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Sécurité : Nouvelles tenues pour les sauveteurs de la SNSM

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Sécurité : Nouvelles tenues pour les sauveteurs de la SNSM

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La Société Nationale de Sauvetage en Mer vient d'équiper toutes les stations de France de nouvelles tenues individuelles pour les sauveteurs. Oranges et spécialement conçus pour améliorer la sécurité des hommes, ces tenues remplacent des équipements jusqu'ici disparates. Le fabriquant Allmer a été retenu par la SNSM, à l'issue d'une campagne d'essais de trois tenues, notamment dans la soufflerie du Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB) de Nantes (qui a permis de les essayer dans des conditions presque réelles). Durant près de deux heures pour chacune d'entre elles, trois équipes de trois canotiers se sont succédées à bord d'un bateau de sauvetage semi-rigide installé dans la soufflerie. Il s'agissait de réaliser les principales manoeuvres qu'elles peuvent être amenées à effectuer en situation d'intervention. Aisance, imperméabilité et résistance étaient les trois grands défis des fabricants.
D'un coût de 4 millions d'euros, le nouvel équipement a été financé grâce au mécénat de Total, premier partenaire privé de la SNSM (2 millions d'euros par an).

Financer un budget de 20 millions d'euros par an

Comptant 3500 bénévoles répartis dans 232 stations, la SNSM assure plus de 50% du sauvetage en mer en France et réalise, chaque année, quelques 10.000 interventions. Ses bénévoles sauvent, en moyenne, 600 personnes d'une mort certaine. Pour fonctionner, l'association nécessite un budget annuel de 20 millions d'euros. Depuis 1987 et le tragique accident de l'Aber Vrac'h, qui avait provoqué la mort de six sauveteurs, l'Etat contribue à ce budget, aujourd'hui à hauteur de 10%. Très présentes, les collectivités locales sont, quant à elles, contributrices à hauteur de 25%. Régions, départements et communes participent, notamment, à l'achat de nouveaux bateaux (5 à 8 bateaux pour 5 millions d'euros par an). La SNSM boucle son budget grâce aux adhésions, aux partenaires, aux mécènes et aux dons. Localement, chaque station engrange également un certain nombre de recettes, comme les frais de remorquage des bateaux dont les occupants ont été secourus.

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