direction et l'actionnaire de SeaFrance, la SNCF, ont fixé au 30 septembre la date butoir pour conclure, avec les syndicats, un accord sur le plan de redressement, vital, selon le management, pour sauver l'entreprise du naufrage. A Calais, l'inquiétude est très forte. Lors de la réunion de jeudi dernier, des responsables de la CGT ont dénoncé le niveau d'exigence de la direction, mais aussi l'attitude de certains de leurs collègues, accusés de s'enfermer dans « une lutte de pouvoir ».
Face à cette situation, le syndicat a appelé l'Etat à intervenir. « Le cas de SeaFrance est éligible à l'utilisation par l'État du fonds stratégique d'investissement mis en place par le président de la République en réponse à la crise pour sécuriser le capital des entreprises stratégiques... », a affirmé Marc Sagot, représentant des marins CGT, dont les propos sont rapportés par nos confrères du quotidien La Voix du Nord.
Sur 1580 salariés, dont environ 1300 navigants, la direction proposait, en février, de supprimer 650 postes. Après négociations, en mai, le nombre d'emplois devant disparaître est tombé à 543, la SNCF s'engageant à reclasser 413 personnels. Comptant jusqu'à six navires entre 2005 et 2008, la flotte serait réduite aux trois ferries les plus récents (Rodin, Berlioz et Molière), auxquels s'ajouterait le fréteur Nord-Pas-de-Calais.

My Ferry Link (ex-SeaFrance)