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Second porte-avions : Une signature du DLR à l'horizon ?

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Second porte-avions : Une signature du DLR à l'horizon ?

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Aucune annonce britannique n'est finalement intervenue la semaine dernière sur le projet de porte-avions en coopération avec la France. A Londres, le gouvernement et le ministère de la Défense semblent avoir été totalement mobilisés sur le dossier des 15 militaires anglais toujours détenus en Iran. A Paris, on se veut néanmoins rassurant. Plusieurs sources indiquent qu'une annonce pourrait intervenir d'ici vendredi, la signature en France du Dossier de Lancement et de Réalisation (DLR) étant même évoquée. Le DLR, qui verra la réalisation des plans de construction du navire, sera l'ultime étape avant la notification du contrat, espérée juste avant les vacances d'été pour une validation administrative avant la fin de l'année. Pour y parvenir, la coopération, qui se bornait jusqu'ici aux études et à l'achat des gros équipements en commun, doit passer à la vitesse supérieure, afin de réduire le prix des porte-avions. Michèle Alliot-Marie et son homologue ont fait un « bilan tout à fait satisfaisant de l'avancement du dossier », a affirmé jeudi dernier le porte-parole du ministère de la Défense. De gros progrès auraient été réalisés entre Français et Britanniques sur une coopération industrielle plus intégrée.

DCN et Thales estiment que seule la réalisation de blocs en commun, dans le même chantier, peut générer un effet de série suffisant pour réduire la facture du bâtiment français à 2.5 milliards d'euros (TTC). En décembre, une première offre commerciale à 3.2 milliards d'euros avait été présentée à la Délégation Générale pour l'Armement (DGA), qui l'avait jugée hors de portée budgétaire. Les Français s'emploient donc à convaincre leurs partenaires anglais de faire construire à Saint-Nazaire, chez Aker Yards, une partie des Carrier Vessels Future (CVF) de la Royal Navy. Les ex-Chantiers de l'Atlantique, habitués à la réalisation en série de grandes plateformes, disposent en effet de l'outil industriel pour générer des économies d'échelle sur la coque. DCN a par ailleurs proposé à la DGA de faire monter Aker Yards, aujourd'hui sous-traitant, comme co-maître d'oeuvre de la coque propulsée, afin de partager les risques et donc de baisser encore le prix. Londres, de son côté, a instauré dans le contrat passé avec ses chantiers (BAE, VT Group...) une prime aux économies, les industriels britanniques étant rétribués pour toutes les réductions de coûts obtenues.

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