Marine Marchande
SNCM: Un conseil de surveillance décisif

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SNCM: Un conseil de surveillance décisif

Marine Marchande

L'avenir de la SNCM va sans doute en grande partie se jouer lors du Conseil de surveillance qui doit se tenir aujourd'hui. Celui-ci doit décider de l'orientation stratégique à donner à l'armement, actuellement en proie à de nombreux tourments : annulation de la délégation de service public de desserte de la Corse et remboursement d'aides publiques ordonné par Bruxelles notamment.

Selon les informations recueillies par l'Agence France Presse, deux options se dessineraient pour la compagnie, qui emploie actuellement 1400 personnes (le double durant la saison estivale) et aligne une flotte de 8 navires. La première, défendue par Veolia (coactionnaire avec la Caisse des Dépôts et de Consignation au sein de Transdev, qui est détenteur de 66% de la SNCM), consiste en la vente de deux navires (les ferries Danielle Casanova et Napoléon Bonaparte) et le licenciement de 800 personnes. La seconde, portée par l'Etat (actionnaire à 25%) et le personnel (actionnaire à 9%), vise à une augmentation du capital pour réaliser des investissements dans une nouvelle flotte et éviter un plan social. Il est difficile de prédire si l'une ou l'autre des propositions pourra remporter une majorité, les actionnaires étant très partagés. 

La CFE-CGC, la CFDT, la CFTC, FO et la CGT appellent l'Etat à soutenir la SNCM, un préavis de grève ayant été déposé pour la journée du 27 juin (deux jours avant le départ de la partie corse du Tour de France) afin de défendre la compagnie. Les syndicats réclament notamment que les investissements nécessaires soient consentis pour la construction de nouveaux navires, équipés notamment d'une propulsion au gaz naturel liquéfié. On notera d'ailleurs que la CGT des chantiers STX France a apporté son soutien au combat de ses camarades marseillais, réclamant au passage que la construction de la future flotte soit confiée à Saint-Nazaire.

 

Corsica Linea (ex-SNCM)