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Shell remet à une ONG des permis de prospection dans l'Arctique canadien

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Shell remet à une ONG des permis de prospection dans l'Arctique canadien

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Le groupe pétrolier Shell a créé la surprise en fin de semaine dernière en annonçant sa décision de céder à une organisation environnementale 30 permis de prospection qu'il possède dans l’Arctique canadien. La zone, qui couvre plus de 8500 km², se situe dans la région du Lancaster Sound, que les populations Inuit et les ONG veulent sanctuariser depuis longtemps pour sa richesse écologique, ce secteur étant en particulier l’habitat naturel d’ours polaires et de nombreuses espèces marines, dont des baleines.

Transférés à l’ONG Nature Conservancy Canada, les anciens permis devraient aboutir à la création d’une réserve naturelle, avec le soutien du gouvernement canadien, qui souhaite renforcer la protection de l’Arctique.  

Shell, qui possédait ces permis depuis 40 ans, a pris cette décision alors que les campagnes d’exploration dans le Grand Nord ont quasiment cessé suite à l’effondrement du prix du pétrole. Cette crise de l’offshore rend en effet les champs situés en eaux très profondes comme en zones hostiles trop coûteux à exploiter, sans compter les risques environnementaux dans les régions polaires.

En septembre dernier, Shell avait d’ailleurs mis un terme à sa campagne d’exploration initiée avec l’aval du gouvernement américain en mer des Tchouktches, au large de l'Alaska. Le groupe, qui effectuait des forages à près de 2000 mètres de profondeur, avait indiqué avoir obtenu des résultats qualifiés de décevants. Après avoir investi près de 7 milliards de dollars dans ce projet et fait face aux protestions de nombreuses associations de défense de l’environnement, il avait décidé de cesser ses recherches. 

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