Marine Marchande
Setaf Saget entre en flotte ses deux premiers vraquiers de 58.000 tonnes

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Setaf Saget entre en flotte ses deux premiers vraquiers de 58.000 tonnes

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La Division Vrac de BOURBON aligne, depuis cet été, les premiers vraquiers de la série des 10 Supramax commandés il y a deux ans. Construits aux chantiers Sinopacific de Dayang, en Chine, le Major et le Tabor ont été livrés en juillet et août. Longs de 190 mètres pour une largeur de 32.26 mètres et un tirant d'eau de 13.2 mètres, ils affichent un port en lourd de 58.000 tonnes. Dans les six mois qui viennent, cinq navires identiques rejoindront Setaf Saget.
S'ajoutant aux quatre vraquiers de 50 à 55.000 tpl (Shangor, Orientor, Messidor et Dalior) mis en service entre 2001 et 2005, aux quatre unités de 53.000 tpl livrées fin 2007 (Thermindor) et au premier semestre 2009 (Nantor, Fructidor et Angor), ainsi qu'au cimentier Endeavor, livré en juin dernier, les deux nouveaux Supramax portent la flotte détenue en propre à 11 navires. Tous sont immatriculés à Malte ou au Luxembourg. « Quand Setaf Saget a rejoint BOURBON en 1996, la compagnie n'avait que très peu de bateaux en propriété. L'arrivée d'un actionnaire disposant de moyens financiers a permis d'accélérer le développement de cette flotte Avec les autres vraquiers en commandes, Setaf Saget disposera dès 2011 d'une vingtaine de navires en propriété », explique Yves Rastoin, Directeur Général de Setaf Saget.
En plus de la série des 10 Supramax de 58.000 tonnes, BOURBON a également commandé, pour sa Division Vrac, quatre unités du type Panamax, de 74.000 tpl. Construits dans les nouveaux chantiers Pipapav, en Inde, ces bateaux mesureront 225 mètres de long pour 32.25 mètres de large et afficheront un tirant d'eau de 14.15 mètres. Initialement attendu fin 2009, le premier de la série devrait être livré en 2010.

Vue des Supramax (© : BOURBON)
Vue des Supramax (© : BOURBON)

Vue des Panamax (© : BOURBON)
Vue des Panamax (© : BOURBON)

Développement et standardisation

Armateur et opérateur de fret, Setaf Saget exploite, en permanence, 20 à 30 navires, qu'il s'agisse de ses unités en propriété ou de bateaux affrétés. Ces derniers sont, majoritairement affrétés sur des durées courtes, alors qu'on constate une réduction progressive du nombre d'affrètements longue durée (2 à 3 actuellement). C'est la conséquence, logique, du développement de la flotte détenue en propre. A l'image de sa stratégie dans l'offshore, la compagnie mise sur la standardisation, notamment pour réduire les coûts d'exploitation. «Il est évident que c'est un atout d'avoir des bateaux identiques. Grâce à l'effet de série, nous optimisons les coûts de construction et de maintenance. Pour les équipages, qui bien que gérés par des shipmanagers externes nous sont extrêmement fidèles, ils sont immédiatement opérationnels sur tous les navires de la série. Pour nos clients, la flotte Setaf est ainsi clairement identifiée. Ils connaissent les bateaux et ont confiance dans la qualité de la prestation. L'intérêt d'une flotte moderne âgée de moins de 3 ans est aussi de bénéficier des dernières innovations, notamment en matière de design ou de motorisation, ce qui permet de réduire sensiblement la consommation et donc la performance environnementale», estime Yves Rastoin.

Le vraquier Shangor à la Réunion (© : BOURBON)
Le vraquier Shangor à la Réunion (© : BOURBON)

Des investissements à long terme

Comme ses concurrents, BOURBON a subi les conséquences de la crise économique et l'effondrement des taux de fret. Au premier trimestre 2009, le Baltic Supramax Index a, ainsi, chuté de 75% par rapport à son niveau du premier semestre 2008. Malgré un raffermissement favorable du dollar, Setaf Saget a vu, sur les six premiers mois de l'année, son chiffre d'affaires baisser de 54.6%, à 60.5 millions d'euros.
La compagnie précise, néanmoins, que sa stratégie d'engagement dans la durée auprès des clients permet d'étaler dans le temps l'impact des variations du marché. Mais, dans un futur proche, l'orientation du marché demeure incertaine. Chez certains armements, on craint notamment que la crise s'aggrave avec la livraison des nombreux bateaux encore inscrits dans les carnets de commandes des chantiers. Le risque est, alors, de voir le marché totalement saturé. Pour le Directeur Général de Setaf Saget : « Il est vrai que le carnet de commandes des vraquiers est historiquement très élevé. Néanmoins en juin 2009, on a vu que les prévisions s'avéraient très optimistes et que les bateaux n'étaient pas livrés dans les temps prévus. Pour l'avenir, personne ne connait réellementl'étendue des annulations et des décalages. Dans le même temps, les démolitions ont repris à un rythme record. Il n'est donc pas facile de prédire l'avenir ». Yves Rastoin met également en avant l'évolution du contexte : « Les analystes ont finalement revu leurs prévisions de croissance à la hausse. Personne n'avait prévu la vigueur du marché chinois et ce que l'on attribue aux plans de relance. Il y a donc des indicateurs nouveaux qui font qu'il est très difficile d'avoir une vision claire de l'avenir au regard des expériences passées ». Plus que jamais, Setaf Saget mise donc sur le long terme: « L'espérance de vie d'un vraquier est de 20 à 30 ans. Dans un raisonnement à long terme, la pertinence des investissements est toujours là ».

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