Croisières et Voyages

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Seatrade de Hambourg : La croisière continue sa croissance mais des nuages pointent à l’horizon

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Les acteurs de l’industrie coopèrent pour soutenir son futur en Europe Hambourg, 9 septembre 2015 – En 2014 l’industrie de la croisière en Europe a battu un record en faveur de la reprise économique en Europe avec une production économique totale ayant atteint 40,2 milliards d’euros, en croissance de 2% par rapport à l’année précédente.

Lors de la séance d’ouverture de Seatrade Europe à Hambourg – l’événement semestriel majeur du secteur de la croisière qui se tient cette semaine- Pierfrancesco Vago, Président de CLIA Europe, a déclaré : « L’an dernier l’industrie de la croisière a continué de croître et a renforcé sa légitimité en Europe, générant 350 000 emplois -10 000 de plus que l’année précédente – et soutenant la production industrielle européenne – 29 des 31 navires de croisières devant être livrés d’ici 2018 sont construits dans des chantiers européens.

« Toutefois, la croissance de l’industrie de la croisière en Europe s’est ralentie comparé aux années précédentes. Tandis que les tendances à long terme restent positives, l’avenir pourrait être plus prometteur. Un certains nombre de freins à la poursuite de la croissance de l’industrie doivent être abordés d’urgence si nous voulons nous assurer que l’industrie reste un contributeur solide pour l’économie européenne. »

Durant son discours, Mr Vago a souligné certains facteurs de contrainte à la croissance de l’industrie de la croisière, notamment : le développement insuffisant des infrastructures portuaires, l’application inégale de la législation environnementale de l’UE dans les ports européens, et des contraintes entravant l’arrivée de davantage de touristes en Europe depuis des pays tiers.

S’exprimant sur la nécessité de renforcer les infrastructures portuaires, Mr Vago a ajouté : « De nombreux ports européens ont du mal à suivre le rythme de croissance soutenu du secteur de la croisière. Améliorer les infrastructures portuaires est un investissement nécessaire qui ouvrirait de nouvelles routes et de nouvelles destinations, et renforcerait l’impact économique de l’industrie à terre. Nous devons également veiller à ce que plus de ports européens disposent des installations adéquates permettant aux navires de croisière de rejeter les eaux usées à terre ».

S’exprimant à propos de l'application incohérente de la législation de l'UE dans les ports européens, Raphael von Heereman, secrétaire général de la CLIA Europe, a déclaré: « La façon dont certains éléments de la législation de l'UE sont appliquées à travers l'Europe peut être comparée à un patchwork, qui affecte notre capacité à optimiser l'efficacité opérationnelle de nos navires. La directive de l’UE à propos du souffre en est un parfait exemple. Tandis que les compagnies de croisières investissent dans une onéreuse technologie d’épuration pour être conformes à la directive, il demeure incertain dans quels ports ils pourront l’utiliser. Les états membres de l’Union Européenne doivent se concentrer sur l’alignement de l’application de la législation européenne dans tous leurs ports pour éviter cette confusion.

S’exprimant sur la nécessité de permettre à plus de touristes de pays tiers de visiter l'Europe, M. von Heereman a ajouté : « L'Europe est l’une des régions les plus restrictives au monde en termes d'exigences de visa pour les ressortissants étrangers, et perd six millions de touristes potentiels chaque année à un moment crucial de la reprise économique. La réforme du code des visas de l'UE proposé est un démarrage essentiel pour améliorer les flux touristiques en Europe. Mais les institutions de l'UE doivent l’adopter rapidement et mettre en œuvre la nouvelle législation, elles risquent sinon de priver l'UE de revenus précieux quand l’Europe en a le plus besoin ».

Mr Vago a appellé toutes les parties concernées, à savoir les compagnies de croisières, les ports, les autorités et autres acteurs touristiques à poursuivre le travail collectif afin de trouver des solutions à ces défis : « CLIA préconise une approche basée sur le consensus qui commence par le dialogue entre toutes les parties concernées. Bien que nous fassions face à de grands défis, CLIA et l'industrie de la croisière se sont engagées à faire ce qui est nécessaire pour assurer que l'industrie de la croisière continue à croître durablement en Europe dans les années à venir ».

Communiqué de CLIA, 09/09/15