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Second porte-avions : Hervé Morin fait machine arrière

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Second porte-avions : Hervé Morin fait machine arrière

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Après avoir tenu la semaine dernière des propos peu rassurants pour la marine et les industriels, Hervé Morin a fait preuve de beaucoup plus d'optimisme, hier, au sujet du projet de second porte-avions français. Interrogé sur la réalisation du bâtiment sur l'antenne de France Inter, le ministre de la Défense a estimé que : « Si on est cohérents avec nous-mêmes, dès lors qu'on a décidé de maintenir un groupe aéronaval et d'avoir une capacité de projection de puissance sur la mer à tout moment, il faut un second porte-avions. C'est la volonté du président de la République ». En visite la semaine dernière sur le Charles de Gaulle, Hervé Morin avait semé le trouble. Au sujet de la construction, ou non, du PA2, le ministre avait indiqué : « dans un monde idéal, avec un pays à l'équilibre budgétaire et une croissance élevée, le doute n'existerait pas un seul instant » mais, avait-il expliqué, « La situation budgétaire du pays est extrêmement difficile ». Certains observateurs avaient vu dans cette réflexion un premier pas vers la remise en cause du programme, pourtant soutenu par Nicolas Sarkozy lors de la campagne présidentielle.
Le projet fait actuellement l'objet d'études en coopération avec la Grande-Bretagne, qui doit réaliser deux navires de ce type. Les industriels français et anglais ont jusqu'à l'automne pour tenter de réduire les coûts, notamment au travers d'achats communs et, éventuellement, de construction de blocs dans un même chantier. En France, le projet est mené par DCNS. La coque du navire de la Marine nationale doit être réalisée par Aker Yards, à Saint-Nazaire.

Naval Group (ex-DCNS)