Marine Marchande
SeaFrance : Le référendum de la CFDT tourne en faveur de l'accord de médiation

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SeaFrance : Le référendum de la CFDT tourne en faveur de l'accord de médiation

Marine Marchande

Hier, le référendum organisé par la CFDT de SeaFrance a tourné en faveur de l'accord de médiation, rejeté la semaine dernière par le syndicat, majoritaire au sein de la compagnie. Les résultats, rapportés par l'Agence France Presse, laissent transparaitre un fort clivage entre les salariés. Sur 1124 votants, 562 se seraient prononcés pour les accords de médiation et de productivité et 560 contre ce projet. Il n'y aurait donc que 2 voix d'écart, la balance ayant penché en faveur du oui grâce au vote des 63 salariés parisiens de la compagnie (60 auraient voté pour) ; alors que les Calaisiens auraient majoritairement rejeté le texte. Si le oui avait été massif, la CFDT aurait sans doute annoncé qu'elle allait signer l'accord, comme l'ont déjà fait la CGT, la CGC et la CFTC. Mais l'écart est si mince que les responsables du syndicat appellent la direction à formuler de nouvelles propositions. « Quand on est à 50,2% contre 49,8%, on revoit sa copie », a déclaré Eric Verckourtre, cité par l'AFP. Le feuilleton continue donc.

A moins de 48 heures de l'examen au tribunal de commerce

L'épisode suivant est programmé aujourd'hui, à Calais. C'est, en effet, ce mercredi qu'expire normalement le « Nième » ultimatum pour clore la médiation. Plusieurs fois reportée, la limite a été fixée à midi par le préfet du Pas-de-Calais. La CFDT va-t-elle jouer la montre ? Possible, mais l'heure tourne. Lundi, conformément à ce qu'il avait annoncé la semaine dernière, le président du Directoire de SeaFrance, s'est rendu au tribunal de commerce de Paris pour demander que l'entreprise fasse l'objet d'une procédure de sauvegarde. Cette demande sera examinée vendredi par le tribunal. Pierre Fa a néanmoins laissé une porte ouverte, indiquant qu'il mettrait un terme à la procédure si, d'ici là, la CFDT acceptait d'apposer sa signature sur l'accord de médiation. Pour mémoire, ce document limite le nombre de suppressions de postes à 482, contre 543 dans le plan de redressement proposé initialement par la direction (l'effectif est aujourd'hui de 1580 salariés). Le médiateur a, en outre, obtenu une amélioration des mesures d'accompagnement des personnels devant quitter la compagnie. Selon le management de SeaFrance et de son actionnaire, la SNCF, la mise en oeuvre du plan de redressement est vitale pour l'avenir de l'entreprise, qui perdrait 100.000 euros par jour et dont la dette atteindrait 189 millions d'euros.

My Ferry Link (ex-SeaFrance)