Marine Marchande
SeaFrance : Thierry Mariani à Bruxelles pour défendre le plan de sauvetage

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SeaFrance : Thierry Mariani à Bruxelles pour défendre le plan de sauvetage

Marine Marchande

Le ministre français des Transport se rend aujourd'hui à Bruxelles pour plaider la cause de SeaFrance. Thierry Mariani doit y rencontrer Joaquin Almunia, Commissaire européen chargé de la Concurrence, afin dit le ministère de « défendre le plan de sauvetage de l'entreprise et les centaines d'emplois en jeu ».
Placée en redressement judiciaire en juin 2010, SeaFrance est au pied du mur. La direction a travaillé sur un plan de restructuration portant sur une réduction de la flotte à trois navires et la suppression de nouveaux postes. Dans le même temps, la maison-mère de la compagnie, la SNCF, devrait pour sauver sa filiale injecter plus de 220 millions d'euros. Alors que certains concurrents de SeaFrance estiment que ce soutien constitue une aide publique déloyale, le plan de recapitalisation, soumis à Bruxelles, fait l'objet d'une enquête. La décision de la Commission européenne sur ce plan est attendue pour le 19 octobre.
En dehors du plan de sauvetage élaboré par la direction de SeaFrance, deux dossiers de reprise ont été déposés au tribunal de commerce de Paris par un consortium formé de DFDS et LDA, ainsi que la holding Being Bang. Et il y a également le projet de SCOP (société coopérative et participative) porté par des responsables syndicaux auprès des salariés.
Après avoir prolongé plusieurs fois la période d'observation, le tribunal de commerce se prononcera définitivement sur l'avenir de SeaFrance le 23 octobre. Il privilégiera si possible la solution interne de la compagnie et de sa maison-mère. A défaut, il se prononcera sur les offres de reprise. Et, si la juridiction consulaire estime qu'aucune offre n'est viable, elle peut prononcer la liquidation judiciaire de l'entreprise.

My Ferry Link (ex-SeaFrance)