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Second passage à Brest pour le SNA Suffren
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Second passage à Brest pour le SNA Suffren

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Le nouveau sous-marin nucléaire d’attaque français a fait un second passage à Brest après avoir pointé pour la première fois son étrave à l’ouvert de la rade début juin (reportage photo dans cet article). Cette fois, le Suffren ne s’est pas contenté d’une relève de personnel comme à sa première venue. Arrivé lundi matin, il a encore effectué en rade une opération de ce type avec les équipes de Naval Group, qui a construit ce bâtiment dans son site de Cherbourg et pilote les essais avec la Direction Générale de l'Armement (DGA) et la Marine nationale. Puis le Suffren a réalisé une série de passes sur les boucles magnétiques de DGA Techniques Navales (ex-GESMA) situées entre la pointe des Espagnols et Lanvéoc. Le bâtiment a ensuite rejoint la base navale brestoise, où un quai a été spécialement construit pour accueillir les nouveaux SNA de ce type. Le Suffren a appareillé dès hier matin pour évoluer de nouveau en grande rade et, finalement, prendre le chemin du goulet dans l’après-midi pour poursuivre ses essais au large de la Bretagne. Son arrivée à Toulon, où il sera basé, est toujours prévue à la toute fin juillet, sauf contretemps liés aux essais, ce qui peut évidemment arriver.

 

Le Suffren à Brest lundi (©  BERNARD PREZELIN)

Le Suffren à Brest lundi (©  BERNARD PREZELIN)

Le Suffren à Brest lundi (©  BERNARD PREZELIN)

Le Suffren à Brest lundi (©  BERNARD PREZELIN)

Le Suffren à Brest lundi (©  BERNARD PREZELIN)

Le Suffren à Brest lundi (©  BERNARD PREZELIN)

 

 

Le Suffren à Brest mardi (©  MICHEL FLOCH)

Le Suffren à Brest mardi (©  MICHEL FLOCH)

 

 

Le Suffren quittant Brest mardi (©  MICHEL FLOCH)

Le Suffren quittant Brest mardi (©  MICHEL FLOCH)

 

Tête de série du programme Barracuda portant sur la construction de six nouveaux SNA destinés à succéder aux unités du type Rubis, le Suffren doit être livré à la Marine nationale en fin d'année. Avant son admission au service actif, prévue en 2021, le nouveau sous-marin français devra en plus des essais de plateforme, de plongée et de ses équipements, en particulier sa suite sonar, qualifier la mise en œuvre de ses capacités de combat, avec différents tirs : torpille lourde F21, missile de croisière naval (MdCN) et missile antinavire SM39. Ceux-ci seront menés avec les centres DGA Essais de missiles du Levant et des Landes. Il faudra également valiser l’embarquement du module amovible (DDS) qui pourra être intégré derrière le kiosque afin de transporter le matériel des forces spéciales, dont le nouveau propulseur sous-marin (PSM3G) des commandos marine.

Long de 99 mètres pour 8.8 mètres de diamètre et un déplacement en plongée d’environ 5200 tonnes, le Suffren est doté de quatre tubes de 533mm et pourra embarquer 20 armes (hors tubes).

- Voir notre article complet sur le SNA Suffren

© Un article de la rédaction de Mer et Marine. Reproduction interdite sans consentement du ou des auteurs.

 

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