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Ségolène Royal veut « faire de la France un leader » de la Croissance Bleue

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Ségolène Royal veut « faire de la France un leader » de la Croissance Bleue

Ségolène Royal était, hier, à Saint-Malo (35), pour inaugurer le lycée maritime Florence-Arthaud. L'occasion pour la ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie, de rappeler les enjeux de la « croissance bleue ». 

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Le lycée maritime Florence-Arthaud, de Saint-Malo, construit par la Région pour un montant de 25 M €, a ouvert ses portes il y a une semaine avec 206 élèves. « Un vaisseau amiral » s'est félicité pour sa part Pierrick Massiot, le président de la Région. Dans une période économique difficile, Ségolène Royal, venue l'inaugurer, hier, s'est réjouie que « le taux de placement des élèves issus des filières maritimes soit parmi les meilleurs ». Un signe encourageant pour l'avenir de ces filières. 

Bâtiment exemplaire

L'inauguration du lycée malouin, l'un des douze lycées maritimes français, est aussi l'occasion d'une double satisfaction. D'abord celle de promouvoir un bâtiment écologique : « Une construction exceptionnelle qui prend en compte les énergies renouvelables et prend soin des élèves ». Le bâtiment, de conception bioclimatique, est équipé de 1.000 m² de panneaux photovoltaïques, de deux chaudières à bois et d'isolants composés de ouate de cellulose produite à Morlaix (29) et de laine de bois. S'agissant des formations dans les métiers maritimes, une des priorités affichées par la ministre doit être la sécurité. « Il y a trop d'accidents, plus que dans le bâtiment ». Deuxième motif de satisfaction affiché par la ministre : « Je veux porter la croissance bleue comme j'ai porté la croissance verte avec la loi de transition énergétique ». À terme, 100.000 emplois sont en jeu, estime-t-elle.

Les pistes annoncées

À cette occasion, la ministre a détaillé les 10 pistes d'actions auxquelles a abouti la Conférence nationale sur la transition écologique de la mer et des océans qui vient de s'achever, à Paris. En premier lieu, le soutien aux énergies marines pour « faire de la France un leader en ce domaine » et à l'aquaculture. La conciliation des différentes activités et usages de la mer est également à l'ordre du jour. À cet égard, une expérimentation grandeur réelle sur la façade Manche-mer du Nord est annoncée. Autre piste, le soutien à la recherche et aux innovations favorisant la transition énergétique et écologique de la flotte et le gaz naturel liquéfié. Enfin, littoral, gestion des déchets, journée sur les océans au sein de la COP 21 ou encore mise en place d'un conseil national de la mer et des littoraux font partie des autres pistes d'action évoquées. « Les océans sont à la fois la partie du globe qui subit le plus de problèmes et celle qui peut apporter les solutions puisqu'elle est le premier puits de carbone », a conclu la ministre.

Un article de la rédaction du Télégramme