Divers
SNCM: L'Etat restera dans le capital, Armateur de France dénonce l'action des grévistes

Actualité

SNCM: L'Etat restera dans le capital, Armateur de France dénonce l'action des grévistes

Divers

Comment sortir de la crise traversée par la SNCM ? C’est la question aussi compliquée que politiquement explosive à laquelle doit répondre le gouvernement. Ce matin, Dominique de Villepin s’est adressé à la presse : « L’Etat restera dans le capital de la compagnie mais sera minoritaire », a confirmé le premier ministre.

Pendant ce temps, les conséquences économiques du mouvement commencent à se faire sentir. Dans un communiqué, Armateurs de France dénonce les actions spectaculaires menées ces derniers jours par les marins CGT et leurs collègues du syndicat des travailleurs corses.
« Peut-on accepter que des salariés, même exaspérés, séquestrent leur président, qu’ils s’emparent d’une partie de l’outil de travail de 2 400 salariés et (contraignent) le capitaine d’un navire à prendre la mer ? Ce sont évidemment des actions très graves, actes d’insurrection répréhensibles », affirme Armateurs de France. Selon l’association, l’ampleur du mouvement ne peut être que dommageable, notamment pour l’activité économique et donc, les emplois qui en dépendent. « Ces actes portent non seulement tort à l’activité maritime locale mais aussi nationale. Le port de Marseille qui après avoir fait de nombreux efforts de compétitivité et de fiabilité est aujourd’hui bloqué : combien de navires et d’opérateurs risquent alors de se tourner vers d’autres ports européens pour accomplir leur mission ? ». Armateurs de France appelle les salariés à débloquer la situation et espère l’instauration rapide d’un « dialogue digne d’une réelle démocratie dans un climat plus serein afin que les véritables enjeux soient appréciés par chacun ».

Sur place, le port de Marseille, qui a connu une hausse du trafic de 3,9 % depuis le début de l’année, est toujours paralysé jusqu’aux terminaux de Fos-sur-Mer. Les marins CGT ont en effet été rejoins par les dockers qui dénoncent des menaces de privatisation. Alain Mosconi, secrétaire du syndicat des travailleurs corses (STC), ses deux frères et un quatrième membre du syndicat sont toujours en garde à vue. Ils ont été interpellés hier, après le coup de force sur le Pascal Paoli. Le navire, repris en main hier matin à Bastia par des commandos du GIGN et de la marine, est arrivé hier soir à Toulon. Le STC réclame la libération de ces hommes qui risque jusqu’à 20 ans de réclusion pour détournement de bateau. Des manifestations sont prévues en ce sens et le syndicat, qui refuse toujours la privatisation de la compagnie, annonce que « le combat ne fait que commencer ».

Corsica Linea | Toute l'actualité de la compagnie de ferries